Cette nuit en Asie : Le fonds de pension japonais aurait perdu 48 milliards d’euros



Cherchant à doper le Nikkei, pour redonner confiance aux acteurs économiques, Shinzo Abe a poussé le fonds de pension à investir plus massivement sur les marchés actions japonais et étrangers.

Habituellement, le gigantesque Fonds de réserve japonais des régimes de retraites publiques (GPIF) communique ses résultats annuels au début du mois de juillet. Mais exceptionnellement cette année, le plus important fonds de pension de la planète ne fera la lumière sur ses performances que le 29 juillet, soit après une élection parlementaire jugée capitale pour le gouvernement de Shinzo Abe.

S’étonnant de cette modification de calendrier, l’opposition japonaise se demande si l’exécutif aurait quelques chose à dissimuler. “Oui”, lui ont répondu ce mardi matin plusieurs analystes qui estiment que le GPIF, que Shinzo Abe a poussé à se montrer plus audacieux, vient d’enregistrer des pertes colossales. Les experts de SMBC Nikko Securities Inc. évoquent une perte, sur l’exercice fiscal qui s’est achevé le 31 mars, approchant les 6.000 milliards de yens, soit près de 48 milliards d’euros.

Si ce montant reste faible face aux volumes globaux d’actifs gérés par le fonds – plus de 1.050 milliards d’euros -, ce mauvais résultat ne va pas manquer de relancer dans le pays le débat sur la stratégie d’investissement du GPIF. Cherchant à doper le Nikkei, pour redonner confiance aux acteurs économiques, Shinzo Abe a poussé le fonds de pension, habitué depuis des années à placer sa fortune sur un marché obligataire nippon ronronnant mais sûr, à investir plus massivement sur les marchés actions japonais et étranger. Obéissant aux consignes du gouvernement central, le GPIF a finalement entamé, fin 2014, ce virage vers des actifs plus risqués mais ce bouleversement est intervenu au moment où les grandes places mondiales entraient dans une phase de turbulence.
Plus de 11 millions d’euros de pots de vin pour l’ancien patron de l’armée chinoise

L’histoire ne dit pas (encore) si Guo Boxing a fait appel aux services du désormais très réputé cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca , mais au moins on en sait plus sur les turpitudes de l’ancien patron de l’armée chinoise. Selon le « South China morning post », l’ex-plus haut gradé du pays a touché environ 80 millions de Yuans de pots de vins, soit un peu plus de 11 millions d’euros.

Guo Boxing était le numéro deux de la toute puissante commission centrale militaire, supervisant de facto tout ce qui se passait dans les rangs, jusqu’à ce que les limiers de la campagne anti-corruption lancée par le président Xi Jinping se penchent sur son cas. Ouverte en avril 2015, l’enquête a provoqué sa disgrâce – il a été expulsé du bureau politique, l’organe où siègent les 25 dignitaires communistes les plus puissants du parti – et ses conclusions viennent d’être transmise à un tribunal.

A 74 ans, son procès a toutes les chances de se dérouler en petit comité, estime le quotidien de Hong-Kong. Xu Cailou, qui le suivait dans la hiérarchie militaire chinoise, n’a pas eu ses honneurs. Il est décédé l’année dernière d’un cancer avant d’avoir été jugé pour faits de corruption.

En septembre dernier, Xi Jinping a profité de la grande parade organisée pour célébrer le 70e anniversaire de la victoire sur le Japon pour annoncer que les effectifs militaires allaient perdre de 300.000 postes sur 2,3 millions. Cette restructuration s’accompagnera d’une refonte en profondeur de l’organisation pour rendre l’armée chinoise plus projetable à l’extérieur et davantage capable de faire travailler ensemble ses différentes composantes. La réforme a fait grincer des dents en interne, mais le pouvoir a imposé une stricte obéissance des généraux au parti.
Pour résister à Tesla et Google, Toyota renforce son alliance avec Microsoft

Devant réagir à la montée en puissance de nouveaux acteurs ayant parié massivement sur l’automobile connectée et autonome, le plus grand constructeur mondial Toyota lance, cette semaine, une nouvelle coentreprise en partenariat avec Microsoft afin d’offrir de nouveaux services dans ses véhicules où l’humain restera toutefois central.

