L’exploit en éliminant Chelsea…Après ça, Paris n’a plus le droit de nous décevoir



Le PSG a connu quelques crises de croissance ces derniers mois. Mercredi à Chelsea (2-2), il a grandi d’un coup et est entré dans une autre dimension. Quart de finaliste de la Ligue des champions comme les deux années précédentes, le club de la capitale ne doit pas s’arrêter là. Il ne peut pas. Notre antisèche.
Le jeu : Eloge de la patience et de la maturité

A Chelsea, le Paris Saint-Germain avait une mission claire. Ce qui ne la rendait pas plus simple pour autant : mercredi, le club de la capitale devait marquer et ne pas perdre. Les hommes de Laurent Blanc ont eu tout bon. Avant et après l’expulsion de Zlatan Ibrahimovic. Organisés en 4-3-3 au coup d’envoi, avec un Pastore défendant à droite mais attaquant dans l’axe, les Parisiens ont changé leur fusil d’épaule quand Ibra a été injustement renvoyé aux vestiaires (32e). Un 4-4-1 avec Cavani seul en pointe et une même impression qui va au-delà de l’expression et des statistiques : Paris a fait preuve d’une grande maturité. Tactique, technique et mentale.

Hormis durant les dix minutes qui ont suivi l’expulsion d’Ibra, Paris a eu les nerfs solides et n’a jamais cédé aux provocations (de Diego Costa), à la panique, ni balancé loin devant. En seconde période et durant la prolongation, les dix Parisiens ont même privé les onze Blues du ballon durant de longues séquences. A l’arrivée, le PSG a remporté le match de la possession (51-49). Une victoire totale.
Les joueurs : Thiago Silva – David Luiz, axe majeur

Faut-il vraiment sortir quelqu’un du lot ? Des quatorze joueurs qui ont plus ou moins longtemps foulé la pelouse de Stamford Bridge, tous ont été héroïques. Ou presque. Offensivement, Edinson Cavani n’a pas été plus inspiré que l’an dernier dans le même stade. Evidemment, Zlatan Ibrahimovic n’a pas vécu la soirée la plus délirante de sa carrière. Une demi-heure sur le pré, pas grand-chose à se mettre sous la dent. C’est peu. Et c’est une forme de cauchemar qui se perpétue pour le géant Suédois quand la pente s’élève en C1. David Luiz et Thiago Silva, eux, auront du mal à oublier ce 11 mars. Parce qu’ils ont marqué les deux buts de la qualification et ont tenu la baraque, avec un calme et une assurance qui a déteint sur le reste de leurs coéquipiers. Aligné à droite, Marquinhos s’est mis au diapason des deux cadors de l’axe.
La joie de Thiago Silva après le but de la qualification pour le PSG
La joie de Thiago Silva après le but de la qualification pour le PSG – Panoramic
Le tournant qui n’a pas eu lieu : Et si Zlatan était resté sur le terrain ?

Les grands destins se forgent souvent dans la souffrance et l’adversité. Celui du PSG a pris une tournure exceptionnelle quand les champions de France se sont retrouvés à dix contre onze après 31 minutes et l’expulsion sévère de Zlatan Ibrahimovic. On ne donnait alors pas cher de leurs chances. Mais l’injustice s’est transformée en coup de pouce. A dix contre onze, les Parisiens ont fait preuve d’une abnégation, d’une application et d’une solidarité exceptionnelles. Marco Verratti l’a d’ailleurs expliqué après la rencontre. Cette expulsion et le sentiment d’injustice qui en a découlé a décuplé les forces des dix Parisiens. Et, probablement, fait grandir le club de la capitale. Bien plus que l’on ne l’imagine.
La faute d’Ibrahimovic sur Oscar lors de Chelsea – PSG
La faute d’Ibrahimovic sur Oscar lors de Chelsea – PSG – AFP
La stat : 2

Eliminer les Blues est un plaisir rare dans l’histoire du football français puisque ce n’est que la deuxième fois que ça arrive. La première fois, c’était il y a onze ans. Monaco l’avait réussi au terme d’une demi-finale retour au cours de laquelle l’ASM s’était retrouvée menée 2-0. Paris aussi a dû ramer contre vents et marées. Et réussir un coup inoubliable. A la différence de Monaco, il reste quelques marches avant la finale. Mais le PSG a prouvé qu’il avait les épaules pour aller loin.
Le tweet qui nous a bien fait rire

Une fois n’est pas coutume…
La décla : Laurent Blanc

” Le PSG veut vraiment entrer dans la cour des grands et il l’a fait ce soir je pense. A quelle place, c’est à vous de voir.”

La question : Ce succès, il change quoi ?

Quelque part en Europe, ou ailleurs, Leonardo doit avoir le sourire. Parce qu’il aime le PSG. Parce que, comme tout le monde, l’ancien directeur sportif du Paris Saint-Germain a pris son pied. Au fond, il doit se dire aussi qu’il avait un peu raison quand, le 2 mars 2013, il avait lancé au débotté que le PSG était une “équipe plus faite pour l’Europe que le championnat”. Il en avait pris plein la poire. A raison. Et pourtant, il n’avait pas tort. L’un n’empêche pas l’autre. Et ce n’est pas la soirée de Stamford Bridge qui nous fera penser le contraire.

