Sécurité routière …La vie est trop précieuse



Une seconde peut faire basculer votre vie, tout briser, anéantir votre futur, vos rêves et stopper votre avenir en plein vol. Un « banal accident de la route ». Que vous soyez victime ou coupable, l’hécatombe est là. Terrifiante, inacceptable, et pourtant, après cette seconde, rien ne sera jamais plus comme avant. 2017 : plus de 140 morts sur nos routes. Et l’année 2018 a mal démarré avec le départ tragique des frères Zinedine et Falahuddeen Phutully. Ces deux habitants de Stanley, Rose-Hill, âgés de 18 et 24 ans respectivement, sont morts dans un accident de la route survenu à St-Jean, Quatre-Bornes, vers 4 heures du matin le lundi 1er janvier dernier.

Alors que la fête bat son plein, il y a plus de 500 familles qui sont directement ou indirectement liées à la perte d’un de leurs proches. Dans chaque coin et recoin de l’îIe, des accidents de la circulation ont laissé des séquelles. Ils sont Paul, Devina, Mohammed,  Ah-Yan, Poligadoo, Moorooghen et Anasthasia entre autres. L’accident de la route ne frappe pas la taille, la couleur ou l’âge. En cette période, tous auront une pensée pour ceux et celles qui ont quitté ce monde dans  des circonstances tragiques.

La sécurité routière doit rester la priorité des priorités pour chaque citoyen de ce pays. L’accident de St Jean est venu corser une note déjà très salée en cette période de fête. Ce n’est un secret pour personne que parmi les principales causes des accidents de la route demeurent l’alcool, la vitesse, le non port de la ceinture et l’usage du téléphone au volant. Hormis cela, les traumatismes sont nombreux; on retrouve les fracture osseuses, les pertes de membres, les articulations détruites ou encore les lésions neurologiques, de la moelle épinière voire même les blessures médullaires. La liste est trop longue. L’accident de la route est l’affaire de tous. Chaque jour, il y a 140 000 blessés sur les routes du monde. Plus de 3 000 personnes meurent et 15 000 environ resteront handicapées à vie. Chacune de ces victimes a de la famille, des amis, des voisins, des collègues ou des camarades de classe qui vont également en souffrir, du moins sur le plan émotionnel.

 

Dans deux ans, les experts prévoient  une augmentation de 60% du nombre des personnes tuées ou handicapées sur les routes du monde

Les familles luttent contre la pauvreté lorsqu’elles perdent celui ou celle qui assurait leur subsistance, ou lorsqu’elles doivent assumer la charge financière supplémentaire que représentent les soins des handicapés. Si les chiffres actuels sont déjà alarmants, les tendances le sont encore plus. Si elles se confirment, on assistera d’ici à 2020 à une augmentation de 60% du nombre des personnes tuées ou handicapées sur les routes du monde. Les accidents de la circulation seront alors l’une des principales causes de morbidité dans le monde. Ce fardeau pèse le plus lourdement sur les pays à faibles revenus et à revenus intermédiaires où l’on recense aujourd’hui 90% des décès et des incapacités résultant d’accidents de la route. Cette proportion devrait bientôt passer à 95%.

L’accident de la route n’est pas une fatalité.

Il faut l’avouer haut et fort. L’accident de la route n’est pas une fatalité, pour rappeler une vérité importante qui donne des raisons d’espérer : on peut éviter les accidents de la circulation si l’on reconnaît qu’ils constituent un grave problème de santé publique et si les gouvernements prennent les mesures qui s’imposent pour les éviter. Toute vie humaine est un don précieux qui vient directement de Dieu. Personne ne peut produire une autre vie humaine tout seul, à la manière d’un artiste produisant une peinture, ou d’un maçon faisant un mur. La vie humaine provient de l’union d’un homme et d’une femme, union souvent bénie par la conception d’un enfant. Cette vie est trop précieuse.

L’accident est un véritable fléau qui frappe à n’importe quel moment. D’ailleurs, un enfant innocent meurt toutes les 3 minutes sur les routes du monde. Et en cette période de fête, l’alcool coulera à flots. Il vous faudra faire un choix : boire ou conduire. Il vaut mieux arriver en retard chez un ami qu’en avance dans l’au-delà. La police va être dix fois plus vigilante. Encore plus de barrages routiers et des contrôles plus stricts sur les routes sont prévus. « Ne buvez pas lorsque vous allez prendre le volant ». Alors, gardez le contrôle en tout temps.

Posted by on Jan 8 2018. Filed under Featured, Société. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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