Affaire Harte : « La justice a triomphé ! » lancent Treebhowon et Moneea, après le verdict



Ambiance particulière en début de soirée du jeudi 12 juillet 2012, en cour d’Assises, après le verdict prononcé en faveur d’Avinash Treebhowon et Sandip Moneea. Ces derniers rentrent chez eux après dix-huit mois de détention policière et huit semaines de procès.

C’est sous un tonnerre d’applaudissements que le jury a prononcé son verdict dans le procès du meurtre de Michaela Harte. Pétarades et manifestations de joie ont salué le verdict. Avinash Treebhowon et Sandip Moneea ont retrouvé les leurs après avoir passé près de dix-huit mois en cellule policière. Ils ont été trouvés non-coupables par la cour d’Assises le jeudi 12 juillet pour le meurtre de Michaela Harte.

Le verdict est tombé à 18h15 dans une salle d’audience aussi bondée que durant la matinée, lors du « summing-up » du juge Prithviraj Fekna. S’adressant à ce dernier, le président du jury a déclaré : « Le jury est parvenu à une décision unanime et nous déclarons l’accusé No. 1 non coupable ». Sur ces mots, Avinash Treebhowon s’est levé du banc des accusés, mains levées vers le ciel. L’on pouvait entendre des cris de joie et des applaudissements provenant du banc où étaient assis les proches des accusés.

« Le jury est parvenu à une décision unanime et nous déclarons l’accusé No. 2 non-coupable », a ensuite dit le président du jury au juge Fekna. Aussitôt, John McAreavey, sa sœur Claire, ainsi que les autres membres de la famille de la victime ont quitté une salle d’audience qui ne cachait pas sa joie, alors que les avocats de la défense se félicitaient. « J’ai fait du mieux que je pouvais », a, pour sa part, dit Me Mehdi Manrakhan au juge Fekna.

Etaient aussi présents le Directeur des Poursuites Publiques (DPP), Satyajit Boolell, ainsi que l’inspecteur Ranjit Jokhoo, de la Major Crimes Investigation Team (MCIT).

« Je remercie mes deux avocats (Me Sanjeev Teeluckdharry et Ravi Rutnah) sans qui je n’aurais pas retrouvé la liberté aujourd’hui. Je n’oublierai jamais les moments cauchemardesques que j’ai passés », a dit Avinash Treebhowon sourire aux lèvres embrassant son épouse.

Sandip Moneea a, lui, mis l’accent sur le fait qu’il n’y avait aucune preuve l’incriminant : « C’est grâce à mes hommes de loi que la lumière a été faite sur toutes les lacunes de l’enquête policière », a-t-il souligné.

« La justice a triomphé ! » C’est ce qu’ont déclaré à maintes reprises les avocats de la défense et les accusés, eux-mêmes. « C’est une très grande victoire pour la vérité et pour notre pays », a déclaré Me Sanjeev Teeluckdharry, avocat d’Avinash Treebhowon à lexpress.mu. L’homme de loi était aux côtés de Me Rama Valayden, avocat de Sandip Moneea, qui est sorti de la salle d’audience sous les acclamations de ses proches collaborateurs. « Rama ! Rama ! » lançaient ces derniers.

Reshma Treebhowon, l’épouse d’Avinash, avait du mal à retenir ses larmes. Se reprenant, elle déclare qu’elle a toujours cru en l’innocence de son mari. « Dès le départ, nous disions qu’Avinash était innocent. Personne n’a voulu nous croire et maintenant je peux dire que je suis très heureuse », a-t-elle soutenu.

Me Dick Ng Sui Wa, représentant légal de la famille McAreavey, dit déplorer que les parents de la victime doivent rentrer chez eux sans savoir qui est le meurtrier de Michaela Harte. Etaient également présents en cour d’Assises : le leader du Front Solidarité Mauricien (FSM), Cehl Meeah, le deuxième avocat d’Avinash Treebhowon, Ravi Rutnah, et l’homme de loi Jean-Claude Bibi.

Posted by on Jul 13 2012. Filed under Actualités, Faits Divers, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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