Importation des Tocilizumab et Molnupiravir…Rs 9,30 l’unité : rêve ou fantasme ! Alice au pays des merveilles



‘’L’importance c’est de sauver la vie des gens’’, estime-t-on

  • La compagnie CPN a bel et bien agi sur une base humanitaire pour aider les hôpitaux
  • ‘’Pourquoi le cartel impliqué dans l’importation des médicaments veut-il éliminer le CPN ?’’, se demande-t-on

De nombreuses personnes n’apprécient guère les critiques acerbes contre la compagnie CPN, qui a importé les médicaments, dont le Tocilizumab pour aider l’hôpital ENT à sauver la vie des gens. Les critiques ne sont nullement justifiables, quand on se base sur la démarche de la compagnie CPN Distributors qui a agi sur une base humanitaire et comme un vrai patriote pour servir le pays mais aussi les citoyens au mieux de leur capacité surtout quand d’autres compagnies n’ont pu le faire.

Il faut se rappeler que l’appel d’offres a été lancé au début du mois de novembre 2021 pour l’achat de Tocilizumab. C’est une compagnie privée Trident qui avait décroché le contrat. Toutefois, elle n’a pu respecter le délai pour la livraison. Ce qui a poussé, le vendredi 8 novembre 2021, le ministère de la Santé à chercher hâtivement ce médicament pour des patients sévèrement atteints et hospitalisés à l’ENT. D’autant que ce médicament très coûteux n’est pas disponible sur le marché local. Où est le crime quand on veut sauver des vies humaines ? Qu’est ce qui prime les procédures ou la vie des gens ?

Il faut bien le dire quand Trident n’a pas pu fournir le Tocilizumab aux autorités concernées, que ces derniers n’avaient pas d’autres choix que de solliciter les services des autres firmes dont la compagnie CPN pour faire la livraison de Tocilizumab au ministère de tutelle. Ainsi, la CPN a offert ses services rapidement, soit à la demande express, du département de la Santé. Et la CPN a déployé tous les moyens nécessaires concernant la fourniture des doses de ce médicament et ce de manière rapide.

Le moins que l’on puisse dire c’est que les procédures de l’importation ne sont pas si importantes comme le pensent certains surtout quand il s’agit de la vie des gens dans des moments difficiles et critiques. De ce fait, la CPN a agi promptement quand on lui a demandé de fournir une livraison de Tocilizumab. Car la vie des gens passe avant tout et est primordiale pour ladite compagnie.

Younous Ravate, consul de Maurice à La Réunion : « C’était un samedi et tout était fermé chez nous »

Aussi, il faut souligner que c’est grâce à l’intervention du consul honoraire de Maurice à la Réunion, Younous Ravate, ou bien encore à la compagnie d’aviation Air Austral qu’on a pu recevoir le Tocilizumab un samedi, soit vers 3h 45 du matin dans notre pays. L’ENT ainsi que tous les hôpitaux de l’île avaient rapidement, soit vers 05h00, reçu ces médicaments pour sauver la vie de plus de 80 personnes.

Aussi, selon nos renseignements, la compagnie CPN n’aurait pas bénéficié de gros profits contrairement à ce que disent certains. Elle aurait payé que les frais d’importation de Tocilizumab pour aider les gens qui sont malades à continuer à vivre aussitôt que possible. Elle n’a exigé que le prix auquel, elle a acheté ces médicaments. « L’important c’est de sauver la vie des gens, qui sont malades », estime-t-on.

Il faut aussi faire ressortir que dans une déclaration à la presse, Younous Ravate, explique qu’effectivement des officiers du ministère mauricien de la Santé l’avaient contacté pour qu’il facilite l’importateur dans ses démarches pour le Tocilizumab. « C’était un samedi et tout était fermé chez nous. Cela m’a été difficile, mais j’ai été grandement aidé par le Préfet qui m’a ‘’donné’’ son Chef de Cabinet pour les démarches au niveau de la douane et de la police’’, a-t-il soutenu.

Cette affaire de l’importation de Tocilizumab par la compagnie CPN suscite de nombreuses interrogations de part et d’autre. « Pourquoi ce cartel ou le monopole concernant l’importation des médicaments dans notre pays ? Est-ce que ce domaine est chasse gardée uniquement pour une poigné des personnes ou pour une section des importateurs ? Veut-on éliminer ou se débarrasser de la CPN Distributors ou des autres qui tentent de casser le monopole et la chasse gardée de certains. Faut-il que des fonctionnaires paient le prix pour avoir aidé le ministère à sauver des vies ?’’, se demandent certains.

Younous Ravate, consul honoraire de Maurice à La Réunion, a confirmé, dans des déclarations de presse, que des officiers du ministère de la Santé l’ont contacté, le samedi 9 novembre 2021, pour faciliter l’importation du Tocilizumab. Et cela s’est fait en quelques heures. CPN avait offert ses services à la demande express, du département de la pharmacovigilance de la Santé.

