Réflexion…libre d’informer et ne pas être His Master’s Voice !



Silence intriguant de la presse dite indépendante dont Week-End sur le bashing « sino-mauricien » à l’égard de Paul Foo Kune, Philippe Hao Thyn Voon ou encore la famille Ah Teck…

L’interview accordée par Gilbert Merven à Top FM dans l’émission Hardtalk du mercredi 6 août dernier a été diversement accueillie. Le Journal du Dimanche ayant vu sa pertinence l’a rapporté en une la semaine dernière. Par contre, les propos du président du Mauritius Turf Club semble avoir froissé certaines personnes dans certaines rédactions. La bassesse dans laquelle ils ont pataugés doit réconforter Top FM et le JDD dans leurs missions puisque des masques sont tombés.

D’abord, cela démontre clairement pour quel clan ils roulent. Pourquoi de tels critiquent n’avait pas fusé quand la même radio ou le même intervieweur avaient donné l’antenne à Jean Michel Giraud, au lendemain de l’affaire Pierneff/Colonel Son’s ou encore à Cangayen Pillay, le président de l’Association de Turfistes Mauricien au lendemain de l’institution d’une commission d’enquête sur les courses. Sans doute que pour certains il faut danser au son d’une certaine musique et être « la voix de His Masters Voice ».

Les critiques ont volé très bas contre l’intervieweur de Top FM. On l’accuse même d’être un consultant « auto proclamé ». Il ne peut qu’en être fier. Car c’est bien lui qui a agit comme consultant à l’unique conférence privé sur les médias avec six juges de renom internationale et le fameux Geoffrey Robertson QC à l’hôtel Inter Continentnal. C’est lui toujours qui a demandé et convaincu le Queen Counsel de défendre gratuitement Dharmamand Dhooharika au Privy Council pour obtenir un « landmark judgement » des law lords sur la liberté d’expression des médias. L’histoire retiendra qu’un certain Jacques Rivet, le puissant patron du groupe de la rue St Georges, a lui-même assisté à cette conférence.

De ses attributions à l’étranger, l’on sait qu’il a agi comme consultant pour des organismes en matière de la parité du genre et de la démocratie électorale. Peut-on questionner sa connaissance des courses hippiques. Là aussi on dit non, puisqu’il a souvent écrit pour diverses publications à ce sujet. Mais mieux encore, l’information n’est pas le monopole d’une clique ou de certains privilégiés. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, chaque citoyen du monde est un journaliste en puissance. D’ailleurs, les grandes chaînes engagées dans la bataille de l’info invite souvent le public à envoyer des informations, des tweets ou des vidéos des évènements qu’il témoigne. Etre pigiste ou collaborateur n’a plus de sens. What’s in a name !
Mais le silence de la grande presse est légion sur ces agents patentés du secteur privé qui abusent les colonnes des médias à tous les niveaux dans le but uniquement de faire passer leurs messages. Il y a cette tendance à croire que les « petits » journaux n’ont pas le droit à l’existence. Il faut saluer ces gens de la presse qui ont dit non à un système de concentration des médias et qui favorisent la pluralité de l’expression. Ils sont faits d’un tout autre carat. Ils refusent ce même système qui permet à la direction des journaux de choisir leurs affinités politiques et économiques, en faisant travailler des journalistes soi-disants indépendants. Ce système qui ne dit rien sur les écrits des membres du groupe de presse où ils travaillent dans certains magazines d’entreprises. Quand zot sa, c’est normal !
Y-a-t-il une forme de « bashing » qui serait pratiqué au sein de certains groupes de presse. La question reste posée. Aujourd’hui, c’est Paul Foo Kune qui est dans leurs viseurs. Pourquoi, serait-ce parce qu’il refuse de subir le diktat de l’ère avant 1835 et qu’il a la capacité de déranger un système? Pourquoi la grande presse ne s’intéresse au sort advenu aux familles Lim Kiam Sang, Li Sung Sang, Ip Kwok Sheung, Koon ou Fok au champ de Mars? Serait-ce parce que cette grande presse a tout fait pour torpiller le projet Gamma Covanta qui par le plus grand des hasards appartient à la famille des frères Ah-Teck ? C’est à ce moment que des pontifes du secteur privé se sont découverts des penchants écologistes. Doit-on encore rappeler la vilaine campagne qu’on menait certains en marge des dernières élections au Mauritius Turf Club ou dans le sillage de l’élection de Philippe Hao Thyn Voon au Comité Olympique National Mauricien

