Interview Narainduth Ramgoolam



« Il y a des centaines de milliers d’hindous qui sont partisans du MMM »

  • J’ai rejoins le MMM parce que c’est ce parti qui réponds à mes convictions 
  • Mille fois Paul Bérenger que Navin Ramgoolam quand on constate ce qui se passe autour de nous.

Narainduth Ramgoolam est un chef d’entreprise. Candidat MMM aux dernières élections générales. Il a déploré un développement à deux vitesses. Il répond à une pique du Premier ministre en sa direction et assure qu’il va tout mettre en œuvre pour une île Maurice meilleure.

Jimmy Jean-Louis

Comment se passe la vie d’un candidat qui se fait battre lors des élections générales dans une circonscription rurale ?

Tout à fait normal. Les dernières élections générales ont été une bonne expérience politique en tant que candidat. Car j’ai été aussi Président du Conseil de district de Moka/Flacq dans le passé. Le chemin ne s’arrête pas là et je compte être de nouveau candidat si mon parti, le MMM, fait appel à moi. Malgré la défaite, je n’abandonne pas le terrain. Je reste un politicien de proximité et je suis à l’écoute de mes mandants. Ces derniers ont plus facilement accès à moi qu’à leurs élus qu’ils voient que très rarement. D’ailleurs il n’y a aucun développement probant dans ma circonscription.

Etait-ce une défaite facile à digérer ?

Je ne me suis pas senti humilié. Je suis sorti grandi de cette épreuve. It wasn’t a fair game. Je n’ai jamais pensé que nos adversaires auraient eu recours à une campagne communale et mensongère pour battre le MMM. C’est de la bassesse pure et simple. Nous n’avons perdu qu’à la fin de la campagne quand les organisations dites socioculturelles ont joué un sale rôle. C’est pourquoi, nous sommes en train de récolter ce qu’on semé. Le peuple prend conscience actuellement avec ce qu’on voit dans nos différentes institutions du pays où c’est la décadence qui prime.

A Belle Rive la dernière fois, le Premier ministre a affirmé qu’il a des proches dans la région, mais que ces derniers sont de l’autres côté…Clairement, il vous a ciblé. Le nom Ramgoolam peut-il être associé à Paul Bérenger…Pourquoi ce choix du MMM ?

En tant qu’un mauricien, je pense que n’importe qui peut être membre de n’importe quel parti politique, qu’importe le nom ou son appartenance. J’ai rejoins le MMM parce que c’est ce parti qui réponds à mes convictions de par sa lutte pour  les travailleurs et aussi parce que si on fait un constat, c’est ce parti qui a les compétences pour mener à bien les affaires du pays que ce soit économique et social. On ne peut dire ainsi pour le PTr, et on voit où en est le pays actuellement. Ce choix du MMM se porte aussi parce que dans ce parti, il n’y a pas d’attaque personnelle, comme j’ai personnellement été victime par le PTr quand j’étais président du conseil de district. C’est légion chez les rouges. Tout comme moi, il y a eu Raj Dayal, Jyoti Jeetun, Soorya Gayan, ou encore Shakuntala Jugmohun et tant d’autres. Est-il normal le traitement qu’on ait accordé à Mme Sandya Bhoygah parce qu’elle a été élue à la présidence du conseil du nord ? Doit-on tolérer dans un état démocratique, la persécution politique jusqu’à s’attaquer aux familles et aux entreprises familiales.  L’histoire retiendra que des intérêts personnels de certains au PTR ont primé sur l’intérêt du pays. Il suffit de regarder ce réservoir de talents au MMM pour dire que tout n’est pas perdu. Il faut simplement placer les bons hommes au bon endroit.

N’aurait-il pas été plus facile pour vous d’être dans un parti ayant un « strong hindu base »?

C’est là une rhétorique du Parti Travailliste. Il y a des centaines de milliers d’hindous qui sont partisans du MMM. On ne peut en 2011 identifier un parti politique à une communauté, si non, on retournera 50 ans en arrière. Les hindous vont aux supermarchés et aux boutiques de leurs régions. Pour cela, ils ne bénéficient pas d’une carte spéciale du parti travailliste ou du premier ministre pour payer moins chers. Or la classe moyenne subit de plein fouet les foudres de la crise économique car il n’y a pas de direction dans le pays pour soulager les plus démunis. Je ne vous dirais pas le nombre de gens qui ne peuvent s’offrir deux repas par jour. Je souhaite que Maurice ne soit pas un pays de façade avec des rapports économiques excellents pendant que sa population connaît déjà les séquelles de la crise alimentaire.

Le MMM serait-il en mesure d’affronter seul l’électorat aujourd’hui ou serait-il obliger d’aller en alliance?