« Effectivement des officiers du ministère mauricien de la Santé m’avaient contacté pour que je facilite l’importateur dans ses démarches pour le Tocilizumab. C’était un samedi et tout était fermé chez nous. Cela m’a été difficile, mais j’ai été grandement aidé par le Préfet qui m’a « donné » son Chef de Cabinet pour les démarches au niveau de la douane et de la police. » soutient Younous Ravate.

Il ajoute ceci : « Le ministre m’a personnellement appelé par la suite pour me remercier et m’a dit que votre Premier ministre m’en était bien reconnaissant et qu’il était au courant ».

 Rien de plus normal quand un pays ami nous vient en aide. On ne comprend pas l’hystérie de certains autour de ce dossier. Des enquêtes sont en cours et laissons la justice faire son travail.

Toutefois, il est important de rappeler la PNQ du 9 novembre dernier quand Xavier Luc Duval déplorait l’absence de ‘pre-order’ de Molnupiravir. « Not one single stock! And Molnupiravir, Mr Deputy Speaker, Sir, many, many countries have pre-ordered; countries like Australia, Malaysia, USA, Singapore, all these have pre-ordered. In Mauritius, zero pre-order… »

Qu’aurait-fait un businessman digne de ce nom alors ! A moins que comme l’a dit Inside News, il y a eu d’autres considérations.

Sur Inside News

Affaire Molnupiravir : entre déception, frustration ou vengeance ?

« That is what the Mauritian people rightly call incompetence… » : c’est ce qu’avait déclaré le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, à l’Assemblée nationale, le mardi 9 novembre. Des propos tenus à l’issu des réponses fournies par le ministre de la Santé, Kailesh Jagutpal, dans le cadre de la Private Notice Question (PNQ) ce jour-là.

Le débat portait sur l’achat de médicaments, destinés au traitement des patients atteints de la Covid-19, tels le Molnupiravir. Un sujet polémique et dont les achats font l’objet d’une enquête par les officiers de la commission anticorruption. D’autres médicaments étaient aussi mentionnés, tels le Ronapreve ou le Tocilizumab.

Xavier-Luc Duval s’indignait, avec raison, du fait que le gouvernement mauricien n’avait pas encore passé des pré-commandes pour lesdits médicaments destinés aux traitements des patients contaminés à Maurice.

Toutefois, bien que depuis une semaine les interrogatoires de plusieurs employés du ministère de la Santé ainsi que celles d’autres protagonistes se succèdent, des questions subsistent.

Si les enquêteurs de l’Independant Commission Against Corruption (ICAC) tentent de faire la lumière sur la manière, dont les commandes de Molnupiravir ont été effectuées, certaines sources affirment qu’un ou « des » membre(s) de l’opposition aurai(en)t vu leur plan déjoué en ce qu’il s’agit de l’achat dudit médicament, car ils auraient, semble-t-il, voulu avoir la main sur cette petite affaire qui aurait rapporté gros.

Tout le nécessaire avait déjà été fait, disent-elles, pour qu’une société « écran » basée aux Seychelles s’en occupe pour le plus grand bonheur des intéressés.
« Tapp plin… »

Il est bon de préciser que contrairement à Maurice, il n’y a pas de limitation sur la marge de profit lorsque l’on parle affaires dans l’archipel. Raison pour laquelle l’on s’interroge sur le fait que ce soit, probablement, le rejet de la demande de permis qui pourrait être la source de bien des maux.

In fine, « faut-il, en politique, parler de loyauté ? » comme se le demandait, avec raison, Raymond Barre, économiste et homme d’État français ?

La question mérite d’être posée.

NDLR: Les lecteurs ont pris note que le fameux comprimé Molnupiravir à Rs 9 défendu bec et ongle par l’Opposition n’est toujours pas disponible. Anne ma sœur Anne, ne vois-tu pas venir les comprimés à Rs 9 l’unité…sont-ils toujours chez Alice au pays des merveilles ? Nous y reviendrons !

Hors-Texte :

Arrestation de Naeck et Jawaheer – Me Neelkanth Dulloo : « L’opinion publique est en faveur des deux fonctionnaires »


Me Neelkanth Dulloo, l’avocat de Doorgeshsingh Jawaheer, dit constater que l’opinion publique est en faveur des deux fonctionnaires qui sont provisoirement accusés de «using office for gratification » dans l’affaire de l’achat du médicament Molnupiravir par le ministère de la Santé. Il soutient que l’enquête vient de débuter et que cela prendra quelques années avant qu’elle soit bouclée.

Pour le reste, il affirme que son client a rejeté les accusations faites à son encontre.
Me Neelkanth Dulloo, s’est confié à la presse après la comparution de Doorgeshsingh Jawaheer en cour de Port-Louis,  le mercredi 29 décembre.

