Cinq credits pour passer en Lower VI et rétention des certificats de SC et de HSC Parents, élèves, enseignants, syndicalistes et recteurs pas sur la même longueur d’onde



Les parents, élèves, enseignants, syndicalistes et recteurs des établissements secondaires ne sont pas sur la même longueur d’onde en ce qui concerne l’obtention de cinq credits aux examens du School Certificate (SC) pour passer en Lower VI et la rétention des certificats du SC et HSC. Le président de la Government Teachers’ Union (GTU) et celui d’All Employees Confederation (AEC) ont exprimé leurs points de vue sur ces deux sujets.

Sanjay BIJLOLL

Vinod Seegum, président de la Government Teachers’ Union :

 “La qualité de l’éducation c’est l’exigence du futur”

Le président de la Government Teachers’ Union ( GTU), Vinod Seegum, affirme qu’il est réconfortant d’entendre la ministre de l’Éducation annoncer qu’elle ne transigera pas sur la qualité de l’éducation qu’elle veut promouvoir. Il a ajouté qu’il y a longtemps ou très rarement qu’on l’a entendu mettre autant d’accent sur la qualité de l’éducation.

“La GTU y souscrit pleinement et statue que la qualité de l’éducation doit être la «policy» à tous les niveaux : préscolaire, primaire, secondaire. Le préscolaire mérite une meilleure considération et le primaire ne doit aucunement être banalisé dans le cadre du Nine-Year Schooling. L’admission au grade 7 de tous les élèves ayant réussi le PSAC ou pas peut être perçue comme une atteinte certaine à la qualité de l’éducation, voire à un nivellement par le bas. La récente position ferme de la ministre en faveur de la qualité de l’éducation arrive comme un stimulant, une bouffée d’air frais. C’est en se basant sur ce principe sacrosaint de la promotion de la qualité de l’éducation que la GTU souscrit à l’exigence de cinq credits pour passer au HSC. Il faut un niveau acceptable pour passer à un échelon supérieur. C’est la condition sine qua non pour avoir une «All Graduate Force» digne et credible”, dira-t-il.

Quant à la décision prise en 2011 par le Dr Vasant Bunwaree pour ramener les critères d’admission à trois credits, l’enseignant-syndicaliste a laissé entendre que tout semble indiquer qu’il y aurait eu maldonne, voire de la malhonnêteté. “Sinon, cette mesure aurait dû être accompagnée, simultanément, par une révision des critères pour intégrer la fonction publique où l’exigence de cinq credits est toujours de mise. Dans tous les cas, bravo à ces élevés qui ont persévéré pour réussir leur HSC mais quid de leur recrutement dans la fonction publique ou ailleurs ?”, se demande-t-il.

Vinod Seegum a fait comprendre que l’actuelle ministre de l’Éducation est plus réaliste dans le sens qu’elle reconnaît qu’on ne peut procéder à l’amendement des critères de la PSC aussi facilement et ne pas être en contradiction avec la volonté d’avoir une fonction publique plus performante. “Et sait-on que tous les ‘Schemes of Service’ demanderaient à être amendés, avec tous les problèmes inhérents à cet exercice sans précédent, si on l’entame toutefois ? On arguera à satiété qu’on ne fait pas justice à ceux ne possédant que trois credits”, soutient-il.

Le président de la GTU a poursuivi en disant qu’on ne peut leurrer les étudiants à monter en HSC pour le réussir et ensuite se retrouver chômeurs une fois sur le marché du travail. Il a rappelé qu’il y a toujours la filière professionnelle, que le ministère professionnalise encore plus. Toujours est-il que certains élèves redoutent la filière professionnelle.

