Reputational Damage…Plusieurs hommes de loi condamnent énergiquement les allégations de Veeren Peroomal contre Pravind Jugnauth



  • Ils accueillent favorablement la décision de Premier ministre de déposer devant la Commission d’enquête sur la drogue

Plusieurs hommes de loi de renom, dont Siddharta Hawoldar, Raouf Gulbul et Ravi Rutnah, ainsi l’ancien ministre de la Sécurité sociale, Vishnu Bundhun, et les travailleurs sociaux condamnent énergiquement les récentes déclarations ou plutôt les fausses allégations du trafiquant de drogue, Veeren Peroomal, à l’encontre du Premier ministre, Pravind Jugnauth. Ils ne croient nullement aux allégations de Veeren Peroomal en soutenant que ses dires ne tiennent pas debout. Ils accueillent favorablement la décision du Premier ministre de déposer devant la Commission d’enquête sur la drogue.

Sanjay Bijloll

Me Ravi Rutnah :

« Veeren Peroomal et certaines personnes veulent ternir la réputation et l’honneur de Pravind Jugnauth »

Le bouillant homme de loi, Me Ravi Rutnah, est d’avis que si une personne est un récidiviste et qu’elle a un cahier de charges des connections, la crédibilité de la personne est déjà remise en question et il n’a pas le droit moral, ou même le droit légal, de juger de la moralité ou la légalité des autres. Tout simplement parce que la personne est a été condamnée par la justice et est donc coupable.

D’autre part, Ravi Rutnah soutient que le problème est que dès qu’une personne fait une allégation, il y a ce qu’on appelle la perception. « Une allégation peut créer une perception négative surtout s’il y a des journalistes qui vont faire sensation avec cette allégation mensongère. En donnant de la crédibilité à ses dires, alors même que cette personne a été  condamnée pour des délits graves, et au lieu d’accorder le bénéfice du doute à un Premier ministre, qui est d’ailleurs est un avocat qui a été plébiscité par le peuple et qui représente le peuple. Le ‘reputational damage’ devient irréparable par une personne qui a un degré de manipulation des informations qui est motivé par la politique de la presse », dit-il.

Dans le cas de Veeren Peroomal, dira Ravi Rutnah, ce dernier est allé trop loin quand il a essayé de faire croire que le Premier ministre, Pravind Jugnauth, finance l’importation de la drogue. « Pour moi, c’est rigolo », a-t-il maintenu.

Pour justifier ses dires, l’homme de loi dira : « pourquoi le Premier ministre qui met sa vie et celle de sa famille en danger pour démanteler la mafia de la drogue ? Comment se fait-il qu’il veut faire éclater un empire qu’il dirige lui-même ? ».

Il qualifie ainsi de « pure démagogie » les allégations formulées devant la Commission d’enquête sur la drogue, qui est présidée par le juge Paul Lam Sham Leen.

« On sait très bien que la population croit en l’honnêteté, la sincérité, la détermination et le sérieux de Pravind Jugnauth de mener le pays à bon port. Cela malgré une campagne infecte de la part de certains de ses adversaires politiques et une section de la presse », a-t-il ajouté.

Sollicité pour savoir si Veeren Peroomal a causé des dommages à la réputation du Premier ministre, Ravi Rutnah dira ceci : « Moi, je pense que certains de nos adversaires ont tenté de créer une ‘mountain out of a mole’, mais je dirai que c’est sûr que grâce à ses adversaires qui se sont rangés du côté de  Veeren Peroomal veulent  endommager la réputation de Pravind Jugnauth ».

Il a fait comprendre qu’une personne qui ment devant une Commission d’enquête, d’après la Commission of Inquiry Act, commet un délit grave et peut être passible d’une amende et d’une condamnation en prison.  Il devait conclure que : « en ce qu’il s’agit les allégations de Veeren Peroomal, j’espère qu’à un moment approprié, la police va entamer une enquête pour établir la véracité de ce que Veeren Peroomal a dit et si d’après l’enquête, ses allégations sont fausses, il faut le poursuivre en cour criminelle selon la section de la Commission of Inquiry Act ».

