EDITO-La liberté d’expression a une limite!



Il n’est pas dans nos habitudes de citer nos confrères et nous ne sommes pas des donneurs de leçons. Que celui qui n’a point pêché nous jette la première pierre reste une philosophie à laquelle nous nous plions. Mais, ce qui se passe sur la Facebook page d’un quotidien matinal, qui ne peut avoir échappé à la vigilance de ceux qui l`administrent, ne fait pas honneur à la presse. Nous sommes, pour le moins indignés. 

Nous passons sur plusieurs textes de nos confrères d’ici et d’ailleurs régulièrement, mais ce que nous avons vu sur un des posts de ce matin, est inadmissible. Sans doute, nos amis de cette publication réaliseront la portée de la colère, l’indignation, la peur et l’inquiétude lorsqu’ils prendront connaissance du post d’un certain Kone Man concernant le mouvement de l’activiste, Bruneau Laurette. Il n’est pas le seul. Des commentaires des plus honteux, diffamatoires et outrageuses par rapport aux enfants et à l’épouse du Premier ministre. 

Des remarques lâches, blessantes et qui donnent une idée de l’esprit calomnieux, sinon vicieux du personnage. Un personnage vraiment ultra dangereux qui se cache derrière l’anonymat et qui fait honte à la société. Effectivement, à EST PRESSE, nous condamnons et condamnerons TOUS les posts à caractère raciste, sectaire et communal sous toutes ses formes et qui n’ont pour objectif que de mettre en péril le tissu social de notre jeune République. 

Oui, nous avons le droit de ne pas aimer, de ne pas être d’accord avec tels politiciens, tels partis politiques, tels groupes, de contester leurs actions. Mais, cela ne nous donne pas le droit de les insulter, de les traîner dans la boue, de les calomnier et encore moins, d’en faire autant avec leurs proches. Il y a une limite dans la vie. Il y a des pas à ne pas franchir.

La liberté d’expression a une limite. Le Parquet, l’IBA, l’ICTA, la police, la presse et même le Media Trust, devraient se concerter et venir de l’avant avec des mesures strictes pour non pas freiner l’allure de ces posts insultants, mais tout simplement les interdire sur Facebook et les autres réseaux. La loi doit être revue au plus vite avec des peines bien plus sévères pour ceux qui la transgressent.

La presse, miroir de la société par excellence, doit, elle, se montrer plus responsable, plus vigilante, plus juste et enfin contribuer à construire et consolider la paix sociale et non se poser en fer de lance pour allumer le feu. 

Samedi dernier, notre confrère de Radio Plus, Nawaz Noorbux, a lui aussi exprimé son concern et sa colère contre ce qu’il découvre depuis quelques temps sur les réseaux sociaux. Il n’est certainement pas le seul parmi ces opinion leaders qui, comme nous, s’indignent. Mais, au moins lui, il a eu le courage de le faire ressortir ouvertement sur les ondes, de dénoncer publiquement ces malpropretés et de demander une prise de conscience. 

Avons-nous des gens dans la presse qui veulent voir le pays à feu et à sang, qui veulent vivre à l’heure des affrontements communaux ? Je serais encore plus indigné si la réponse est positive. 

A mes chers confrères, responsables des titres en ligne surtout, de grâce, contrôlez, passez aux cribles, supprimez, interdisez les écrits pourris de ces lecteurs pyromanes. Mettons ces malfrats hors d’état de nuire au plus vite. 

Aux politiciens de ce pays également, soyez vigilants en tout temps. Surtout concernant vos pages en ligne, vos commentaires et ceux de vos followers. Et le pays vivra alors comme nous voulons nous aussi vivre. En parfaite harmonie, tranquillement, librement et sans contraintes. Agissons avant qu’il ne soit trop tard. La haine, raciale ou pas, ne nous mène nulle part. A bon entendeur.

Stellio Antonio

Posted by on Sep 28 2020. Filed under Edito. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Leave a Reply

Search Archive

Search by Date
Search by Category
Search with Google

Photo Gallery

Copyright © 2011-2016 Minority Voice. All rights reserved.