Dirigée par Zack Hicks, qui supervise actuellement les projets informatiques de Toyota en Amérique du Nord, la nouvelle entité baptisée “Toyota Connected” sera basée à Plano au Texas et organisera une collaboration entre ses ingénieurs et ceux de Microsoft – qui doit prendre 5% de la structure -. « Cette société servira de plaque tournante de gestion de données pour les opérations mondiales de Toyota et soutiendra un large éventail d’initiatives envers les consommateurs et les institutions gouvernementales », a expliqué Toyota dans un communiqué. Mais le groupe précise qu’il souhaite avant tout “libérer ses clients de la tyrannie de la technologie” en offrant une expérience épurée et intuitive où les outils informatiques opèreront “en arrière plan” de la conduite.

En s’appuyant sur la plateforme de gestion de données Azure de Microsoft, qui est déjà utilisée par BMW ou encore Nissan, Toyota dit vouloir traiter, dans le cloud, les gigantesques volumes de “big data” collectées par ses véhicules pour “rendre la vie plus facile”. Connectées entre elles, ses automobiles pourront ainsi s’échanger en direct des informations sur l’état du trafic, des routes ou des conditions météorologiques sur les itinéraires envisagés par les conducteurs. Des capteurs permettront aussi de suivre l’état de santé des utilisateurs de la voiture et d’éventuellement transmettre des données clés à des services de soins. Une analyse des pratiques de conduite pourrait aussi, par exemple, être échangée avec des compagnies d’assurance afin de proposer le contrat le plus adapté au conducteur suivi.

Toyota assure qu’une partie des solutions développées par sa nouvelle société serviront au-delà de l’automobile, notamment dans la robotique, la domotique et dans l’intelligence artificielle.
Dette contre capital : Pékin fixe vise 1.000 milliards de Yuans dans un premier temps

En attendant son annonce officielle, les détails commencent à émerger au sujet du programme « dette contre capital » pour lequel les autorités financières chinoises mettent la dernière main. La première étape de ce programme est évaluée à 1.000 milliards de Yuans, soit environ 135 milliards d’euros, et se déroulera sur trois ans environ, selon le très réputé magazine « Caixin » qui cite une source de « haut niveau » au sein de la China Developpment bank.

La Chine a connu une croissance stratosphérique ces dernières décennies, mais au détriment d’un certain nombre de grands déséquilibres macro-économiques qui sont autant d’épées de Démocles aujourd’hui sur l’avenir économique du pays. L’endettement des entreprises, d’Etat notamment, en fait partie : avec le ralentissement de la croissance, nombre d’entre elles ont de plus en plus de mal à rembourser leurs échéances. Résultat, le ratio des prêts à risque rapporté à l’encours total de crédits des banques ne cesse d’augmenter, et le chiffre officiel (1,67%) est sans doute largement sous-estimé.

Pour redonner de l’air aux sociétés autant qu’alléger le bilan des banques, le pouvoir veut user d’une méthode déjà utilisée dans les années 2000 mais selon des modalités différentes compte tenu du contexte actuel. Le principe ? Simple sur le papier : échanger une partie de la dette bancaire d’une entreprise contre une partie du capital de cette même entreprise. Un premier test a déjà été effectué avec Huarong Energy (« Les Echos » du 25 mars).

Ce faisant les banques chinoises se retrouveraient actionnaires de sociétés, ce qui leur est interdit actuellement. Et ce qui ne provoque visiblement l’enthousiasme des intéressés. Wang Hongzhang, le président de China Construction Bank a déclaré récemment qu’il ne voudrait pas d’un plan qui reviendrait à échanger un mauvais crédit contre des mauvaises actions (« Les Echos » du 4 avril).

Quoiqu’il en soit, le pouvoir chinois a déjà sélectionné les établissements financiers appelés à procéder à la première partie du programme d’échange. Parmi elles, on trouve China Développment bank, Bank of China ou encore China Merchant bank. Un millier de milliard de Yuans représente 78% des prêts à risques reconnus officiellement dans les banques.

Posted by on Apr 5 2016. Filed under Economie, En Direct. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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Air Mauritius - Financial Results for the 3rd Quarter of financial year 2016-17



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