La marmite ‘rouge’ bouillonne… Le Dr Arvin Boolell va-t-il être muté au No 18 ?



 

Le Parti Travailliste de Navin Ramgoolam est en pleine crise ces jours-ci.  Après les déclarations de son leader, Navin Ramgoolam, selon laquelle « sans lui le PTr ne peut exister », le moins que l’on puisse dire, c’est que la direction des ‘rouges’ nage en eaux troubles.

Les renseignements de Le Xournal confirment que plusieurs clans veulent s’affirmer au sein du parti et Navin Ramgoolam, encore une fois, ne ferait plus l’unanimité. Si certains n’arrivent pas à demander à Navin Ramgoolam de céder sa place, par peur d’être expulsé du parti, par contre certains, dont le Dr Arvin Boolell, et à un degré moindre Anil Bachoo, seraient les personnes idéales, dit-on, pour remplacer Navin Ramgoolam à la tête du Parti travailliste. Or, le « leader indétrônable » des ‘rouges’ ne l’entend pas de cette façon et il continue «  à durcir la ligne ».

Il faut aussi dire que de nombreux membres du PTr, ainsi que plusieurs circonscriptions de l’île,  n’acceptent toujours pas que Navin Ramgoolam garde son poste de leader, compte tenu de ses déboires avec la justice.

Les informations persistantes indiquent que les ‘rouges’ ne sont plus solidaires. Pour preuve, au Parlement, soit mardi dernier, les députés du PTr, Ezra Jhuboo et Ritesh Ramphul, n’ont pas démontré leur soutien, ni solidarité envers le chef du file du parti, Shakeel Mohamed, lorsque ce dernier a été expulsé de l’hémicycle. Ils sont restés à l’intérieur et ce n’est que bien plus tard qu’ils ont conjointement animé un point de presse avec leurs chefs de fil. Le député Osman Mohamed a même choisi d’envoyer son discours sur le Business Facilitation Bill à un quotidien de l’après-midi.

Il semblerait que l’état-major des ‘rouges’ a toujours peur des plusieurs circonscriptions au point qu’on aurait demandé au Dr Arvin Boolell d’être  candidat au no 18 (Belle-Rose/ Quatre-Bornes) aux côtés de l’ancien ministre des Finances, Rama Sithanen. Selon la direction ‘rouge’,  ces derniers  ont de fortes chances d’être élu au no 18 lors des prochaines élections générales.

Une situation complexe et compliquée car jusqu’ici les Kavi Ramano, Roshi Badhain et Koomaren Chetty n’ont pas précisé leurs intentions et que Xavier Luc Duval pourrait réclamer plus d’un ticket pour le PMSD dans son fief de Belle-Rose Quatre Bornes.

Or, il faut savoir que les ‘die hards’ du PTr, qui habitent à Belle- Rose /Quatre-Bornes, n’accueillent pas favorablement la décision du PTr de pousser Arvin Boolell de son fief, la circonscription No 11,  à une circonscription qui lui est totalement étrangère. L’expérience migratoire de Jean François Chaumière, alors président des ‘labourites’ du No 4 au No 15 a marqué certains esprits.

Il convient de souligner que sir Satcam Boolell et Arvin Boolell  (père et fils) ont toujours choisi les régions rurales pour briguer les suffrages. Pourquoi, cette fois-ci, ce dernier viendrait-il  démontré un certain intérêt  pour être candidat au no 18 ? C’est ce que ne cessent de se demander plusieurs activistes, partisans et sympathisants du PTr.

Pour certains, le Dr Arvin Boolell a peur d’être candidat au no 11. Le « King » du No. 11 aurait-il été marqué par la défaite de 2014, alors qu’il avait endossé l’étiquette « d’imbattable » dans cette circonscription depuis des années ? Aussi, plusieurs ‘rouges’ faisant partie du PTr dénoncent et condamnent  énergiquement l’attitude du Dr Arvin Boolell qui, pour eux, avait bel et bien négligé sa circonscription lorsqu’il occupait le poste du ministre des Affaires étrangères sous l’ancien gouvernement.  Pour d’autres ce ministère a été un poison, voire un cadeau empoisonné de Navin Ramgoolam pour « ruiner » la carrière politique et l’ascension fulgurante d’Arvin Boolell au sein des rouges.

N’en déplaise à certaines personnes, le PTr continue  à démontrer des signes de faiblesses. Le parti serait au bord de l’éclatement. Mais chacun, en interne, tente de décanter la situation. Les Mauriciens, y compris les ‘rouges’, souhaitent une fois pour toute en finir avec le partis traditionnels. La population veut suivre l’exemple du Canada et de  la France, dont le nouveau président (Emmanuel Macron) est un jeune de 39 ans ou Justin Trudeau. Ils veulent à tout prix que le poste du leader du PTr soit occupé par un jeune tout comme Pravind Jugnauth, qui fait l’unanimité au sein du MSM. Les ‘rouges’ réussiront-il à renverser  la vapeur ? Le temps nous le dira …

Par ailleurs, sur sa page Facebook, le chef du file du Parti Travailliste au Parlement, Me Shakeel Mohamed, a répondu à un dirigeant d’une association socio culturelle que : «  And if the PTr does not take a clear unequivocal position, we will part our ways ».  Il a ainsi fait comprendre que le Parti Travailliste doit se réinventer pour que le peuple puisse faire confiance aux dirigeants et cela commence par des engagements de la direction.

Posted by on May 13 2017. Filed under Actualités, En Direct, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Leave a Reply


Air Mauritius - Financial Results for the 3rd Quarter of financial year 2016-17



Search Archive

Search by Date
Search by Category
Search with Google

Photo Gallery

Copyright © 2011-2016 Minority Voice. All rights reserved.