Meurtre à Petite Rivière…Une septuagénaire égorgée à son domicile par des voleurs



Ginette Belrose, une femme âgée de 70 ans, a connu une fin atroce mercredi à son domicile. Cette retraitée habitant Richlieu à Petite Rivière a été tuée à son domicile aux alentours de 16h. La victime était bâillonnée et portait une profonde entaille au cou. D’après la police, la septuagénaire aurait été tuée après un vol qui a mal tourné à son domicile. Les enquêteurs se penchent sur une piste de complicité interne.

La victime, mère de trois enfants, habitait seule dans une maison après la mort de son époux, il y a cinq ans de cela. Son fils résidait dans l’étage de la même maison. Née Samuel, Ginette Belrose habitait autrefois à cité Martial et s’était installée à la rue Iqbal, à Cité Richelieu, il y a 48 ans après la bagarre de 1968.  La vieille dame avait travaillé dans une usine de fabrication de vin dans la capitale avant d’ouvrir une boutique qu’elle occupait avec l’aide de son fils dans la journée.

C’est Curtis, le fils de la victime, qui a fait la macabre découverte lorsqu’il revenait du travail peu avant 17h. Il a constaté que sa mère gisait inconsciente sur le sol dans un couloir de la résidence. Ginette Belrose était bâillonnée et elle portait des blessures au cou. D’après l’autopsie, sont décès est attribué à une lacération provoquée par sa blessure au cou.

La police a confirmé la thèse de ‘foul play’ et selon les enquêteurs, Ginette Belrose aurait reçu la visite d’un groupe de cambrioleurs qui voulait faire main basse sur les bijoux et l’argent de la vieille dame. Les enquêteurs ont retrouvé deux couteaux de cuisine maculés de sang sur la scène du crime. Le malfrat les aurait utilisés pour agresser la septuagénaire.

Selon les recoupements, Rs 11,000 auraient été emportées de la maison. Des proches affirment   que ce n’est pas la première fois que la résidence de Ginette reçoit la visite de voleurs. La maison aurait été cambriolée, à deux reprises, par des malfrats. Des sommes conséquentes et des biens avaient été emportés. La police n’avaient pu identifier, ni arrêter les voleurs.

Curtis, le fils de la victime explique que sa mère a consacrée sa vie au travail pour frayer un chemin pour ses enfants. «Mo mama toulétan inn trimé pou nou. Zordi kan zot trouv enn ti lakaz, zot vini zot touy li. Bann-la inn kokin mem ».

Le fils de la victime, qui travaille dans un établissement hôtelier de Flic-en-Flac, a immédiatement remarqué que quelque chose clochait lorsqu’il est rentré. D’abord, la boutique que sa mère et lui tiennent était fermée. Il a franchi à la hâte le portail pour monter à l’étage,  mais lorsqu’il arrive dans le couloir qui mène à la cuisine, il découvre sa mère au sol. Il s’approche d’elle et s’aperçoit qu’elle a une entaille au cou. Effondré, il a poussé des cris et des appels à l’aide et les voisins se ont vite rappliqué.

Une proche de la victime, qui habite non loin, se dit traumatisée. « Mercredi, vers 16h10, j’ai entendu tante Ginette pousser des cris. Dans un premier temps, je n’y ai pas porté attention, mais après à peine quelques secondes, elle s’est mise à pleurer et elle criait à l’aide. Sans tarder, je suis sortie de la maison avec ma fille pour voir se qui se passait et au même moment, j’ai vu une autre tante partir et le fils de tante Ginette était déjà rentré. Il est ressorti de la maison, l’air bouleversé, et m’a dit que sa mère a été égorgée et qu’elle avait déjà rendu l’âme. Il m’a demandé d’alerter la police et je l’ai fait sans perdre de temps », explique cette proche, âgée d’une trentaine d’années.

La nouvelle de la mort de Ginette Belrose s’est répandue dans le quartier comme une traînée de poudre. Voisins et badauds se sont attroupés, tous étaient attristés et révoltés par la mort de la vieille dame. Des voisins racontent que Ginette était une femme gentille, mais avait souvent des altercations avec des clients. Notamment ceux qui faisaient des achats à crédit, mais qui ne payaient pas par la suite.

Les deux filles de la victime, qui étaient également sur le lieu ne cessaient de pleurer. « Ce n’est pas la première fois qu’un voleur s’attaque à ma mère. La troisième attaque lui a été fatale. Pourquoi ont-ils tué une innocente ? », s’interroge sa fille.

L’aînée de la famille, Doreta, 50 ans, entourée de plusieurs proches, est bouleversée et ne cesse de répéter : « kifer finn bizin tir lavi mo mama ». Avant d’ajouter : « ma mère était une femme très appréciée de son entourage. Parski mo mama finn deza atake par voler, monn dir li guet byen e ferm partou me zordi li nepli la ».

Après avoir recueilli des informations, les enquêteurs ont déjà dressé une liste de potentiels suspects. Ils comptent visionner les caméras de surveillance qui se situent dans la région pour recueillir davantage d’indices. Plusieurs unités des forces de l’ordre, dont la police scientifique, les limiers de la brigade criminelle de la Western Division et les effectifs de la Major Crimes Investigation Team (MCIT), s’étaient rendues sur les lieux. Le responsable du département médico-légal, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, avait également fait le déplacement.

 

 

Posted by on Nov 10 2017. Filed under Faits Divers, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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