“Pour faire justice à ceux-ci, le ministère doit amender les règlements pour ouvrir le créneau des «A Level Classes» dans tous les collèges. Ainsi, ceux n’ayant que 1 ou 2 ou 3 credits pourront s’y enrôler. Et prendre part aux examens du «A Level». Toutes les universités réclament «2 A Level» pour une admission. Jusqu’à présent, les élèves prennent le «A Level» sur une base privée, justement pour avoir accès à des universités. Chercher un boulot avec moins de cinq credits sera alors une autre paire de manches. L’on rebondira alors sur la circulaire de 2012 qui préconise la «Highest Qualification». Toutefois, ce n’est qu’une circulaire qui n’a pas force de loi”, estime-t-il.

Au dire de Vinod Seegum, nul ne peut empêcher un employeur de considérer les qualifications pré-degré. Dans un autre ordre d’idées, le président de la GTU a déclaré que le gouvernement ne devrait pas retenir les certificats des élèves qui ont pris part aux examens de SC et de HSC en 2016, bien que le taux de leurs absences ait représenté plus de 10 % l’année dernière.

Rappelant que le gouvernement a payé les ‘fees’ des examens pour ceux qui s’étaient absents des collèges, l’enseignant-syndicaliste a soutenu que les autorités concernés auraient dû initier des actions légales contre les étudiants. “Aksion légal li pli bon ki retenir bann sertifika SC e HSC”, affirme-t-il.

Toutefois, ajoutera-t-il, le gouvernement doit prôner une politique de meilleure communication en ce qui concerne les élèves qui prendront aux examens de SC et de HSC cette année. “On doit adresser une circulaire en bonne et due forme (concernant le pairing des ‘fees’ des examens et l’absence/présence des élèves) aux parents, élèves et recteurs afin qu’ils soient au courant de la décision du gouvernement et du ministère de l’Éducation.

All Employees Confederation

Rashid Imrith réclame une amnistie sur les deux cas

Le président d’All Employees Confederation (AEC), Rashid Imrith, réclame une amnistie dans la guerre qui est déclarée sur l’affaire de trois ou cinq credits pour passer en Lower VI et la rétention des certificats de SC et de HSC pour ceux qui étaient absents des écoles pendant plus de 10 % l’année dernière.

Le syndicaliste a fait comprendre qu’un élève doit avoir 2 A Level pour se faire admettre dans les universités. “De l’autre côté, les autorités concernées considèrent le dernier certificat d’un candidat pour que ce dernier puisse obtenir un emploi dans le secteur public sauf dans des cas exceptionnels. Cette ‘policy decision’ du gouvernement existe depuis 2012”, précise-t-il.

Soulignant que plusieurs élèves sont traumatisés par la décision du gouvernement, Rashid Imrith a laissé entendre que c’est autour d’une table qu’on peut résoudre les problèmes de trois ou cinq credits pour passer en Lower VI. “En réunissant tous les stakeholders de l’éducation, on peut trouver une solution durable à moyen et long termes”, dit-il.

Le président d’AEC s’est ainsi prononcé en faveur d’une ‘stay of action’ pour l’instant concernant les trois ou cinq credits. “Il faut donner la possibilité aux élèves de choisir le 2 A Level ou le HSC. Bien sûr, il faut leur expliquer les implications auxquelles ils auront à faire face. Et cela, on peut le faire à travers une ‘effective communication’, qui se fait cruellement sentir ces jours-ci”, soutient-il.

Rashid Imrith a, dans un autre ordre d’idées, affirmé que le gouvernement n’a pas le droit de retenir les certificats de SC et de HSC. Selon lui, ceux qui ont pris part à ces examens doivent obtenir leurs certificats peu importe leurs absences ou présences aux établissements scolaires car jusqu’ici il n’y a aucune méthode ou standard qui est appliqué ou qui le sera cette année afin d’enregistrer les présences des élèves.

Le syndicaliste a aussi demandé au gouvernement de rembourser les élèves qui ont été contraints de payer pour leurs examens de SC et de HSC l’année dernière et de ne pas retenir les certificats des élèves. “Bann sertifika orizinal li ènn ‘requirement’ pou gagn admission dan ènn iniversité”, dit-il.

Posted by on Jun 5 2017. Filed under Featured, Opinion. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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