Pour sa part, Me Rajesh Unnuth, l’avocat de Brijendrasingh Naeck, a également déclaré que l’enquête est loin d’être complétée et que son client compte prendre rendez-vous avec l’ICAC, dès la semaine prochaine, pour donner de plus amples renseignements et des éclaircissements dans cette affaire. Selon lui, la charge légale ne tiendrait pas en cour de justice.

Pour rappel, Brijendrasingh Naeck et Doorgeshsingh Jawaheer, Principal et Senior Pharmacist du ministère de la Santé, ont été arrêtés puis relâchés contre une caution de Rs 35 000 chacun. Ils sont provisoirement accusés de «using office for gratification » dans l’affaire de l’achat du médicament Molnupiravir par le ministère.

Hors-texte

Rs 9,30 l’unité le Molnupiravir : rêve ou fantasme !

Le communiqué à dormir debout d’Emcure Pharmaceutical

Sigma avait attiré l’attention sur les offres publiques : « Abnormally low tenderLow-priced tenders are “too good to be true” »

A l’heure où un Panadol se vend à Rs 11 l’unité, Emcure Pharmaceutical et son représentant Mauritius Pharmacy Ltd maintiennent le prix de Rs 9,30 l’unité pour la fourniture de 800 000 comprimés de Molnupiravir. Toutefois, jusqu’ici ces comprimés ne sont pas encore livrés. Le fournisseur ayant réclamé un délai pour la livraison au ministère de la Santé. Son laboratoire en Inde a rencontré des soucis d’ordres logistiques. Est-ce que les patients doivent l’attendre éternellement au nom des procédures ? C’est là, toute la différence des pourfendeurs de CPN Distributors Ltd, qui se montrent extrêmement compréhensible dans ce cas. Récemment sur Ion News, l’un des invités avait questionné le Country Manager de Glenmark Pharmaceuticals, Vikash Vencatasamy. Il intervenait il y a quelques semaines lors de l’émission, l’Heure du Débat avec Vinay Ramkhelawon sur ION News, autour de la controverse autour de l’achat du Molnupiravir qui a fait couler beaucoup d’encre. L’importateur a expliqué les procédures d’achat et ajouté que celles-ci sont très strictes. Toutefois, ce dernier s’interroge quant au prix, qui pose problème, selon lui. “En tant qu’importateur, je me demande si le prix (ndlr : Rs 9, 30) est correct. Parce que en tant qu’importateur, le fret aérien tourne autour de Rs 550 le kilo. Aller proposer un médicament, en dessous du coût du fret me paraît un peu bizarre. Il y a une enquête en cours…Quand on regarde les autres compétiteurs, le prix varient de Rs 40 à Rs 50. Comment il a pu l’avoir à Rs 9.30, moi je me pose des questions. Est-ce que le prix est correct avec le fret aérien ? Si on prend le prix de référence de Merck à U$D 700 en Amérique, donc le prix de Rs 79 est correcte.  Même si le fournisseur à ‘quote’ à Rs 70 ou Rs 100 c’était son droit en raison du prix qu’il l’a acheté. L’importateur fait une offre, si tu vois que c’est correct, c’est une question de l’offre et de la demande. Si toutes les procédures sont correctes, je ne vois pas le pourquoi de cette affaire », a-t-il fait ressortir

Dans un document sur les appels d’offres signé SIGMA, Public Procurement Brief, la firme de consultant s’inquiète sur les, « Abnormally low tenderLow-priced tenders are “too good to be true” and will be very poor value for money or will not be delivered at all ». Poursuivant le rapport explique:  »The lowest price, however, is not always the offer that is the best value for money in the long term. »

Voici un extrait: “The activities of public institutions and the decisions made by them should be governed by the pursuit of objectives in the public interest and by the need to spend public funds efficiently. Public procurement decisions and activities are no exception, as a significant part of taxpayers’ money is spent in this way.

In many cases, procurement decisions are made on the basis of the lowest price, which is a permitted award criterion falling within the concept of the “most economically advantageous tender”. Contracting authorities may argue that the least expensive offer ensures the achievement of the important financial goal of budgetary savings. The lowest price, however, is not always the offer that is the best value for money in the long term.

The 2014 Public Sector Directive (the Directive)1 acknowledges this fact by requiring that “contracting authorities shall base the award of public contracts on the most economically advantageous tender”. The Directive also provides a framework for the use of life-cycle costing and other cost-effectiveness approaches, encouraging contracting authorities to consider more than just the initial purchase price and to take into account qualitative issues in their evaluation of tenders.

In the current economic climate, there is often keen competition between economic operators, which submit competitive, low-price bids in order to secure work, retain employment and maintain their presence on the market. Low prices can, potentially, result in significant financial benefits to contracting authorities. It may also be the case that low-priced tenders are “too good to be true” and will be very poor value for money or will not be delivered at all. It is in this context that the concept of “abnormally low tenders” arises. “»

Posted by on Jan 1 2022. Filed under Actualités, Economie, En Direct, Featured, Sci-Tech. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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