Météo…Des averses encore au rendez-vous ce week-end



Les marchands de la foire Square Bruce à Curepipe déplorent le silence de la mairie 

Hausse des prix des légumes entre 20 % et 45%

 La pluie sera encore au rendez- vous  ce  week-end,  la station météorologique  de Vacoas prévoyant des averses sur toute l’île. En effet,  les nuages associés à la tempête tropicale modérée Ava  continuent à  influencer le temps local. Les averses pourraient être parfois d’intensité modérée à forte accompagnées d’orages et débordant parfois dans les autres secteurs. La météo prévoit des accumulations d’eau dans certains endroits. Depuis le début de l’année,  plusieurs parties de l’île ont été  touchées dont  le Sud, Est, Nord-Est et le plateau central. L’île a été copieusement arrosée et certains endroits, inondés.  Toutefois, cette situation contribue à améliorer le taux de remplissage de nos réservoirs ainsi que les nappes phréatiques.

Qui dit la pluie dit aussi inconvénients dans le train-train quotidien. En effet,  les marchands de la foire  Square Bruce à Curepipe ne sont pas contents du tout. La plupart d’entre eux estiment que la mairie de Curepipe  les a menés en bateau car les structures mises en place sont inadéquates en cette période de mauvais temps.  La situation devient intenable car l’eau envahit partout et  les marchands ne peuvent pas travailler convenablement. « Paye Rs 5000 la table et lors la ou bisin travaille dans la pluie cot clients sauver pe couma nou pou faire », fulmine Ahmed  un marchand.  Sanjay abonde dans le même sens. Il souligne que depuis bientôt deux ans, la mairie de Curepipe fait la sourde oreille. « A chaque  période de mauvais temps, nous faisons face à ce genre de situation. L’eau est partout. Je demande aux autorités de trouver une solution au plus vite. »

Des fruits de saison menacés

Les maraîchers sont inquiets pour leurs fruits et légumes. Les pluies abondantes de cette semaine n’arrangent pas leurs affaires. Certaines variétés commencent à pourrir. Pourtant la saison était bien partie avec des arbres fruitiers bien chargés, mais la pluie et la fraîcheur au moment où les fruits sont sur le point d’arriver à maturité remet tout en question. La pourriture commence à apparaître et certains fruits éclatent.

 Les cultures de plein champ très contrastées

La situation est compliquée pour les légumes comme la pomme de terre et la carotte. Lorsqu’il pleut, impossible de récolter, lorsqu’il fait beau la terre est tellement gorgée d’eau que la récolte est laborieuse et parfois ne peut pas se faire de façon mécanique. En outre, les légumes récoltés sont couverts de boue, il faut passer du temps à les laver. Les travaux d’entretien sont aussi dépendants des intermèdes secs. Et pourtant ils sont bien nécessaires car avec l’humidité, les mauvaises herbes pullulent. Les cultures sous serre souffrent elles aussi. Le manque de soleil se fait sentir également pour les légumes cultivés en serre : tomates, aubergines, poivrons. Ils ont du mal à mûrir.

Par contre,  les légumes  tels que les choux, poireaux, betteraves sont ravis de cette eau et de cette fraîcheur. La récolte à venir s’annonce bonne. Avec cette pluie, les  légumes connaissent déjà  une hausse considérable variant de 20% à 45 %. Un début d’année très difficile qui risque de peser sur le pouvoir d’achat des Mauriciens.

Hors texte

De la pluie artificielle aux UAE

Alors que Maurice fait face aux caprices de Dame Nature, aux Emirats Arabes Unis, on n’a pas de pluie mais on a des idées. Pour créer de la pluie artificielle, on y ensemence les nuages. Sous le soleil brûlant du désert à l’aéroport d’Al-Aïn, aux Emirats Arabes Unis, un avion à double hélice se tient prêt à décoller à la faveur d’un ciel couvert pour une mission d’ensemencement des nuages. Objectif: provoquer la pluie.

Dans ce pays qui figure parmi les plus arides au monde, tous les moyens sont bons pour capter de l’eau. Aussi, quand le ciel semble clément, des appareils Beechcraft décollent pour larguer des fusées qui injectent des cristaux de sel dans les nuages, afin d’augmenter la condensation et de liquéfier les éléments célestes.

Au sol, les spécialistes du Centre National de Météorologie et de Sismologie (CNMS), qui dirigent ce programme d’ensemencement un peu spécial, surveille l’évolution de la météo pour signaler aux pilotes le moment opportun pour un départ en mission. « Dès qu’ils voient des formations nuageuses convectives (liées à des poussées verticales d’air, ndlr), ils nous envoient vérifier et ensemencer les nuages », explique Mark Newman, pilote en chef adjoint au CNMS.

La pluie artificielle stockée dans des réservoirs

En 2010, quatre jours de fortes pluies par ensemencement des nuages ont apporté l’équivalent de la production de neuf ans d’une usine de dessalement à Abou Dhabi, souligne Omar al-Yazeedi. « Cela montre que d’énormes quantités d’eau pourraient être exploitées (…). C’est une ressource qu’on ne peut pas ignorer », dit-il. Des études montrent que l’ensemencement pourrait augmenter la pluviométrie de 5 à 70% en fonction des formations de nuages, selon le chercheur. Les Emirats cherchent aussi à récupérer l’eau de pluie au lieu de la laisser s’évaporer ou se déverser en mer. A cette fin, le pays a construit des barrages et des réservoirs pour recueillir l’eau qui coule dans les oueds. Au total, avec 130 barrages et digues, la capacité de stockage des Emirats s’élève à environ 120 millions de m3, selon un rapport ministériel, un volume conséquent pour un pays particulièrement aride. C’est bien simple, « nous ne voulons pas perdre une seule goutte d’eau », résume le directeur exécutif du CNMS, Abdallah Al-Mandoos.

Posted by on Jan 8 2018. Filed under Edito, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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Air Mauritius - Financial Results for the 3rd Quarter of financial year 2016-17



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