Nandanee Soornack : « La justice italienne a décidé qu’il n’est pas approprié de l’extrader »



L’État ne compte pas abdiquer. Il a pourtant subi un revers, hier, avec la sentence de la cour d’appel de Bologne. Celle-ci n’a pas accédé à la demande d’extradition de Nandanee Soornack (photo) faite par les autorités mauriciennes. Selon Soodesh Callichurn, qui assure la suppléance de l’Attorney General en l’absence de Ravi Yerrigadoo du pays, d’autres recours juridiques seront envisagés après avoir parcouru le jugement complet. C’est à la lumière de celui-ci qu’il faudra évaluer les possibilités de présenter un appel devant une juridiction supérieure. Il faut aussi tenir compte d’un délai. Selon nos recoupements, ce revers sera à l’agenda lors de la
réunion du Conseil des ministres d’aujourd’hui.

Vous l’avez appris sur www.minorityvoice.info hier, C’est un échec pour la partie mauricienne. La femme d’affaires ne sera pas extradée. Ainsi en a décidé la cour de Bologne.Alors que plusieurs procédures avaient été enclenchées depuis l’annonce de son arrestation à Parme, Italie, pour l’extrader, le gouvernement a essuyé un refus concernant cet exercice. «La cour italienne n’a pas été convaincue par les autorités mauriciennes pour donner l’autorisation d’extrader Nandanee Soornack».

Son avocate Me Savina Boodhoo affirme que « Nandanee Soornack est très contente et soulagée. La justice italienne a décidé qu’il n’est pas approprié de l’extrader. ». La légiste soutient que même si le tribunal de Bologne en a décidé ainsi, sa cliente veut venir à l’île Maurice, car « c’est son pays » et « ses proches s’y trouvent ».
Arrêtée à Parme le 16 avril 2015, à la demande des autorités mauriciennes, Nandanee Soornack, un temps proche du PTr, a contesté devant cette instance la démarche du Central CID visant à l’entendre pour trafic d’influence et blanchiment d’argent allégués. Nandanee Soornack dit craindre ne pas obtenir un traitement équitable à l’île Maurice. La femme d’affaires se trouve en Italie, où elle a trouvé refuge au lendemain des législatives mauriciennes du 10 décembre 2014.

L’Etat mauricien avait, depuis l’année dernière, entamé des démarches pour l’extrader. Les enquêteurs voulaient à tout prix mettre la main sur Nandanee Soornack afin de boucler leurs enquêtes dans l’affaire Roches-Noires, sur les millions découverts dans les coffres-forts de l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam. Ainsi que sur les commissions qu’elle aurait touchées, entre autres.

Posted by on Sep 16 2016. Filed under Actualités, Economie, En Direct, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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