Départementales. Analyse. Les enseignements du second tour des elections



Quels enseignements tirer du second tour des élections départementales? L’analyse de Thierry Richard, chef du service politique d’Ouest-France. La droite remporte 64 départements. C’est une véritable vague bleue qui a déferlé sur la France, dimanche, lors du second tour des élections départementales. Certes, « cette victoire de la droite était attendue depuis le premier tour », mais elle est amplifiée au second tour. « On est dans la fourchette haute des espérances de l’UMP » constate Thierry Richard, chef du service politique d’Ouest-France. « ‘Le Parti socialiste disposait d’une centaine de départements, il en abandonne 25 ».

Pas de département pour le FN mais il conforte son implantation
Le principal perdant c’est évidemment le Parti socialiste qui voit 25 départements lui échapper dont certains bastions comme la Corrèze ou le Nord de la France. L’autre pedant c’est le Front national qui pouvait espérer trois départements à l’issue du premier tour; il n’en décroche finalement aucun. Peut on pour autant parler d’une défaite? Certainement pas. Le FN a obtenu des scores très importants en nombre de voix et a conforté son implantation dans de nombreux départements.

Encore plus de crispations à gauche
Quels enseignements le gouvernement doit-il en tirer? S’il n’y aura ni remaniement ministériel ni changement de cap polotique, le gouvernement promet, en revanche, l’accélération des réformes. Reste que le climat devrait se crisper un peu plus dans les prochains mois en prévision des élections régionales, mais aussi et surtout de l’élection présidentielle de 2017.
Le second tour des départementales a signé la défaite du Parti socialiste, préfigurée dès le premier tour avec les divisions avec le Front de gauche et les écologistes. Ce score n’égale cependant pas la pire défaite des socialistes, en 1992, quand ils avaient conquis seulement 21 conseils généraux. Ils passent néanmoins de 61 départements à 30 à 37 départements, selon Ipsos.
Selon des résultats partiels, la Lozère passerait de droite à gauche. Le Lot-et-Garonne resterait toujours à gauche.

Peu après 20h, le Premier ministre Manuel Valls a reconnu: «La droite républicaine remporte ces élections. C’est incontestable. La gauche trop divisée connaît un net recul (….) Les scores trop élevés de l’extrême droite bouleversent durablement notre paysage politique» et «dont tout le monde devra tirer des leçons.»

L’Essonne, terre d’élection de Manuel Valls, a basculé à droite ce dimanche à l’issue du second tour des élections départementales. C’est le président PS sortant du Conseil général, et député frondeur Jérôme Guedj qui l’a annoncé en début de soirée. « Je suis triste et en colère », a affirmé l’homme pour qui seuls cinq à six cantons sur 21 devraient rester à gauche dans ce département de la grande couronne francilienne.

Le fief de François Hollande a été arraché par l’UMP. Les candidats de droite ont fait le plein de voix et l’ont emporté dans 13 des 19 cantons du département. Réunis sous la bannière de “Corrèze demain”, ils avaient déjà gagné quatre cantons dès le premier tour, dont deux enlevés à la gauche, contre aucun pour la majorité sortante qui devait absolument resserrer les rangs pour espérer sauver la mise.

Pour la maire PS de Lille, Martine Aubry, les départementales illustrent un « vote de protestation par rapport à la politique nationale », a estimé dimanche soir Martine Aubry (PS) pour qui l’union nécessite « un accord sur le fond ».

Concernant les scores dans son département du Nord, son fief qui a basculé à droite, Martine Aubry exprime « une double tristesse »: « une injustice par rapport au travail réalisé » et « le risque de remise en cause » des mesures de solidarité. « Je le dis souvent ce que nous faisions ici dans le Nord pour les personnes âgées à domicile, sur la petite enfance, sur les collèges, sur l’accompagnement des PME-PMI, peu de départements le font et nous devrons là nous battre pour maintenir ces acquis dont les Français, et les Lillois et les Nordistes ont vraiment besoin dans cette période de crise », a-t-elle insisté.

Avant 2008, la droite a dirigé sans discontinuer la Corrèze depuis 1970 avec l’arrivée de Jacques Chirac à la tête du département. Il y a eu une brève parenthèse communiste (1982 à 1985) dans la foulée de l’accession de François Mitterrand à l’Élysée.En 2008, François Hollande n’avait enlevé la Corrèze à la droite qu’avec une voix d’avance. Il avait conservé de justesse le département en 2011.

A l’issue du second tour qui s’annonçait serré c’est finalement la droite qui l’a emporté dans le département des Deux-Sèvres, cher à Ségolène Royal dont elle a été députée. Le PS avait ravit présidence du conseil départemental à la droite en 2008.

L’Union de la gauche obtient 44,1% des voix et remporte 10 sièges.

L’avocat Gilbert Favreau, candidat UMP à la présidence du département, l’a emporté dans son canton de Parthenay avec 59,99 % des suffrages .« si on m’avait demandé mes pronostics, je n’aurais pas parié sur douze cantons » a t-il déclaré dimanche soir sur France télévision.
A Niort, traditionnel bastion de la gauche, la droite a enlevé deux des trois cantons.
Sont aussi perdus pour la gauche le bastion socialiste de la Seine-Maritime, la Drôme, les Côtes-d’Armor et la Saône-et-Loire, ancien fief d’Arnaud Montebourg.

Le PCF perd un bastion
Les communistes ont reconnu dimanche soir leur défaite dans l’Allier. Ils réussissent cependant à garder le Val-de-Marne, en remportant 14 cantons sur 25, a indiqué dimanche à la presse le cabinet du président sortant (PCF).

Posted by on Mar 30 2015. Filed under Actualités, En Direct, Featured, Monde. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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