Le vrai partage du pouvoir avec le peuple !



A plusieurs reprises dans ces colonnes, nous avons évoqué l’importance que la démocratie soit l’affaire d’une décision du peuple. Non pas celle d’un conglomérat ou des organisations socioculturels qui vont nous dicter leurs agenda. Nous pensons que la politique doit être par le peuple, avec le peuple et surtout pour le peuple. Nous voici à l’heure du choix. Il est important de comprendre que ce qui est en jeu n’est pas de voir Ramgoolam, Bérenger ou Jugnauth au pouvoir, mais de savoir que chaque citoyen de ce pays a droit à vivre, travailler et réussir au sein de notre nation arc-en-ciel.
E.Julien

Véritable partage du pouvoir

La méfiance des élus vis-à-vis des citoyens est énorme, ce qui est compréhensible quand on voit le populisme, l’extrême droite, la violence dans les réseaux sociaux. Mais cette. On n’a jamais vu de citoyens aussi impliqués, aussi engagés. violence verbale sur la Toile est un cadeau. C’est un cadeau dans du fil barbelé, il faut juste enlever le barbelé et récupérer le message.

Pour comprendre le sens du véritable partage du pouvoir, cela ne doit pas être l’affaire des hommes politiques uniquement. Il faut y engager le citoyen. De ce fait, il faut que chaque institution de l’Etat reflète à elle seule, et sur chacune de ses comptoirs cette diversité culturelle, ethnique et religieuse dont on parle si fièrement. C’est pourquoi, il est important de publier la liste des personnes recrutées à tous les niveaux durant ces cinq dernières années et leurs qualifications. Il y a un sentiment de malaise à ce niveau.

On peut y comprendre quand l’on se rend compte que 38% d’une caste contrôlent presque tous les appareils de décisions politique ou économique du pouvoir. Pourquoi n’y a-t-il pas de partage en haut lieu ? Par exemple pour le Front Bench gouvernementale n’est-il pas le symbole de la diversité ethnique du pays ? La réponse se trouve dans ces autres institutions qui sont malheureusement contrôlé par une seule communauté. Par exemple, le Premier ministre, le No 3 et 4 du gouvernement, le Président de la République, le Commissaire de Police, le Chef Juge, le Directeur des Poursuites Publiques, le patron du service de renseignement, le président du conseil d’administration de l’Airports of Mauritius et du Mauritius Duty Free Paradise, le directeur de la Mauritius Revenue Authority etc. La liste est longue.

C’est cela que les élections devront changer. Pas juste un partage de pouvoir entre deux hommes. Où se trouve la place des minorités ethniques dans notre démocratie ? Nous ne le savons pas. Il faut renforcir nos libertés civiles et individuelles et voter pour des gens qui seront capables de dire non quand tous le monde dit oui au Parlement. Il serait naïf de penser que la démocratie délibérative trouvera toujours une solution consensuelle. L’essence de la démocratie est le conflit, pas le consensus. Il faut réapprendre à vivre avec le conflit. Notre démocratie ne l’enseigne plus du tout.
Quand les citoyens sont considérés comme des citoyens et pas seulement comme du bétail électoral, ils se comportent en adultes et non plus comme un troupeau. A l’inverse, beaucoup de partis politiques se conduisent comme des acheteurs de votes. Ils sont des chasseurs cueilleurs, alors qu’il faut des agriculteurs. Ils ne font plus leur travail : celui de mobiliser en instruisant.

Nous l’avons archi dit. Des études ont prouvé que les élections ne sont pas faites pour être démocratique. Le fonctionnement de nos démocraties use les gens à un rythme effrayant. Nous devons veiller à ce que la démocratie ne s’use pas elle-même en étant convaincu que les élections sont un facteur de paralysie de la démocratie. Son credo : non plus seulement le droit de vote, mais le droit à la parole.

Démocratisation de l’économie
Une vraie démocratisation de l’économie n’est pas uniquement celle qui fait qu’un tel ou une telle dans chaque parti politique émerge quand son leader ou son groupe est au pouvoir. Une véritable démocratisation est celle qui par exemple enlève les tracasseries administratives sur les petites entreprises notamment les starts-ups pour une période moratoire de cinq ans par exemple. Il n’est pas possible de voir la MRA ou le Registrar des compagnies envoyer des « longues patentes » menaçant de poursuites les nouveaux entrepreneurs qui ont oublié de faire leurs « return ». On tue l’esprit d’entreprise dans ce pays. C’est par la que tout doit commencer. Les tracasseries administratives peuvent mener à la dépression et au suicide. L’autre facteur qui interpelle c’est la difficulté d’avoir accès aux finances alors que les banques saignent à vif leurs clients et qu’elles regorgent de liquidités. Forcément que quelquechose ne tourne rond au paradis.

