Emmanuel Macron : “La gauche aujourd’hui ne me satisfait pas”



POLITIQUE – Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a expliqué avoir lancé son propre mouvement politique “En Marche”, car “la gauche aujourd’hui” ne le “satisfait pas”, lors d’une interview qui sera diffusée ce dimanche sur Arte. “Moi je ne mens pas aux gens, je dis ce que je pense, je le dis depuis le début. Je suis de gauche, c’est mon histoire”, a assuré le ministre.

Le ministre de l’Économie a récidivé. Dans une interview accordée à Arte et qui sera diffusée ce dimanche soir, Emmanuel Marcon indique ne pas être “satisfait” par la gauche d’aujourd’hui. L’entretien est essentiellement centré sur l’Europe et a été enregistré le 11 avril dernier, il n’y a donc rien d’étonnant dans ces propos qu’Emmanuel Macron a assumé depuis, mais ils interviennent au terme d’une semaine agitée pour le ministre.

“Moi je ne mens pas aux gens, je dis ce que je pense, je le dis depuis le début. Je suis de gauche, c’est mon histoire. Mais la gauche aujourd’hui ne me satisfait pas”, déclare Emmanuel Macron au cours de l’entretien. “A mes yeux, le vrai clivage dans notre pays est entre progressistes et conservateurs, c’est ce clivage que je veux rebâtir maintenant et je ne veux pas attendre 2017”, ajoute le locataire de Bercy.

Un ministre n’est pas “l’obligé” de président

Cette sortie intervient au terme d’une intense semaine médiatique pour le ministre de l’Économie, qu’un sondage Vivavoice pour Libération a érigé en candidat de gauche préféré des Français et qui a semblé voler la vedette à François Hollande lors d’une visite d’entreprise jeudi à Chartres. Alors que le chef de l’État l’avait publiquement recadré la semaine précédente (“Il sait ce qu’il me doit”, avait-il déclaré sur France 2), Emmanuel Macron a également, dans un entretien publié vendredi par les quotidiens du groupe Ebra, estimé qu’un ministre n’était pas “l’obligé” du président de la République, s’attirant en retour des réactions courroucées à gauche et jusque dans les rangs du gouvernement.

Vendredi, en déplacement à Varsovie, le ministre de l’Économie avait cependant protesté de sa loyauté à l’égard de François Hollande, demandant à ce “qu’on ne (l)’utilise pas” pour “attaquer” le chef de l’État.

« Emmanuel Macron s’imaginait en Sully [du nom du ministre réformateur d’Henri IV], il ne faudrait pas qu’il finisse en Brutus, comme certains l’y poussent », assène M. Jean Christophe Cambadélis, dans une allusion au sénateur romain qui a donné le dernier coup de poignard à Jules César. Le premier secrétaire du PS semble désormais écarter l’hypothèse d’une primaire de toute la gauche car « à partir du moment où on dit “primaire de toute la gauche sans Hollande”, on est dans une contradiction ».

Posted by on Apr 24 2016. Filed under Economie, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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