Breakfast Forum…La bonne gouvernance au centre d’une discussion entre acteurs de l’économie mauricienne



Le Mauritius Institute of Directors a organisé un « Breakfast Forum » avec le thème la gouvernance d’entreprise à l’ère post-Covid. Parmi les panélistes, on retrouve les pontifes du secteur privé dont Amedée Darga, Managing Director at StraConsult Africa Business Development Services,  Aruna Radhakeesoon, Chairman of the National Committee on Corporate Governance,  Shella Ujoodha, CEO of the Mauritius Institute of Directors et Arnaud Lagesse, Group CEO de IBL.

Analysant les actions du gouvernement, Amedee Darga a raconté une anecdote concernant la manière dont le gouvernement recrute ses directeurs pour justifier les propos tenus qui étaient que le gouvernement recrute mal ses employés et que ça devrait être revu pour que les entreprises publiques soient plus fructueuses. 

 Amedee Darga raconte donc qu’on lui avait reproché d’avoir poster une l’offre d’emploi vacant de directeur dans une entreprise publique au grand public.  Qu’il avait été réprimandé et on lui a dit que le poste du directeur devait être attribué à une personne que le gouvernement de l’époque connaissait déjà et pas n’importe qui du public. Il rajoute même que quand un candidat avait été choisi, on lui avait dit que ce candidat faisait partie du parti opposant au gouvernement de l’époque et que ça posait donc des problèmes.

Parlant de recrutement, la manière dont les firmes privées recrutent leurs employés aussi a été discutée. Une question à propos de la manière que IBL recrute ses directeurs a été posée à Arnaud Lagesse. Ce dernier a expliqué qu’IBL recrute ses directeurs à travers des entreprises qui ont déjà des profils pour l’emploi et qu’ils ne postent pas d’annonce au grand public mais que les candidatures restent quand même relativement ouvertes. Arnaud Lagesse a aussi stipulé qu’il ne regarde pas le genre quand il s’agit de recrutement. Mais le profil de la personne et ses qualifications qui sont les plus adaptés pour le poste de directeur. Ce dernier s’est montré très volubile contre le gouvernement. Le tout-puissant patron d’IBL se dit contre le fait que le gouvernement se permettre de réguler la politique du dividende. Pour lui, c’est le conseil d’administration des entreprises qui doivent décider de payer ou non ses actionnaires.

La diversité de genres au sein des entreprises a été un autre sujet houleux où Aruna Radhakeesoon n’a pas hésité à donner son avis. Étant la seule femme panéliste, elle a défendu son genre et a relevé les inégalités en termes de diversité qui sont toujours présentes aujourd’hui au sein des entreprises.

 « Ce n’est plus possible qu’il y a que 20 % de femmes sur les bords de direction, il devrait avoir autant de femmes que d’homme donc 50 50 »

 Elle a continué par dire que l’excuse qu’il n’y a pas assez de femmes sur le marché pour le métier est fausse, et elle avance qu’il y a des femmes qualifiées et qu’il faut juste leur donner la chance.

Megan Etiennette

NDLR : L’argument d’Arnaud Lagesse sur les dividendes ne doit pas être vu en isolation. Si une compagnie ou un conglomérat bénéficie de l’aide de la Mauritius Investment Company, soit de l’argent public, c’est tout à fait normal que cette instance ait un droit de regard sur ses activités, y compris sa générosité quand il s’agit de paiement de dividendes. La création d’un fond à partir des profits d’entreprises durant les bonnes années s’avèrent nécessaires également pour faire face aux périodes difficiles ou imprévues.

Posted by on Jan 24 2021. Filed under Actualités, Economie, En Direct, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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