Ce PSG-là sait se transcender mais a besoin de l’extraordinaire pour marcher au super. Ce n’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est que cet exploit à Chelsea l’a fait passer dans une autre dimension. D’accord, c’est un troisième quart de finale de suite. Et ce n’est pas mieux, pour le moment, que les années précédentes. Mais Paris a réussi son plus gros coup du XXIe siècle et, par conséquent, est entré dans une autre dimension. Au prochain tirage au sort de la Ligue des champions, les sept autres rescapés espéreront moins tomber sur le PSG. Ils regarderont aussi Laurent Blanc d’un peu moins haut. Le succès offre ce type de privilèges. Mais force à certains devoirs : après avoir mis la barre aussi haut, Paris n’a plus le droit de décevoir.

Les joueurs : Thiago Silva – David Luiz, axe majeur

Faut-il vraiment sortir quelqu’un du lot ? Des quatorze joueurs qui ont plus ou moins longtemps foulé la pelouse de Stamford Bridge, tous ont été héroïques. Ou presque. Offensivement, Edinson Cavani n’a pas été plus inspiré que l’an dernier dans le même stade. Evidemment, Zlatan Ibrahimovic n’a pas vécu la soirée la plus délirante de sa carrière. Une demi-heure sur le pré, pas grand-chose à se mettre sous la dent. C’est peu. Et c’est une forme de cauchemar qui se perpétue pour le géant Suédois quand la pente s’élève en C1. David Luiz et Thiago Silva, eux, auront du mal à oublier ce 11 mars. Parce qu’ils ont marqué les deux buts de la qualification et ont tenu la baraque, avec un calme et une assurance qui a déteint sur le reste de leurs coéquipiers. Aligné à droite, Marquinhos s’est mis au diapason des deux cadors de l’axe.

Le tournant qui n’a pas eu lieu : Et si Zlatan était resté sur le terrain ?

Les grands destins se forgent souvent dans la souffrance et l’adversité. Celui du PSG a pris une tournure exceptionnelle quand les champions de France se sont retrouvés à dix contre onze après 31 minutes et l’expulsion sévère de Zlatan Ibrahimovic. On ne donnait alors pas cher de leurs chances. Mais l’injustice s’est transformée en coup de pouce. A dix contre onze, les Parisiens ont fait preuve d’une abnégation, d’une application et d’une solidarité exceptionnelles. Marco Verratti l’a d’ailleurs expliqué après la rencontre. Cette expulsion et le sentiment d’injustice qui en a découlé a décuplé les forces des dix Parisiens. Et, probablement, fait grandir le club de la capitale. Bien plus que l’on ne l’imagine.

Eliminer les Blues est un plaisir rare dans l’histoire du football français puisque ce n’est que la deuxième fois que ça arrive. La première fois, c’était il y a onze ans. Monaco l’avait réussi au terme d’une demi-finale retour au cours de laquelle l’ASM s’était retrouvée menée 2-0. Paris aussi a dû ramer contre vents et marées. Et réussir un coup inoubliable. A la différence de Monaco, il reste quelques marches avant la finale. Mais le PSG a prouvé qu’il avait les épaules pour aller loin.

” Le PSG veut vraiment entrer dans la cour des grands et il l’a fait ce soir je pense. A quelle place, c’est à vous de voir.”

La question : Ce succès, il change quoi ?

Quelque part en Europe, ou ailleurs, Leonardo doit avoir le sourire. Parce qu’il aime le PSG. Parce que, comme tout le monde, l’ancien directeur sportif du Paris Saint-Germain a pris son pied. Au fond, il doit se dire aussi qu’il avait un peu raison quand, le 2 mars 2013, il avait lancé au débotté que le PSG était une “équipe plus faite pour l’Europe que le championnat”. Il en avait pris plein la poire. A raison. Et pourtant, il n’avait pas tort. L’un n’empêche pas l’autre. Et ce n’est pas la soirée de Stamford Bridge qui nous fera penser le contraire.

Ce PSG-là sait se transcender mais a besoin de l’extraordinaire pour marcher au super. Ce n’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est que cet exploit à Chelsea l’a fait passer dans une autre dimension. D’accord, c’est un troisième quart de finale de suite. Et ce n’est pas mieux, pour le moment, que les années précédentes. Mais Paris a réussi son plus gros coup du XXIe siècle et, par conséquent, est entré dans une autre dimension. Au prochain tirage au sort de la Ligue des champions, les sept autres rescapés espéreront moins tomber sur le PSG. Ils regarderont aussi Laurent Blanc d’un peu moins haut. Le succès offre ce type de privilèges. Mais force à certains devoirs : après avoir mis la barre aussi haut, Paris n’a plus le droit de décevoir.

Posted by on Mar 12 2015. Filed under Featured, Sports. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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