Ramgoolam, 100 jours de déboires



En l’espace de 100 jours, sa vie a basculé. Qualifié de «Roi lion» par ses admirateurs, l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam est passé du statut de l’homme le plus puissant de Maurice, féru de soirées mondaines et de voyages à celui de simple citoyen embarqué par des policiers sous les quolibets d’une foule agressive. Point de «doloks», de «dadis» ou de «nanis» pour l’acclamer et pour lui caresser les joues ce jour-là.

Tout commence le 11 décembre 2014. Une nouvelle page se tourne dans la vie de Navin Ramgoolam. Il fait ses premiers pas dans la vie d’un simple citoyen après plusieurs années au rang de chef du gouvernement. Il perd non seulement les élections mais aussi tous les privilèges accordés à un dignitaire de son statut. Finis les soirées mondaines et les voyages officiels.

À peine les résultats ont-ils été proclamés que Paul Bérenger, qui a été son ami le temps d’une campagne électorale, le laisse tomber, lui imputant cette défaite. La veille, sa proche amie Nandanee Soornack quitte le pays avec une douzaine de valises.

Quelques semaines plus tard. La police ouvre à nouveau l’enquête sur le cambriolage survenu, en 2011, au campement de l’ex-PM. Le principal témoin : Rakesh Gooljaury, un autre ami de Navin Ramgoolam. L’homme d’affaires vend la mèche. «L’ancien PM était présent au campement le jour du cambriolage», avoue-t-il aux policiers, prenant à contre-pied l’ancien chef du gouvernement.

Le 6 février, la police débarque dans la maison de Navin Ramgoolam, à la rue Desforges, à Port-Louis, pour l’arrêter. Les images parlent d’elles-mêmes. L’homme, que le public voyait d’habitude en costard, est désorienté. Avec la chemise pratiquement déboutonnée, il est conduit par la police comme un simple citoyen.

LE SOMMET DE L’ICEBERG
Les éléments s’enchaînent. La police perquisitionne sa maison à Riverwalk, saisissant deux coffres-forts et des documents. Habitué au confort, l’ancien PM passe la fi n de la nuit dans une cellule froide à Moka avant de retrouver la liberté. Samedi, c’est le premier choc. Le public apprend que la police a saisi environ Rs 3 millions en espèces chez lui. Ce n’est que le sommet de l’iceberg. C’est une île Maurice ébahie qui découvre les images à la télévision quand les coffres et la valise sont ouverts. Ils sont remplis de coupures de Rs 1 000 et de Rs 2 000. Sans compter des dollars. Le jackpot est estimé à Rs 220 millions. L’argent appartient au PTr, dit Navin Ramgoolam.

L’onde de choc atteint aussi son parti. Ses camarades demandent son retrait temporaire à la tête du PTr. Chose qu’il fera. Depuis, il fait le va et-vient entre les Casernes centrales et la Cour suprême.

Posted by on Mar 26 2015. Filed under Actualités, Economie, En Direct, Featured, Politique. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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