Affaire Yerrigadoogate et L’Expressgate : Le DPP, Me Satyajit Boolell pourra-t-il donner son avis au Commissaire de police ou à l’ICAC ?



Une situation cocasse entre les hommes et les institutions qui interpelle sur fond de transparence et d’indépendance institutionnelle au centre d’un complot allégué…

C’est n’est un secret pour personne que le DPP, Me. Satyajit Boolell a été au centre de plusieurs situations délicates soit avec le présent gouvernement ou avec Ravi Yerrigadoo, Attorney General qui a été appelé à ‘step-down’.

D’abord, il y a eu l’affaire SUN TAN quand le DPP, Satyajit Boolell, s’était retrouvé mêlé à un cas de conflit d’intérêt et une enquête de l’ICAC, où il était représenté par l’avocat Hervé Duval Junior, le même, qui aujourd’hui représente le directeur des publications de l’express, Nad Sivaramen, dans le cas du complot allégué visant Ravi Yerrigadoo dans l’affaire L’Expressgate.

La deuxième situation n’est pas moins bizarre, avec le passage du budget du bureau du DPP sous la tutelle de l’Attorney General’s Office, dont le titulaire était ce même Ravi Yerrigadoo. Pour rappel, dans le passé, le budget du bureau du DPP était toujours sous la tutelle de l’Attorney General, jusqu’au moment où le régime travailliste, avec le gouvernement dirigé par Navin Ramgoolam, avait décidé de retirer le budget du DPP du contrôle de l’Attorney General pour donner une gestion totale au DPP quant à son budget.

Dans les deux cas, des voix s’étaient élevées pour crier à la vendetta politique.

Le dernier en date était un gros morceau, soit la tentative du gouvernement d’amender la Constitution pour rendre le DPP redevable, entre autres.

On connaît tous la suite, la cassure de l’alliance LEPEP avec le PMSD claquant la porte en décembre dernier.

Là aussi, on y voit une vendetta politique. Même si auparavant, Paul Bérenger en tant que Premier ministre entre 2003 et 2005 avait déjà fait ébaucher un amendement constitutionnel pour rendre le DPP redevable après son mécontentement dans l’affaire opposant L’Etat à Cehl Meeah, où le DPP d’alors, Me RAFFICK HAMUTH, avait décidé de ne pas donner suite à l’affaire résultant ainsi à la libération de Cehl Meeah.

Compte tenu de cette situation, est-ce-que le présent titulaire au poste de DPP qu’est Me Satyajit Boolell ou encore ses subordonnés sous sa direction pourront conseiller le Commissaire de Police ou encore l’ICAC dans ce qu’on appelle aujourd’hui l’affaire Yerrigadoogate et L’Expressgate.

Si Ravi Yerigoodaoo a été appelé à « step down » pour qu’il n’y ait pas d’ingérence ou encore une perception d’ingérence dans une enquête qui le concerne, qu’en est-il pour Me Sayajit Boolell ?

Cette situation interpelle plus d’un et remet SUR LE TAPIS le rôle des hommes au sein des institutions et la complexité que notre insularité peut engendrer dans des cas pareils.

Source : (www.topfmradio.com)

Posted by on Oct 2 2017. Filed under Opinion. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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