Covid-19…Qu’est-ce que ça coute de se protéger ?



Les cas locaux de Covid19, recensé au sein des trois clusters : (i) au sein de l’entreprise SKC Surat à Wooton, (ii) chez la famille Gungah à Forest-Side et (iii) le Curepipe College relié au cluster Gungah, ont apporté au cours de cette semaine un remous dans la population. Bien qu’il n’y ait pas lieu de céder à la panique ou de réagir impulsivement, des initiatives entreprises à la fois par nos dirigeants politiques ou même religieux, ont néanmoins démontré que le pays est dans une phase sensible. Certes, les efforts nécessaires sont faits par les autorités concernées pour empêcher qu’il y ait une deuxième vague de la pandémie à Maurice, à travers une opération de traçage délicate et pointue. Mais, cela ne veut pas forcément dire qu’on est hors de danger ou qu’on peut continuer de baisser la garde, pensant que les autorités s’occuperont de tout, sans qu’on ait à lever le petit doigt.

Depuis dimanche dernier, le gouvernement a pris la décision d’interdire les vols à destination de l’île Maurice. Mesure qui durera au moins une semaine, comme précaution, en cas ou les places en centres de quarantaine serait nécessaire. Les vols vers Rodrigues ont également été suspendus pour protéger l’île. Décision a aussi été prise de fermer les écoles pendant une semaine. En vue de la fête de l’indépendance, le levé du drapeau a été annulé dans les écoles, mais il est resté d’actualité à la State House en comité restreint. Les religions ont aussi joué le jeu en annulant leurs prières en congrégation.

Toutes ces mesures ont été initiées justement pour que la population soit davantage protégée. