Transferts – Balotelli embrase la fin du mercato, l’argent anglais brûle les doigts



L’arrivée de l’enfant terrible du foot italien Mario Balotelli en France, à Nice, est le dernier coup d’éclat d’un mercato brûlant jusqu’à son épilogue mercredi, et dominé de bout en bout par la puissance financière de la Premier League anglaise.

Où allait bien pouvoir atterrir l’attaquant italien de 26 ans, indésirable à Liverpool, proposé un peu partout en Europe et jusque-là toujours sans point de chute? C’était la question sur toutes les lèvres en cette fin de mercato, avant que Nice (Ligue 1) ne tente finalement le pari Balotelli, sous la forme d’un transfert définitif dont les termes n’ont pas encore été dévoilés.

L’ancienne pépite de la Squadra Azzura, qui n’a jamais vraiment concrétisé les attentes placées en lui, plus connu pour ses frasques à une époque que pour ses exploits balle au pied, va donc tenter de se relancer sa carrière chaotique dans le club qui a déjà fait renaître Hatem Ben Arfa (désormais au PSG) l’an dernier.

En retour, Nice, club au budget très modeste sur le plan européen (42 millions d’euros) se dote d’un joueur toujours star médiatique, de quoi jouir d’une exposition inespérée. La Ligue 1 en profite également, elle qui était en manque de têtes d’affiche depuis le départ de Zlatan Ibrahimovic à ManU.

“Super Mario” quitte donc une Premier League qui porte néanmoins plus beau que jamais en termes d’attractivité, nantie d’un contrat faramineux en droits TV (2,3 milliards d’euros par saison).

Le Championnat anglais a une nouvelle fois cassé sa tirelire et devrait dépasser cet été le milliard de livres dépensées (1,2 milliard d’euros), pour la première fois de son histoire. Avec comme joueur phare le vice-champion d’Europe français Paul Pogba, acheté par Manchester United à la Juventus Turin pour 105 millions d’euros.

– Zlatan ne coûte rien –

Paradoxalement, celui qui est sans doute appelé à devenir l’une de ses plus grosses stars a rejoint le championnat anglais cet été pour zéro euro: le Suédois Zlatan Ibrahimovic, en fin de contrat au Paris SG, est désormais un joueur de Manchester United. Avec quatre buts en autant de matches, il débute comme un jeune premier malgré ses 35 ans.

Un autre joueur majeur du Paris SG, le Brésilien David Luiz, est lui aussi de retour en Angleterre, après avoir signé un contrat de trois ans avec son ancien club Chelsea, moyennant une quarantaine de millions d’euros, selon les médias britanniques.

A Manchester en tout cas, entre Ibra, Pogba ou Henrikh Mkhitaryan, le “Special One” José Mourinho aura le matériel pour faire retrouver aux Red Devils leur lustre d’antan.

“Mou” a rejoint la Premier League, comme son meilleur ennemi Pep Guardiola, qui a quitté le Bayern Munich après trois échecs en demi-finales de C1, et Antonio Conte (Chelsea), ex-sélectionneur de l’Italie. Ils complètent ainsi une liste prestigieuse de techniciens déjà en place outre-Manche avec Jürgen Klopp (Liverpool), Claudio Ranieri (Leicester) et Arsène Wenger (Arsenal).

Outre Guardiola, Manchester City a frappé fort avec Gündogan, Gabriel Jesus, Nolito, Sané et Stones, estampillé “défenseur le plus cher de l’Histoire” (56,5 millions d’euros).

Outre Luiz, les Blues de Chelsea n’ont pas été en reste, privant le champion d’Angleterre Leicester de son métronome dans l’entre-jeu (N’Golo Kanté) et déboursant 40 millions d’euros pour l’attaquant belge de Marseille Michy Batshuayi.

Enfin Tottenham a scellé la fin du mercato anglais avec la signature de dernière minute de l’international français Moussa Sissoko, très en vue à l’Euro-2016, en provenance de Newcastle. Le puissant milieu de 27 ans va ainsi découvrir la C1 avec l’ambitieux club londonien, 2e de Premier League l’an passé.

– Nasri en Espagne –

En Espagne en revanche, pas de folies de la part des mastodontes Barça et Real. Les Catalans ont acquis deux grands espoirs défensifs de l’équipe de France (Umtiti, Digne) et Paco Alcacer pour épauler la MSN (Messi-Suarez-Neymar).
Les Madrilènes ont simplement racheté Alvaro Morata à la Juventus Turin pour la somme de 30 millions d’euros. Bien loin des dépenses somptuaires des saisons précédentes avec les achats de Cristiano Ronaldo, Gareth Bale ou encore James Rodriguez.

Mais le président Florentino Perez a justifié mercredi cette timidité en estimant son équipe “impossible à améliorer”. Ce n’est pas le cas de la réputation du Français Samir Nasri, bien au contraire: il traîne comme un boulet son image de dilettante et de joueur ombrageux. Après huit saisons en Angleterre, il arrive en Espagne et au Séville FC pour se refaire une virginité.
Onze type du mercato d’été européen © Kevin TE, Sabrina BLANCHARD, Paz PIZARRO AFP

Posted by on Sep 1 2016. Filed under Featured, Sports. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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