Le MMM, seul, aux dernières élections a récolté 44%. S’il y avait une réforme électorale, on aurait peut-être été au gouvernement. Les dirigeants du parti réfléchissent à la formule adéquate pour que le parti puisse non seulement entrer au gouvernement aux prochaines élections, seule ou en alliance, mais aussi que le programme du parti puisse avancer. C’est cela le plus important et cela dans l’intérêt du pays. Il faut placer des hommes et de femmes capables à la tête de nos institutions. Il faut des ministres dignes de leurs fonctions.

Est-ce qu’une formule politique avec Paul Bérenger présenté comme Premier ministre sera accepté par la majorité de la population surtout dans les régions rurales notamment des circonscriptions 5 à 14 ?

Parmi les seuls leaders actuels, c’est Paul Bérenger qui a les compétences pour diriger le pays actuellement. Mille fois, Paul Bérenger que Navin Ramgoolam quand on constate ce qui se passe autour de nous. La dernière en date, le hedging. Chaque semaine, Paul Bérenger fait état d’un nouveau scandale. Il faut se dire que tous ceux qui sont cités dans ces scandales, ils ont un leader en la personne de Navin Ramgoolam. Ils sont tous responsables d’une façon ou d’une autre et c’est le peuple qui doit en faire les frais à coût de plusieurs milliards. Je suis heureux que le MMM ait décidé de frapper fort à la reprise parlementaire. Il y a des questions très important sur l’affaire Betamax, Jin Fei, Airports of Mauritius Ltd et la Business Parks of Mauritius Ltd.

Quels regards portez-vous sur la situation économique du pays, en tant que directeur d’une petite et moyenne entreprises ?

Nous passons par une situation économique difficile à travers le monde. Mais il ne faut pas tout mettre sur le dos de cette crise. En tant qu’entrepreneur, je pense que le gouvernement aurait dû  avoir une vision pour faciliter la vie des PME car ce sont eux les premiers pourvoyeurs d’emplois. Or la situation est cauchemardesque pour les Petites et Moyennes Entreprises car ces derniers doivent vivre sur les emprunts ou les découverts bancaires. Vous n’êtes pas sans savoir que nous pratiquons l’un des taux d’intérêts les plus élevés du monde. Certaines entreprises ne remontent pas la pente et font faillite. Il nous faut mettre des bases solides pour que les petites et moyennes entreprises puisse se diversifier avec le soutien des institutions.

Justement est-il normal qu’alors que la population est en train de souffrir qu’on ait autant de banques qui font des profits mirobolants ?

Les banques doivent penser qu’elles ne peuvent pas exister sans leurs clients. En cette période d’austérité économique, il faut éliminer certaines charges et aussi baisser les intérêts. En Europe et ailleurs, il y a un grand débat pour mettre les banques aux pas. Car les banques ont une fonction sociale. Il ne s’agit pas seulement de ponctionner la population. Il y a un aspect important de service et surtout de solidarité en période difficile. Or il n’y a qu’à voir le drame du Sale by Levy, malgré toutes les promesses du gouvernement, pour comprendre qu’il y a un dysfonctionnement du système. Les gens veulent payer leurs dettes. Ils n’y arrivent pas.

Qu’en est-il de la situation sociale, avec des problèmes de law and order affectant de plus en plus les régions rurales ?

Il serait bon de faire un sondage parmi les mauriciens s’ils se sentent en sécurité. Je pense qu’on connaît déjà la réponse avec le nombre de délit, la gravité des actes et surtout le tranche d’age des coupables et les victimes. Je m’inquiète également du nombre de cas de violence sexuelle, de maltraitance des enfants, de la pression que subit les forces de l’ordre. Combien de psychologues travaillent pour le gouvernement pour venir en aide à ces gens? Le pays va mal. D’un côté on harcèle la classe politique comme le traitement infligé au Dr Zoubeer Joomaye en faisant vivre un état et de l’autre, il y a une incapacité à résoudre le problème de law and order.

Qu’attendez vous du budget 2012 que Xavier Luc Duval présentera au parlement le 4 novembre prochain ?

Ce sera une nouvelle fois de belles promesses qui à la fin se fera sur le dos du peuple. Pour tire dans nous poche. On citera des milliards, des fausses promesses comme cela est le cas depuis 2006. Après tout,  c’est le népotisme qui prime dans le pays.

Le mot de la fin…

Mon pays va mal. Seul un homme sérieux comme Paul Bérenger peut aider à redresser la barre. Ceux qui éprouvent des difficultés économiques ne doivent pas laisser des parasites venir jouer avec leurs émotions en période électorale. C’est l’avenir du pays et de nos enfants qui est en jeu.

Posted by on Nov 7 2011. Filed under Opinion. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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