EVERTON-LIVERPOOL (0-1)… LIVERPOOL EMPOCHE LE DERBY AU BUZZER



Dans un derby musclé, mais loin d’être enthousiasmant, Everton a plié dans les derniers instants face à Liverpool. Le talent a manqué, les occasions également. Heureusement, Goodison Park a assuré l’ambiance.

Parfois, un derby annoncé comme un énorme choc ne doit sa réputation qu’à son environnement et à un suspense fou. À ces hommes et femmes qui peuplent les gradins des stades, qui ridiculisent le silence sans discontinuer deux heures durant et qui permettent à ceux qui sont sur le terrain de poursuivre leurs efforts jusqu’au bout. Sans eux, un match pourrait paraître sans intérêt et ennuyeux. Très ennuyeux. On aurait par exemple détesté voir cet Everton-Liverpool avec un public sage. Car il n’y aurait franchement rien eu à en tirer, tant le spectacle a été pauvre. Mais dans un brouhaha terrible, Liverpool a finalement trouvé la force de se surpasser et d’arracher la victoire dans le temps additionnel. Un pion de Mané inscrit malgré la douleur provoqué par un combat physique de 90+10 minutes. Il faut donc croire que les cris, même s’ils n’étaient pas en leur faveur, ont poussé les Reds à croire aux trois points jusqu’au bout. Résultat : Liverpool reprend sa deuxième place et laisse Everton KO debout.

Un match d’homme pour Lukaku, un cauchemar pour Mané ?

Devant leur public, les Toffees ont les crocs, bien décidés à vaincre l’ennemi même si celui-ci est bien loin en haut du classement. Un poil effrayé, Liverpool répond tant bien que mal aux ambitions adverses par sa présence physique, sans réussir à faire le jeu. Contre-nature, donc. Les intenses duels aériens se font de plus en plus nombreux alors que le public de Goodison Park ne refroidit pas. Les attaquants rouges se font littéralement manger par Baines et compagnie pendant que Lukaku fait jouer sa puissance de l’autre côté du terrain. L’engagement des joueurs d’Everton est total et fait plutôt plaisir à voir. Pressing intelligent, domination territoriale, mental de guerriers… Les locaux attendent simplement la bonne occasion pour faire rugir de bonheur leurs supporters. Problème : elle ne vient pas. Du coup, c’est Liverpool qui prend confiance et appuie sur l’accélérateur après avoir laissé Mané seul au monde durant une bonne demi-heure.

Fautes, blessures et cartons oubliés

Si le combat est rude entre les joueurs de champ, les gardiens, eux, n’ont pas à se servir de leurs gants. Dès lors, impossible de savoir si Mignolet et Stekelenburg sont plus fiables que le flocage de Barkley, qui tombe en lambeaux. Barry a beau avoir dépassé Lampard en atteignant la barre des 610 matchs en Premier League (deuxième derrière les 632 de Ryan Giggs, ndlr), le score reste bloqué. Les Reds se procurent quelques situations chaudes, sans plus. Stekelenburg sort sur blessure, Barkley et Lovren échappent miraculeusement au carton rouge, les maillots se tirent, les poitrines se gonflent et les tribunes beuglent… Bref, un vrai derby, sans le talent et la magie censés l’accompagner. Surtout, les vingt-deux acteurs semblent se contenter du point du match nul. La pression des hommes de Klopp dans le dernier quart d’heure ? Mouais… Plus que décevant, se dit-on. Jusqu’au coup de poignard de Mané au bout du temps additionnel (94e) qui, finalement, ne récompense que le parcage des voisins en rouge. La vie est injuste.

Posted by on Dec 20 2016. Filed under Featured, Sports. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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