Travail dans le port : le cri des Zanfan Roche-Bois



Leur revendication étant restée comme une lettre morte à la poste, le groupe Zanfan Roche-Bois a décidé de passer à une nouvelle étape de leur offensive. Plusieurs habitants de cette région se sont rassemblés, le mercredi 6 novembre, lors d’une conférence de presse au centre social Marie Reine de la Paix, pour faire parvenir leur décision d’aller de l’avant avec une série d’actions syndicales. En outre, une grève sans limite devant plusieurs instances telles que l’hôtel du gouvernement, le bureau du Premier ministre, le port et la MBC a été votée à l’unanimité par les membres de ce regroupement.

Les membres du groupe Zanfan Roche-Bois n’est pas prêt de décolérer. Ils déplorent que leur sort soit resté inchangé, malgré de nombreuses tentatives de négociation, pour obtenir un emploi dans le port. Pour eux, il est maintenant l’heure d’agir et leur représentant n’a pas oublié de faire mention de l’incident qui s’est produit à Maurice lorsque Kaya, un habitant de Roche-Bois, avait perdu la vie en prison. «Kan zanfan Roche-Bois bouzé, lil Maurice pou tremblé», devait lancer Johnny Latour.

L’habitant de Roche-Bois souhaite uniquement que les habitants de sa région cessent d’être boycottés et négligés quant au recrutement au sein de la Cargo Handling Corporation. Johnny Latour devait également souligner que c’est majoritairement la population générale qui fait les frais de cette situation. Pour lui, l’embauche des habitants de Roche-Bois dans le port ne serait que justice rendue, car la compagnie est abritée dans leur endroit et que ce sont leurs parents qui ont contribué au développement des activités portuaires.

Le président du groupe Zanfan Roche-Bois affirme que les habitants de cette région sont marginalisés car lors des derniers recrutements faits dans la zone portuaire, aucun enfant de la localité n’a été enregistré. Mais l’engagement d’embauche a, par contre, été offert à des personnes issus d’autres coins de l’île. Johnny Latour affirme également que les dirigeants du port ont tiré la nourriture de la bouche de leurs enfants en les privant de ce job.

Il dénonce dans la foulée que les recrutements dans le port se fasse uniquement par le biais de backing des ministres. Et il se dit révolté que ce sont seulement certains protégés qui jouissent du travail dans le port. Selon lui, le partage du gâteau ne se fait pas de manière équitable et la la population générale a été laissée à l’abandon. Et il martèle que les habitants de Roche-Bois ne sont pas d’accord avec un tel système.

De ce fait, des manifestations et des grèves sont prévues pour soutenir leur mécontentement. Les enfants de Roche-Bois menacent de camper devant toutes les institutions concernées pour des périodes illimitées et de crier leur exaspération jusqu’à ce que leurs doléances soient prises en considération. Ils prévoient aussi de faire barrage au bon déroulement des activités portuaires.

De son côté, Eliézer François, président du groupe MAM et ancien syndicaliste dans le port, a suggéré d’organiser un grand meeting. Qui consistera à rassembler les habitants de Roche-Bois ainsi que d’autres personnes de la communauté créole qui sentent que leurs droits sont lésés, pour faire comprendre à quel point leurs droits sont bafoués. Il a également demandé à l’Église catholique de prendre ses responsabilités en faveur des enfants de Roche-Bois.

Eliézer François a ajouté qu’il ne souhaite pas qu’il y ait un ‘désordre’ dans l’île mais il affirme qu’ils sont prêts à aller jusqu’au bout pour obtenir justice. «Le but n’est pas d’inciter à la violence mais nous ne pouvons pas garantir un comportement exemplaire de la part de tous nos membres», a lancé le nouveau porte-parole des enfants de Roche-Bois.

Après la conférence de presse, l’ancien ministre et syndicaliste, à l’issue d’une marche pacifique, est allé déposer une énième lettre au bureau du Premier ministre pour le prévenir des actions à venir. «Nou pa kone ki kapav arive. Me si bizin, nou pou mor pou ki nou zanfan kapav viv», a-t-il expliqué. Pour le leader du groupe MAM, deux alternatives s’offrent au Premier ministre, soit la paix sociale, la discipline et l’harmonie, soit le chaos et la révolution.

Posted by on Dec 11 2017. Filed under Economie, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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