Moralité:Une autre révolution signée Pravind Jugnauth en faveur des ti-dimounes pour le droit à l’emploi !



Ramgoolam et le PTR s’y était farouchement opposé au projet de Rama Valayden à l’époque

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth a piloté et fait voter des amendements majeurs à l’Equal Opportunities Act mardi dernier à l’Assemblée Nationale. Ces amendements visent à éliminer toute forme de discrimination basée sur le casier judiciaire d’une personne. Après la Negative Income Tax, Pravind Jugnauth vient démontrer une fois de plus qu’il a à cœur le sort des plus démunis de notre société.

Les récents amendements se situent dans le droit-fil du programme gouvernemental de l’Alliance Lepep aux dernières élections générales et du discours-programme 2015-2019. «In order to increase the employability of people convicted of minor crimes and misdeameanours, such records will cease to appear on their certificates of character after one year». Avec les amendements à l’EOC Act nous en sommes pas encore là, mais c’est déjà un pas énorme dans la bonne direction qui mérite d’être amplement salué.

C’est ainsi que les articles 10 et 11 de l’Equal Opportunities Act ont été modifiés afin de rendre impossible les discriminations fondées sur le casier judiciaire. Les employeurs ne pourront donc dorénavant plus prendre comme prétexte le casier judiciaire d’une personne pour lui enlever le droit à un emploi. La responsabilité de juger de la pertinence du casier judiciaire pour le poste qu’il se propose d’offrir un emploi repose donc sur l’employeur qui ne pourra plus plaider l’ignorance. Ainsi, si une personne a déjà pris de l’emploi dans une entreprise et que si ce n’est que plusieurs mois après que son employeur apprend qu’il avait un casier judiciaire, ce dernier ne pourra licencier l’employé de ce fait.

Les travailleurs sociaux sont unanimes à féliciter le Premier ministre pour ce changement majeur dans la politique du gouvernement. Depuis ces vingt dernières années, l’obtention d’un certificat de moralité était devenue un véritable casse-tête pour tous ceux qui se mettent en quête d’un emploi. Toutes les personnes ayant été trouvée coupables d’un quelconque délit même mineur, était de facto éliminé de la course à l’emploi car il ne servait à rien pour eux de postuler, les chances étant nulles d’obtenir du travail.

En 2005 avec l’avènement de l’Alliance Sociale au pouvoir et Rama Valayden en tant qu’Attorney-General, avocat pénaliste d’une grande expérience sur le terrain auprès des personnes qui vivent les pires difficultés, propose des changements majeurs au Certificate of Character Act dans le même sens.

Rama Valayden avait proposé que le casier judiciaire des personnes ayant été trouvées coupables de délits mineurs avec des peines de dépassant pas une amende de Rs.10 000, redeviennent vierges après une période de dix ans. Il avait aussi proposé que les délits ou une amende ne dépassant pas Rs.2, 000 ne figurent pas sur le certificat de moralité.

Toutefois Rama Valayden avait dû faire face à une opposition féroce venant des rangs du parti Travailliste et de l’establishment traditionnel qui gravite autour de ce parti planque au sein de notre fonction publique. Les conservateurs avaient mis le poison dans la tête du Premier ministre de l’époque avec toutes sortes de prétexte les uns les plus farfelus que les autres afin qu’il n’y a pas de progrès dans ce domaine.

Ainsi, les conservateurs obtiendront leurs revanches sur Rama Valayden en 2010 quand entre en scène l’Attorney-General, Yatin Varma. Ce dernier fidèle parmi les fidèles de Navin Ramgoolam et qui ambitionne de diriger le pays un jour bien qu’il soit jeune, a une vision des plus rétrograde sur les moyens à mettre en œuvre que ce soit pour combattre le trafic de drogue, la pauvreté ou encore la criminalité.

Yatin Varma est contre la dépénalisation du gandia, en faveur de la peine de mort et pour des mesures encore plus sévères que ce soit en termes de peine d’emprisonnement ou autre châtiment contre ceux qui fautent. La réhabilitation ou la réinsertion connaît pas !

Avec Yatin Varma à la tête de l’Attorney-General Office, les conservateurs avaient trouvé leur champion et il va sans dire qu’ils n’ont pas hésité à exploiter ce filon avec la bénédiction de Navin Ramgoolam qui lui n’a aucune conviction profonde dans quoique ce soit et il ne fait que suivre la direction du vent.

Yatin Varma viendra donc chambouler le bon travail effectué par Rama Valayden et apportera d’autres amendements au Certificate of Character Act que finalement, on est retourné à la case départ, même pire.

Avec les amendements, Varma le bureau du Directeur des Poursuites Publique en qui délivre les certificats de moralité, avait le devoir de mentionner tous les délits et autres amendes infligés au demandeur. Même ceux qui avaient bénéficié d’un ‘free pardon’ de la Commission de Pourvoi en Grace, d’un ‘conditional discharge’ ou d’un ‘absolute discharge’ d’une Cour de justice voyaient cette mention affichée sur le certificat de moralité. La loi Varma de 2012 balayait ainsi celle plus moderne et avant-gardiste de Rama Valayden de 2006. Ce fut un véritable gâchis, un recul net et clair avec la bénédiction de Navin Ramgoolam et de Xavier-Luc Duval.

Justement, Xavier-Luc Duval, mardi dernier à l’Assemblee Nationale, a tenté, une fois n’est pas coutume de se redonner une virginité politique. Il a ainsi proposé que les délits mineurs soient enlevés du casier judiciaire après cinq ans. Mais faut-il lui rappeler que quand Rama Valayden avait proposé cette mesure pour dix ans et non pas cinq ans, lui Xavier-Luc Duval n’avait jamais apporté le moindre soutien à l’Attorney-général de l’époque. Fidèle à lui-même, Xavier-Luc Duval qui était sur le front-bench, le no.3 du gouvernement, n’avait jamais levé le petit doigt pour prêter main forte à Rama Valayden face à ses adversaires au sein même du Cabinet ministériel ou face aux back benchers de l’Alliance Sociale à l’époque.

Xavier-Luc Duval ne voulait pas froisser Navin Ramgoolam et voulait à tout prix demeurer dans les bons papiers de ce dernier afin de jouir le maximum des délices du pouvoir. Il l’a si bien fait pendant neuf longues années à côté de Navin Ramgoolam et jamais au grand jamais nous ne l’avons entendu venir de l’avant avec la moindre proposition valable. Manque de courage ou lâcheté. Aujourd’hui en tant que leader de l’Opposition, un poste qu’il ne mérite pas, Xavier-Luc Duval ose venir faire la leçon au Premier ministre sur ce dossier.

Il ne faut pas oublier que quand Yatin Varma est venu de l’avant avec sa loi scélérate et rétrograde de 2012, Xavier-Luc Duval était ministre des Finances au sein du gouvernement de Navin Ramgoolam. Il était une fois de plus sur le front bench mais, il n’a pas protesté mais a préféré demeurer silencieux et jouir de sa position pour se remplir les poches, lui et ses proches.

Xavier-Luc Duval qui a partagé le pouvoir avec Navin Ramgoolam pendant neuf longues années, de 2005 à 2014 et de surcroît en tant que Senior Minister n’a pas le droit moral de parler de la loi sur le certificat de moralité. Il a d’abord laisse tomber Rama Valayden en 2006 quand ce dernier s’est battu contre vents et marrées pour faire adopter sa loi et ensuite Xavier-Luc Duval s’est fait le complice de Yatin Varma et de Navin Ramgoolam avec la loi de 2012.

Il faut aujourd’hui dire un grand bravo et félicitations au Premier ministre Pravind Jugnauth. En réfléchissant bien, nous pouvons sans nous tromper, faire ressortir que les amendements apportés à l’Equal Opporutinities Act sont de véritable ‘game changer’. Car le fait même d’exiger un certificat de moralité par un employeur deviendra suspect. Si une personne possède toutes les qualifications requises pour un job et que pour une erreur de jeunesse comme celui d’voir consomme du gandia,, l’employeur veut le pénaliser, cette personne pourra avoir recours à l’Equal Opportunities Commission pour dénoncer cette injustice.

La réinsertion et la réhabilitation sont deux points essentiels dans le combat contre la criminalité. Toutefois, il semblerait que certaines personnes prennent plaisir à négliger cet aspect pour se focaliser uniquement sur le côté répressif de nos textes de loi. Il est de très bon augure que le Premier ministre, Pravind Jugnauth ai adopte une vision plus juste, équitable et moderne sur le sujet.

Un jeune qui se trouve être très brillant dans ses études, mais qui a eu le malheur d’avoir été trouvé coupable de consommation d’un joint à l’âge de 16 ans ne peut porter ce fardeau durant toute sa vie et voir refermer devant lui toutes les perspectives de progrès et d’avenir. C’est sur cet aspect fondamental que Rama Valayden avait milité à l’époque et Pravind Jugnauth vient le rejoindre.

Merci et bravo !

Source Le Xournal.

 

Posted by on Nov 29 2017. Filed under Actualités, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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