Cesare Maldini une vie en rouge et noir (et en bleu)



Une minute de silence a été respectée, dimanche 3 avril, dans les stades de football d’Italie en mémoire de Cesare Maldini, 84 ans, mort le jour même. Né à Trieste le 5 février 1932, c’est avec l’équipe de sa ville natale qu’il commence sa carrière de joueur professionnel. Il a 21 ans. L’année suivante, il en est déjà le capitaine. « Adieu cher Cesare.

Aujourd’hui le monde pleure un grand homme, et nous, une partie de notre histoire. Tu nous manqueras », écrit ainsi le Milan AC sur son compte Twitter. Et l’Inter, le club rival, de renchérir dans le deuil : « Cesare Maldini fait partie de ceux qui ont fait la grandeur du football, à Milan et en Italie. Un grand adversaire dans les grands matchs. »

Mais c’est avec le club du Milan AC où il débarque durant la saison 1954-1955 qu’il lie définitivement son nom. Il y restera jusqu’en 1966, disputant 347 parties, marquant seulement trois buts (mais ce n’était pas dans ses attributions de défenseur), remportant quatre titres de champions d’Italie, et une Coupe des champions en 1963 après la victoire à Wembley du Milan AC contre le Benfica d’Eusebio. Une première pour une équipe italienne. Il finit sa carrière de joueur au Torino en 1967.

La dynastie Maldini
Parallèlement, Cesare Maldini se distingue par moins de réussite avec les « Azzurri », la sélection nationale italienne, dont il porte le maillot bleu à 14 reprises – dont six fois avec le brassard de capitaine. Il participe au mondial de 1962 au Chili dont l’Italie sort par la petite porte sans accéder à la phase finale.

Une carrière se clôt, une autre s’ouvre. Laissant ses crampons après quinze années à courir sur les gazons péninsulaires, il s’installe sur le banc d’entraîneur du Milan AC, d’abord comme adjoint de Nereo Rocco – un autre Triestin qui passe pour avoir introduit le catenaccio en Italie –, puis, à plein titre, avec les clubs de Foggia et Parme qu’il fera monter d’une division. En 1980, il retrouve l’équipe d’Italie avec les Espoirs, qu’il mène trois fois au titre de champion d’Europe (1992, 1994, 1996), puis comme adjoint d’Enzo Bearzot avec la Nazionale dont il est entraîneur titulaire lors du mondial 98 disputé en France (défaite aux tirs au but de l’Italie en quarts de finale contre les Bleus). Il guidera également l’équipe du Paraguay au mondial 2002 en Corée du sud.

« Modeste, écrit le Corriere della Sera sur son site, il n’a jamais pensé avoir inventé le football. » En revanche, et c’est sans doute une des raisons pour laquelle sa mort a suscité une forte émotion en Italie, il a créé une dynastie.

Son fils Paolo, né en 1968, a continué de faire briller le nom de Maldini au Milan AC dont il endossa le maillot rouge et noir à 902 reprises et celui, bleu, des « Azzurri » 126 fois. « Paolo n’est plus le fils de César, je suis devenu le père de Paolo », disait-il modeste devant la réussite de son fils. Et la lignée continue. Cristian et Daniel, les deux petits-enfants de « Cesarone » (« le grand César »), portent déjà les couleurs de Milan.

Posted by on Apr 3 2016. Filed under Sports. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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