Me Siddharta Hawoldar :

« C’est brave de la part du Premier ministre de vouloir déposer devant la Commission d’enquête »

  • L’homme de loi situe l’importance de la mise sur pied d’une ‘Law Reform Commission’

Me Siddharta Hawoldar croit fermement que le moment est propice pour nous de revoir notre system actuel et d’éviter des anomalies. « I believe that the time is right for us to review our present system and to avoid anomalies which our system is pregnant with. A ‘Law Reform Commission’ should be appointed to see whether an alternative system could come into force instead of the present one in view of the undesirable side effects of system », dit-il.

L’homme de loi déplore aussi le fait que quand une personne est victime de ‘reputational damage’, c’est très dur pour ce dernier de “clear his name in view of the fact that tremendous publicities are generated by accusations but little publicity is obtained by acquittalWe have to stop the present frenzy which we see in social media and the press if we want to have an equitable system of justice where the dignity and reputation of one and all is safeguarded ».

Siddharta Hawoldar laisse entendre aussi que : « Reputational  damage is collectoral damage generated by an accusation by an allegation made by a person against another one. Unfortunately, our system operates on declarations made by people accusing others of certain acts and doings. Any such accusation when given publicity brings the accused person necessarily into disrepute. This is very sad because the reputation like any edifice which takes years to build and can be smashed in minutes. The media, the press have always to be guarded against hasty reactions that may be pre-judged a matter that has yet to be judge. This is what usually referred as trial by the press”.

Mettant l’accent sur les allégations faites à l’encontre de Pravind Jugnauth, l’homme de  loi dira ceci : « This matter has come into short focus recently in connection with the working of the Commission of Inquiry working on drugs, most specifically when an allegation was made against the Prime Minister. Now we understand where the shoe pinches and the latent dangers associated with the system which places itself on accusatory allegations evidence. The reputational damage in this case is staggering and unfortunate ».

Me Siddharta Hawoldar soutient également que :  “Reputation is a matter of honour and when we bring someone into disrepute we dishonour him in the eyes of his immediate circle and also in the community at large. Reputational damage causes great prejudices when someone makes false allegations against another. Our present system of law should take this aspect into consideration and consideration have to be worked on to alleviate the system of theses pitfalls”.

Me Raouf Gulbul :

« Les fausses allégations de Veeren Peroomal ont non seulement causé  une ‘reputational damage’ au Premier ministre mais aussi au pays »

L’avocat Me Raouf Gulbul soutient qu’à Maurice n’importe qui peut faire des allégations sur n’importe qui. Personne n’est à l’abri des fausses déclarations.

« Les personnes responsables doivent prendre compte et réfléchir (i) qu’un condamné de trafic de drogues est un rejeté de la société, (ii) les allégations et la réputation de la personne contre qui le condamné a fait de fausses allégations et (iii) la crédibilité des allégations. Il faut prendre ces trois facteurs en considérations avant que les journalistes écrivent et publient n’importe quoi », dira-t-il.

L’homme de loi a poursuivi en disant qu’il faut avoir un devoir de discernement avant de faire une déclaration contre un Premier ministre,  surtout si les allégations concernent le trafic de stupéfiants. « Une personne sérieuse et responsable peut analyser et peut dire que les allégations contre le Premier ministre sont fausses », a-t-il dit.

Et d’ajouter que : « Les allégations ont non seulement causé un ‘reputational damage’ au Premier ministre mais aussi au pays. « Les allégations pourront ternir l’image de notre pays au niveau international. Il est facile d’écrire un article et d’impliquer le Premier ministre. Les conséquences seront graves.  Maurice ne peut devenir comme le  Nicaragua ou le Mexique… en matière de trafic de drogues », estime-t-il.

Pour lui, les lois devront être plus sévères contre les personnes qui font de fausses allégations contre quelqu’un. « Le procès de diffamation doit prendre moins de temps. Il faut introduire une nouvelle loi à l’effet que tous les procès en diffamation doivent être  jugés dans 12 mois », soutient-il.

Il a fait comprendre que les gens honnêtes subissent de graves préjudices quand quelqu’un fait des allégations calomnieuses et mensongères.

