LE BAYERN FESSE (ENCORE) ARSENAL
Dans un match à sens unique, les Bavarois auront connu quelques difficultés, très limitées tout de même, en première période, avant de passer la seconde après la pause pour littéralement déposer les Gunners, 5-1. Et vu la physionomie de la rencontre, difficile de ne pas imaginer le Bayern en quart de final dans trois semaines.
Bayern Munich 5-1 Arsenal 
Buts : Robben (11e), Lewandowski (53e), Thiago Alcantara (56e et 63e) et Müller (83e) pour le Bayern // Sanchez (30e) pour les Gunners
Les mains sur les hanches. Les regards dans le vide. Les têtes pleines d’interrogations. Bref, les visages londoniens affichent tous la même expression. Après quarante-cinq minutes à tenir tête à l’ogre bavarois (1-1), les Gunners viennent de s’effondrer. En dix-huit minutes. Le temps pour le Bayern de revenir des vestiaires et de passer aux choses sérieuses. En inscrivant trois buts. Et celui d’Alcantara (63e), le quatrième de la soirée côté munichois, vient donc mettre fin à un suspens auquel personne ne croyait vraiment. Un but qui résonne comme un coup de massue. Comme une élimination déjà actée. Et voilà que l’histoire se répète encore. Et encore. Au grand dam d’Arsenal.
Arsenal s’en sort bien
S’ils ont l’habitude de se faire bastonner par le Bayern depuis quelques années en Ligue des Champions, les Gunners peuvent au moins débarquer sur la pelouse de l’Allianz Arena avec en tête l’exploit du PSG hier. La possibilité de croire à l’impossible, en somme. Sauf que sur le terrain, la hiérarchie est très vite respectée. Le Bayern, pourtant plus faible que lors de ces dernières saisons, impose très vite ses règles. Et elles sont assez dures. Ultra dominateurs, les Bavarois ne mettent pas plus de onze minutes pour ouvrir le score. Comment ? Bah de façon très classique. Robben récupère le ballon sur le côté droit, repique dans l’axe, et trouve la lucarne opposée d’un enroulé splendide. Du classique, quoi. Privés de ballon, les Anglais ne voient pas le jour. Et pourtant, la lumière finit par arriver pour eux. De façon un peu contestable, certes. À savoir un contact litigieux entre Lewandowski et Koscielny dans la surface allemande sur lequel l’arbitre n’hésite pas à siffler penalty. Alexis Sanchez prend ses responsabilités, en s’y reprenant à trois fois. Chacun sa façon de tirer un péno, après tout. Dans la foulée, l’arbitre oublie un de siffler une main évidente de Bellerin dans sa surface et les Gunners peuvent regagner les vestiaires avec le sourire, bien incapables, eux-mêmes, de savoir comment ils ont fait pour ne pas prendre une valise.
Le Bayern en rouleau compresseur
La seconde période vient tout juste de débuter que la première mauvaise nouvelle débarque pour Arsenal : Koscielny est obligé de céder sa place à Gabriel sur blessure. La deuxième arrive quatre minutes plus tard, à la 53e, avec cette tête victorieuse de Lewandowski. Les Munichois viennent tout juste de prendre l’avantage qu’ils s’empressent déjà de faire le break par Thiago Alcantara, trois minutes plus tard. Après avoir survécu de façon incompréhensible aux 45 premières minutes, les Gunners s’effondrent littéralement. Et continuent même de couler avec ce nouveau but bavarois juste après l’heure de jeu. Toujours l’œuvre de l’ancien Barcelonais. Quatre buts à un, les Londoniens sont au tapis, inconscients. Leur objectif est désormais de limiter la casse. Pour le geste seulement, tant les dégâts paraissent irréversibles au vu de l’écart de niveau entre les deux équipes. Peu conciliants, les locaux n’ont toutefois pas l’intention de ménager leurs invités et Müller, tout juste entré en jeu, vient même ajouter un cinquième pion à deux minutes de la fin de la rencontre. Histoire d’acter la qualification. Déjà. Les années passent et se ressemblent tellement pour Arsenal. Pour le plus grand bonheur du Bayern.












