Donald Trump sape la démocratie américaine, selon Obama



Le président américain a vivement dénoncé l’attitude du candidat républicain à la Maison-Blanche, Donald Trump, qui a refusé, lors du débat de mercredi soir à Las Vegas, de s’engager à respecter les résultats du scrutin de novembre en agitant à nouveau le spectre d’une élection truquée.

Barack Obama s’est montré catégorique : la sortie de Donald Trump présente un risque pour la démocratie. « C’est dangereux. Parce que lorsqu’on essaie de semer le doute dans l’esprit des gens à propos de la légitimité des élections, cela sape notre démocratie. Et on fait le travail de nos adversaires à leur place », a affirmé jeudi le président américain, marge d’un événement de soutien à la candidate démocrate, Hillary Clinton.

Cette déclaration du président américain survient au moment où différents acteurs du camp républicain se montrent de plus en plus soucieux des répercussions que peuvent avoir les polémiques associées à M. Trump sur l’ensemble du parti.

De hauts dirigeants républicains, qui n’ont pas manqué de critiquer la position de Donald Trump, estiment même que les propos du milliardaire pourraient nuire aux chances du Grand Old Party de conserver la majorité au Congrès.

Un consultant républicain, Matt Mackowiak, soutient pour sa part que cette nouvelle controverse entourant M. Trump incitera les candidats aux élections au Congrès, qui ont lieu en même temps que la présidentielle, à prendre leurs distances avec l’homme d’affaires, surtout s’ils sont en mauvaise posture.

Le sénateur John McCain, candidat républicain défait aux élections de 2008, a lui aussi critiqué les propos de Donald Trump. « Je n’ai pas aimé le résultat de l’élection en 2008. Mais j’avais le devoir de reconnaître ma défaite, et je l’ai fait sans hésitation », a-t-il dit, évoquant un « acte de respect envers la volonté du peuple américain ».

La sortie de Donald Trump cause également des remous au sein de sa propre équipe de campagne. À un peu moins de 20 jours du scrutin, Jim Murphy, le directeur politique national de M. Trump, a déclaré qu’il souhaitait prendre ses distances avec le candidat républicain.

Dans un communiqué transmis au site web américain Politico, Jim Murphy, qui a joué un rôle clé dans la mobilisation des troupes républicaines lors du dernier congrès, a expliqué qu’il ne démissionnait pas de son poste, mais qu’il devait « se retirer provisoirement pour des raisons personnelles ».

Des sources proches du dossier ont indiqué que cela faisait plusieurs jours que M. Murphy avait cessé de jouer un rôle actif dans la campagne du candidat républicain.

Il s’agit d’un nouveau coup dur pour Donald Trump, qui avait déjà dû remanier son équipe de campagne durant l’été à la suite de multiples départs précipités.

Donald Trump nuance ses propos, mais…

À l’occasion d’un rassemblement partisan en Ohio, au lendemain du débat, Donald Trump est revenu sur sa déclaration en expliquant, de façon ironique, qu’il « acceptera totalement » l’issue de l’élection présidentielle seulement s’il c’est lui qui en sort vainqueur.

ll a ensuite ajouté qu’il accepterait « bien évidemment une issue claire », tout en prévenant qu’il doute que cela soit le cas. Donald Trump a précisé qu’il avait refusé de s’engager à respecter le résultat de l’élection afin de ne pas nuire à son droit d’entamer des poursuites en justice advenant des « résultats douteux ».

Le candidat républicain a de nouveau accusé Hillary Clinton de chercher à truquer les élections sans toutefois fournir de preuves pour appuyer ses dires.

Posted by on Oct 22 2016. Filed under Monde. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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