Limitations de mandats
Son simple évocation donnerait la fringale à plus d’un. Mais il devient un point essentiel du fonctionnement démocratique. Les élections coûtent chers. De plus en plus, ceux qui ont des noms dynastiques ou encore ceux qui ont de l’argent peuvent se permettent de jouer avec la démocratie. C’est pourquoi, il nous serait plus sage de suivre l’exemple de Kamla Persad-Bissessar. La première ministre de Trinidad et Tobago, un membre du Commonwealth, vient de faire voter une législation limitant à deux termes le mandat du Premier ministre. Pourtant deux seniors ministers de son propre camp ont voté contre cette loi. Mais cela ne l’a pas empêché à placer l’intérêt du peuple avant tout en permettant à chacun de ses élus de voter selon leurs consiences.

Voice ce que la presse ait eu à dire à ce sujet : « In a press statement from the Office of the Prime Minister, Persad-Bissessar’s decision to allowed for a conscience vote, was described as an historic move. The statement said “the Prime Minister has signalled that no one would be penalised for having a dissenting opinion on this important legislation”.
“In the circumstances, when the final vote is taken on this Bill, all members of the Cabinet will not be bound by collective responsibility when recording their vote in the division which I shall request,” Mrs. Persad-Bissessar said.

According to the statement “In her contribution, the Prime Minister noted that Constitutional Reform has been on the national agenda for more than 30 years, and this is the first government that has had the political courage to bring reforms to the Constitution to Parliament that will give more power to the people.

The Prime Minister stressed that the proposals to amend the Constitution are grounded in the Manifesto of the People’s Partnership, and is a mandate set by the people of Trinidad and Tobago. “In our Manifesto, we said we would have respect for the voices of minorities, while acknowledging the will of the majority,” she said. “We made a promise to the people, and it is our intention to fulfill that promise.”

The legislation, she noted, was drafted following an extensive public consultation process throughout Trinidad and Tobago, and is based on the recommendations of the Constitution Reform Commission in its report and addendum, both of which have been made public. The Prime Minister also exposed the Opposition PNM’s hypocrisy and double-speak on the proposed amendments. She referenced the PNM’s support in their internal party constitution for term limits, recall and runoff – the very same proposals of which they are now critical. She stressed, “They (PNM) do not have the moral authority to oppose this Bill.”

Le rôle de médias
Ils doivent être neutre et ne pas jouer à la carte de l’hypocrisie en évoquant leurs rôles soi-disant indépendants tout en favorisant un camp ou l’autre. A l’opposé, nous voulons d’un pouvoir qui respecte les journalistes et qui ne les traînent pas matin, midi et soir aux Casernes Centrales pour des longs interrogatoires qui ressemblent bien plus à des actes d’intimidations qu’à autre chose. La claque sonore du Privy Council dans l’affaire Dharmanand Dhooharika doit rappeler à l’ordre certains pourfendeurs des médias. Cela dit, les médias ne doit pas se tromper de rôle et manipuler l’opinion publique comme ses outils de propagande nord-coréen.

Le Dr Javed Jamil les décrit mieux en ces termes :
The media creates and uncreates issues, and the masses are beguilingly reconditioned into thinking the way the media thinks. Politics has become highly expensive and hazardous. The word “moral” has ceased to exist in the political lexicon. (Excerpted from Dr. Javed Jamil’s “The Devil of Economic Fundamentalism” published in 1999.)

“Though the avowed goal of democracy has been to fulfil the long cherished aspirations of the people, and to work for their all-round betterment, it has miserably failed in guarding itself against the damaging intrigues of the vested interests, particularly the industrialists. The power can be seized only at the hustings; the big business either fields its own candidates, or more often, it supports a political party that is expected to best serve its interests.” -(Excerpted from Dr. Javed Jamil’s “The Devil of Economic Fundamentalism” published in 1999.)

“Had democracy been properly put into practice, it might have been a sacred blessing for the common people. It might have guaranteed them a lion’s share in power, and their rightful needs and aspirations might have been truly realised. It still holds true that they can successfully overthrow any government out of power. It is therefore mandatory for a party in power to keep the masses in good humour. But, in reality, the remote controls of almost all governments remain in the hands of the big business. Through media that blossom under its auspices, it succeeds in enthralling the imaginations of the people. The disinformation campaign in the media is too effective to permit them independent thinking and judgment. Consequently, the real issues hardly surface into prominence, and the minor, insignificant and frivolous matters are made to appear as big issues that do not haunt but hunt the mind of the common-man.” -(Excerpted from Dr. Javed Jamil’s “The Devil of Economic Fundamentalism” published in 1999.)
La réfléxion est engagée.

Posted by on Sep 18 2014. Filed under Actualités, Edito, En Direct, Featured, Politique. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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Air Mauritius - Financial Results for the 3rd Quarter of financial year 2016-17



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