Un coiffeur Réunionnais condamné pour avoir vendu sa femme mauricienne comme prostituée



Le tribunal correctionnel de Champ-Fleur à la Réunion a condamné Fabrice Turpin, 43 ans à un an de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. Il a été reconnu coupable de proxénétisme. Il été devenu le proxenete de sa femme, une mauricienne vivant à la Réunion. Ancien coiffeur, l’accuse a invoqué des difficultés économiques pour justifier que sa femme couche avec des clients pour arrondir ses fins du mois. , “J’avais trois salons et 14 employés qui me rapportaient 15 000 euros de salaire par mois, explique le prévenu à la barre. Début septembre 2011, les policiers du commissariat Malartic vont découvrir, sur un parking à proximité du cimetière de l’est à Saint-Denis, une jeune femme d’origine mauricienne en train de pratiquer une fellation à l’un de ses clients. Entendu, le client va expliquer que le “protecteur” avait permis la mise en relation. Interpellé, le coiffeur avait reconnu les faits, expliquant que la jeune femme était non seulement sa compagne, mais aussi la mère de sa dernière enfant. Des explications qu’il renouvelle devant le tribunal.
“J’avais trois salons de coiffure et je l’ai rencontrée. Puis j’ai divorcé avec ma femme et c’est là que les problèmes ont commencé. On s’est retrouvé avec beaucoup de problèmes d’argent et c’est ensemble que l’on a décidé cela”, déclare encore le coiffeur. Des déclarations confirmées par celle qui est maintenant son épouse. “Nous étions d’accord tous les deux mais nous avons fait le mauvais choix”, reconnaît-elle. Des “aveux” qui ne vont pas convaincre le représentant du parquet.
“Il mettait à profit ses compétences de chef d’entreprise pour créer sa petite activité. Lors des perquisitions, on découvre un calepin avec plus de 100 noms clients. Il a mis en place 14 faux noms sur les sites internet de rencontres. Elle n’était pas volontaire pour ce travail. C’est lui qui parvient à la convaincre. Il voulait maintenir son train de vie, et pour cela, il a disposé du corps de sa femme comme d’une marchandise”, termine Pierre Martello qui va requérir une peine de deux ans d’emprisonnement dont un avec sursis et 10 000 euros d’amende.
Dans un premier temps Me Saïd Larifou va rappeler que le dossier avait été ouvert à l’instruction car, les enquêteurs pensaient qu’il pouvait y avoir un véritable réseau avec l’île Sœur. “Mais en réalité, il n’y a rien. Il a divorcé pour elle, car c’est un couple qui s’aime et lorsqu’il y a eu des problèmes financiers à cause du divorce elle a accepté. Pour ce couple, il a été très tentant de tomber dans la facilité. Mon client ne s’est pas enrichi”, plaide Me Larifou en soulignant que la peine requise par le ministère public est énorme. “C’est une peine pour un proxénète professionnel”, conclut le conseil sudiste.

Posted by on Dec 4 2013. Filed under Actualités, Faits Divers, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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