Me Melany Nagen :

«  Si quelqu’un se permet consciemment de faire de fausses déclarations à l’égard de quelqu’un, il commet délit sous le code pénal »

Me Melany Nagen affirme que si quelqu’un se permet, consciemment, de faire de fausses déclarations à l’égard de quelqu’un, il commet délit sous le code pénal.

Elle a ajouté que la personne peut être poursuivie pour diffamation criminelle. « La personne lésée peut poursuivre le déclarant au civil pour compensation et dommages commis en conséquencs. Les fausses déclarations ont pour effet de ternir la réputation d’une personne si la personne ou le déclarant  fait des « false and malicious déclarations et si cela été faite à la police ou en écrit », dira-t-elle.

Vishnu Bundhun, ancien ministre de la Sécurité sociale :

« Ceux qui font des fausses allégations ne pourront rétablir la réputation et l’honneur de ceux qu’ils ont accusé gratuitement »

L’ancien ministre de la Sécurité sociale, sous le régime travailliste, Vishnu Bundhun, a d’abord fait comprendre qu’il est rentré dans la politique bien jeune afin d’aider les gens à sa façon, et ce en essayant de résoudre leurs problèmes des bases. « J’avais plein d’énergie et de dynamisme. Je descendais dans les circonscriptions pour constater de visu les difficultés pour trouver des solutions durables. J’étais reconnu dans la circonscription et je voulais que les gens reçoivent ‘value for money’ car on faisait des projets en leur faveur », déclare-t-il.

Etant politicien, dira-t-il, on est très vulnérable. « Avec l’appui des opposants et certains journalistes, on m’avait accusé d’avoir demandé des pots-de-vin, car j’avais annulé un contrat. A maintes reprises, j’avais dit que c’était des fausses allégations, car je savais que je n’avais rien fait de mal. Or, avec l’appui des avocats, qui à l’époque, certains avaient cru en les accusateurs. Aujourd’hui, nous sommes dans une situation assez cocasse, car cette fois-ci ce sont certains avocats qui ont été accusés par certaines personnes. C’est le revers du médaille », estime-t-il.

Vishnu Bundhun soutient que ces avocats croyaient, tout en défendant des personnes qui font de fausses allégations,  que personne ne pourrait les atteindre un jour. « Or, qu’est-ce que nous voyons aujourd’hui ? Les allégations continuent à pleuvoir », dit-il.

L’ancien ministre de la Sécurité sociale a rappelé qu’il y a eu plusieurs allégations contre l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, où la police n’avait pas hésité à l’arrêter en se basant dessus. La cour, dit-il, a rayé 11 cas. « Les dommages causés à Navin Ramgoolam, sa famille et au niveau national et international sont graves et irréparables.  Tout comme moi, sa réputation est ternie. Jusqu’à présent, les accusateurs se promènent librement.  Dans mon cas, on a pris 15 ans pour prouver mon innocence. Et les accusateurs ont même demandé des excuses en cour suprême. Est-ce qu’on pourra rétablir notre réputation et honneur ? », se demande-t-il.

Il a déploré le fait que certaines personnes (pour un oui ou pour un non) font des déclarations pour ternir la réputation et aussi leur carrière. « Les avocats qui sont en train de faire face à cette situatio, savent ce qui se passe, car dans le passé, ils n’ont pas hésité à défendre des accusateurs même s’ils savaient que les allégations étaient fausses », a-t-il déclaré.

Soobash Hurree, vice-président de l’Observatoire de la démocratie :

 « Ceux qui font de fausses allégations doivent subir les conséquences »

 Le vice-président d’Observatoire de la démocratie, Soobash Hurree, affirme qu’il faut vérifier les allégations quand un individu fait des déclarations contre un autre, peu importe s’il est politicien ou membre du public. « La cour doit sévèrement pénaliser l’accusateur selon la gravité des allégations. Ceux qui font de fausses allégations doivent assumer leur part de responsabilité et subir les conséquences », dit-il.

Posted by on Aug 23 2017. Filed under Actualités, En Direct, Featured, Opinion. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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