Inquiet par le trafic dans nos prisons, Satyajit Boolell réclame : « Une chance aux novices et mineures qui acceptent de se faire soigner »



Le Directeur des poursuites publiques (DPP), Satyajit Boolell, était appelé à la barre hier, lundi 24 octobre. Il a fait part, devant la commission d’enquête sur le trafic de drogue, de ses recommandations pour une lutte plus efficace contre ce «fléau dévastateur qui touche notre pays». Il s’est aussi penché sur la question de «deferred prosecution» – une mesure visant à renvoyer toute poursuite pénale – dans le cas de toxicomanes ou de mineurs, cela dans le but de leur donner une chance de se soigner «dans un objectif de réinsertion sociale».

D’emblée, le DPP se dit pour la modernisation des moyens, surtout lors de la phase «pre-trial». Son bureau souhaite ainsi que la police utilise davantage la technologie, notamment les caméras vidéo, lors des enquêtes. Il a aussi fait une proposition en vue de «promouvoir l’interception des communications» dans les enquêtes sur le trafic de drogue, et ce, en demandant «l’autorisation à un juge en chambre comme le prévoir l’article 56 de la Dangerous Drugs Act 2000».

Le DPP n’a pas mâché ses mots. Me Satyajit Boolell a expliqué devant la Commission d’enquête ce lundi après-midi, que la drogue circule et se consomme librement en prison à Maurice. Il a proposé que l’un des moyens pour combattre le trafic de drogue demeure l’interception des appels téléphoniques et les autres communications entre prisonniers et l’extérieur. Car il a souligné que dans certains cas le trafic se fait à partir de la prison.

Le DPP a également proposé de moderniser les méthodes d’investigations. Des modifications peuvent aussi être apportées lors de l’étape du procès, dont une procédure accélérée concernant les affaires de drogue. Le DPP estime qu’il est nécessaire d’assurer la protection des témoins, voire celle des experts en médecine légale, par exemple en ayant recours à la visioconférence «afin que les témoins puissent témoigner sans crainte».

La dépénalisation du cannabis en fait-elle partie? Me Satyajit Boolell n’a pas voulu se prononcer, indiquant «être mal placé pour répondre à cette question». Ce qu’il sait, en revanche, c’est que Maurice ne doit pas copier sur les autres pays car «aux problèmes mauriciens, il faut trouver des solutions mauriciennes».

Posted by on Oct 25 2016. Filed under Actualités, En Direct, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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