NICE N’EST PAS PRÊT POUR NAPLES, LYON DANS LA DOULEUR



Gênés par des Troyens qui avaient envie de jouer, les Niçois concèdent une nouvelle défaite en ce début de saison, et ce malgré un bon match de la recrue Allan Saint-Maximin et du revenant Jean Michaël Seri. Il faudra être meilleurs à Naples. Ou alors il faudra avoir Wesley Sneijder.

 Nice 1-2 Troyes

Buts : Pléa (63e) pour Nice // Niane (54e) et Khaoui (85e) pour Troyes

L’Allianz Riviera devra attendre encore un peu avant d’acclamer les caresses de Wesley Sneijder. Mais nul doute que les supporters niçois auront déjà été très heureux de retrouver Jean Michaël Seri. Le milieu de terrain, suspendu contre Saint-Étienne et qui avait clairement manqué aux Aiglons, était de retour pour faire la loi au milieu des terrains de Ligue 1. Autre satisfaction, la recrue Allan Saint-Maximin, à peine arrivée mais déjà titulaire et déjà très en jambes. Des hommes forts qui n’auront pourtant rien pu faire face à des Troyens séduisants qui réussissent à arracher leur première victoire à Nice. Bref, le stade niçois sait que cette année encore il verra du beau football. Il s’agirait maintenant de voir des victoires.

Saint-Maximin déjà adulé

Dans une ambiance bouillante, les Niçois se chauffent très rapidement. Allan Saint-Maximin en tête. La recrue la plus chère de l’histoire du Gym est bien titulaire, au grand dam de Mathieu Deplagne, qui comprend très vite que le match va être long. Et si le latéral troyen ne connaissait pas encore le numéro de l’ailier français, il a eu l’occasion de l’apprendre à chaque fois que l’ancien Monégasque lui a fait la misère sur son côté. Pourtant, c’est au centre du terrain que le premier éclair niçois jaillit. Au début de l’action, un sombrero de Seri à l’entrée de sa surface. Au bout, un festival de Srarfi qui met à terre trois adversaires devant la surface troyenne pour finalement manquer le cadre. Toujours remuant, Saint-Maximin ne tarde pas, lui aussi, à avoir son action, mais Samassa sort le fameux arrêt des fesses. De l’autre côté du terrain, les Troyens, emmenés par le grand Benjamin Nivet, font de leur mieux pour se montrer dangereux. Sauf que Grandsir préfère tirer sur Cardinale. Une marque de respect aristocratique, à coup sûr.

Chauve qui peut

Pour ceux qui étaient en retard en première période, le Gym a la gentillesse de faire un copier-coller parfait de leur début de match en seconde période. Seri et Saint-Maximin sont à nouveau en feu et il faut un double arrêt exceptionnel de Samassa pour empêcher l’ouverture du score. Suffisamment désirée, celle-ci décide alors de se fourrer dans le bout du pied de Niane, qui, au duel avec Dante, profite d’une sortie hasardeuse de Cardinale pour lober le gardien du Gym. Toujours du côté des boulettes, c’est le vieux briscard Vizcarrondo qui s’y met en fauchant Lees Melou dans la surface. Bien élevé, Pléa accepte avec plaisir le cadeau et convertit le pénalty. Nice reprend confiance, mais Troyes résiste vaillamment. Pourtant, Lucien Favre sent bien que les Troyens sont à un cheveu de craquer. Alors l’entraîneur niçois fait rentrer Jallet, pendant que Nivet doit céder sa place côté troyen. L’entrée du latéral français fait du bien aux locaux, mais ce sont bien les Troyens qui surprennent tout le monde. Profitant d’une défense niçoise encore bien passive, Khaoui claque une belle reprise qui laisse Cardinale cloué sur place. Nice concède sa deuxième défaite en deux matchs et, surtout, ne fait pas le plein de confiance avant de se déplacer à Naples. La France a peur.

