TOTTENHAM-LIVERPOOL, DES DÉTAILS QUI COMPTENT BEAUCOUP



Les 80 827 spectateurs présents au stade en fin d’après-midi ce dimanche ne s’étaient pas trompés : même si Liverpool et Tottenham n’ont plus gagné le championnat depuis longtemps, un duel entre ces deux équipes reste un choc. D’autant qu’avec Pocchetino à la baguette d’un côté, et Klopp de l’autre, on a là deux des équipes les plus agréables à voir jouer en Premier League. Sauf qu’à quelques détails près, les Spurs ont gagné facilement, laissant les Reds un peu plus loin des places européennes.

Bon sang, que le football est beau quand les deux équipes veulent jouer. Contrairement à la semaine dernière lors de Liverpool-Manchester United, on ne s’est pas ennuyé cet après-midi. Sans Mourinho pour garer le bus, on aura vu une rencontre qui partait de tous les côtés, avec tout ce qui fait le charme du football anglais : une ambiance de folie avec le record d’assistance dans l’histoire de la Premier League, de l’engagement, des courses folles et des buts. À l’arrivée, l’une des deux est cependant beaucoup moins bien payée que l’autre et, même si c’est sans doute un peu sévère, c’est totalement mérité pour Tottenham. Pourquoi deux si belles équipes se quittent-elles sur un tel score et se retrouvent-elles aussi éloignées au classement ? Cela s’explique dans des détails qui, additionnés, font des uns de potentiels champions, des autres d’éternels losers.

De l’efficacité, pardi !

La semaine passée contre United, Liverpool aurait pu gagner. Faute de réalisme, ils ont dû se contenter d’un point. Ce dimanche, Harry Kane n’a pas attendu pour montrer à ses adversaires comment on gagne des rencontres. En douze minutes, l’artificier anglais a planté un but et en a offert un autre. Deux occasions, deux buts, c’est quelque chose que Klopp rêverait d’avoir à Anfield. Oui, Son a ensuite vendangé deux occasions. Mais qu’importe, quand Dele Alli vient plus tard marquer le troisième et Kane un quatrième ? Dès que Liverpool a le ballon en attaque, on sent que quelque chose peut se passer, mais cela n’arrive que très rarement.

La dernière passe fait souvent défaut et, quand elle arrive, il manque un vrai 9 pour la foutre au fond. Mauvais placement ou mauvaise finition, caramba, encore raté. À l’inverse, côté Spurs, à peine le temps de se rendre compte qu’ils vont avoir une occasion qu’elle est déjà au fond. Kane en tueur en chef, épaulé par Son et Alli dans son dos, voilà ce qu’on appelle un distributeur automatique de buts. Le jour où Klopp verra son attaquant se trouver au bon endroit à chaque fois, comme le fait Kane sur le quatrième but, il pourra sans doute espérer mieux.

Une défense beaucoup trop fébrile pour le Big Four

« Ses défenseurs auront à chaque fois sa peau » , a lancé Gary Neville à la mi-temps de la rencontre, en parlant de Jürgen Klopp. Quand un entraîneur fait sortir son défenseur central à la 30e minute sans qu’il ne soit blessé, c’est souvent mauvais signe. C’est ce que Klopp a fait ce dimanche avec Lovren. Et pour cause : le défenseur croate a offert les deux premiers buts à Tottenham par sa passivité. Et sa sortie n’a pas changé grand-chose : on a beau répéter depuis les U10 qu’on ne remise jamais dans l’axe, Matip repousse le coup franc de Tottenham dans l’axe, à l’entrée de la surface, laissant le loisir à Dele Alli de placer sa volée. De l’autre côté, l’arrière-garde des hôtes de Wembley n’a souffert qu’une fois, et c’est presque pardonnable tant la passe d’Henderson était parfaite et tant Salah est rapide. Et sur le quatrième, c’est le gardien Mignolet, pourtant correct jusque-là, qui manque quelque peu sa sortie et permet à Tottenham de marquer à nouveau, alors que Lloris sort une superbe frappe de Coutinho quelques minutes plus tard.

Sur papier, les deux équipes n’ont pas réellement de quoi s’envier, et pourtant la rencontre d’aujourd’hui aura montré toutes ces petites choses que Liverpool n’a pas sur le terrain qui font des Reds des huitièmes en puissance, pendant que Tottenham assume avec brio sa deuxième place derrière Manchester City et se pose en candidat sérieux pour le titre. Une défense solide, un gardien fiable et un tueur devant, voilà ce que Klopp devra trouver pour espérer concurrencer ses adversaires du jour au retour. Mais ce sera difficile de trouver mieux que le prince Harry Kane : 29 buts en 2017, seul Lionel Messi a fait mieux.

Posted by on Oct 23 2017. Filed under Sports. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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