« Mon job consiste à rendre compte de ce qui est dit, et de dire si ce qui est dit est vrai ou ne l’est pas »

Cette réflexion est pertinente. Aujourd’hui les grands médias veulent dirigés l’opinion publique. En donnant une partie de l’information et en empêchant d’entendre l’autre version. C’est ce qu’on vit dans le conflit israelo-palestinien.

Seymour Myron « Cy » Hersh est un journaliste d’investigation américain, né le 8 avril 1937 à Chicago, spécialisé dans la politique américaine et les services secrets. Il écrit notamment pour The New Yorker. Il est à la base de la révélation du Massacre de Mỹ Lai au Viêt Nam en novembre 1969, ce qui lui vaudra le prix Pulitzer en 1970.

Au cours d’une conférence sur le journalisme d’investigation, Seymour Hersh affirme: « Après le 11 septembre, beaucoup de journalistes ont manqué de recul critique. Ce n’est pas ce que nous devons faire. Ce n’est pas mon travail. Mon job consiste à rendre compte de ce qui est dit, et de dire si ce qui est dit est vrai ou ne l’est pas ».

A cela l’on peut ajouter : notre job n’est pas de remplacer un président du MTC par un MTC ou encore un président du CNOM par un autre. Faut-il rappeler certaines frasques d’antan, l’affaire Triple R ou encore Perfect Warrior sans compter l’interdiction des loges de la presse à certains journalistes. La décence exigence que l’on se limite qu’à cela tout comme l’allergie de certains à la démocratisation de plusieurs secteurs à Maurice.

“The disinformation campaign in the media is too effective to permit them independent thinking and judgment”

Le rôle de la presse dite indépendante mérite cette piste de réflexion intéressantes : .“ The media creates and uncreates issues, and the masses are beguilingly reconditioned into thinking the way the media thinks. … The word “moral” has ceased to exist in the political lexicon. …“Had democracy been properly put into practice, it might have been a sacred blessing for the common people. It might have guaranteed them a lion’s share in power, and their rightful needs and aspirations might have been truly realised. It still holds true that they can successfully overthrow any government out of power. It is therefore mandatory for a party in power to keep the masses in good humour. But, in reality, the remote controls of almost all governments remain in the hands of the big business. Through media that blossom under its auspices, it succeeds in enthralling the imaginations of the people. The disinformation campaign in the media is too effective to permit them independent thinking and judgment. Consequently, the real issues hardly surface into prominence, and the minor, insignificant and frivolous matters are made to appear as big issues that do not haunt but hunt the mind of the common-man.” -(Excerpted from Dr. Javed Jamil’s “The Devil of Economic Fundamentalism” published in 1999.)

C’est pourquoi, il est important d’assurer l’existence des petits journaux car ils représentent une nouvelle forme d’expression démocratique. Celle de pouvoir dire des choses que d’autres ne veulent pas entendre. Le pouvoir de dire non quand tout le monde dit oui.

D’un lecteur avisé.

Posted by on Aug 19 2014. Filed under En Direct, Featured, Hippisme, Opinion. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Leave a Reply


Air Mauritius - Financial Results for the 3rd Quarter of financial year 2016-17


Search Archive

Search by Date
Search by Category
Search with Google

Photo Gallery

Copyright © 2011-2016 Minority Voice. All rights reserved.