LYON DANS LA DOULEUR

Après une première période plaisante, très équilibrée mais vierge de but, la décision s’est faite lors de la première demi-heure de la seconde mi-temps. En étant plus réaliste devant le but, l’OL se défait de prometteurs rennais (2-1).

Buts : Bourigeaud (86e) pour Rennes // Depay (57e) et Diaz (75e) pour Lyon.

L’illustration même qu’on peut complètement foirer son match et être l’élément décisif de son équipe en même temps. Ce vendredi soir face à Rennes, Memphis Depay et dans une moindre mesure Mariano Diaz l’ont prouvé mieux que personne. Individualiste, tricoteur, souvent mauvais dans les choix et tout le temps agaçant, le premier n’a cessé de perdre des ballons pendant 80 minutes et a contraint ses coéquipiers à courir pour rattraper ses bêtises. Sauf qu’entre-temps, il a eu la bonne idée d’ouvrir le score dans un match tendu. Têtu, obsédé par le fait de frapper dans n’importe quelle position, lourd, peu disponible, le deuxième a souvent montré ses limites dans le jeu pendant 90 minutes. Mais il a eu la bonne idée de doubler la mise à un quart d’heure du terme pour donner une marge de sécurité supplémentaire à ses coéquipiers. L’essentiel est acquis pour l’OL qui enchaîne un deuxième succès consécutif.

Des réponses au tac au tac

Dès le début de la rencontre, les Lyonnais se montrent très autoritaires. Nabil Fekir, très en jambes et très influent dans le jeu de l’OL, se place entre les lignes, touche beaucoup de ballons, et pose beaucoup de problèmes aux Rennais. C’est donc logiquement que l’OL se procure la plus grosse occasion. Après une bonne combinaison sur coup franc, Marcelo se retrouve en position de frappe, mais Joris Gnagnon enfile le costume du sauveteur sur la ligne. En face, les hommes de Christian Gourcuff ne paniquent pas et laissent passer l’orage. Grâce à ses flèches Faitout Moussa, très rapide et précis ballon au pied, et Ismaïla Sarr, également très remuant et qui obtient beaucoup de fautes, le Stade rennais finit même par renverser la vapeur pendant une bonne vingtaine de minutes.

Fekir, le retour en pleine lumière

Solides derrière, les Rennais se trouvent très bien en contre et pratiquent un jeu assez direct et plaisant. Les Bretons prennent peu à peu confiance, à l’image de Maouassa qui ose décocher un bel enroulé de l’extérieur de la surface. Sauf qu’Anthony Lopes, qui a failli faire une vilaine boulette quelques minutes plus tôt, sort une énorme parade dans sa lucarne. Mais l’OL corrige le tir pour finir la mi-temps en boulet de canon. Après avoir énormément insisté sur le côté gauche du maladroit Memphis Depay, l’OL passe enfin par la droite. Et ça s’en ressent tout de suite, puisque Adboulaye Diallo doit sortir le grand jeu à deux reprises : une fois devant une tête à bout portant de Mariano Diaz après un très bon centre de Rafael, et une autre fois devant Nabil Fekir après un gros travail de Bertrand Traoré. A la mi-temps, tout peut encore arriver.

Faire craquer puis tenir

Le début de seconde période est marqué par le gros choc aérien entre Ludovic Baal et Anthony Lopes, qui laisse le gardien lyonnais au sol pendant plusieurs minutes. Un fait de jeu qui casse tout de suite le rythme de la partie, empêchant Rennais et Lyonnais de repartir sur de bonnes bases. Pas grave, car l’OL trouve la faille sur coup de pied arrêté. Après une faute grossière de Benjamin Bourigeaud sur Bertrand Traoré, Memphis Depay botte son coup franc côté gardien. Diallo, si précieux lors du premier acte, se troue et permet à l’OL d’ouvrir le score. D’ailleurs, ses partenaires sont également beaucoup moins fringants et ne parviennent pas à apporter le danger sur le but lyonnais. La faute à quelques imprécisions techniques et à une charnière Marcelo-Morel étonnamment solide.

Posted by on Aug 12 2017. Filed under Sports. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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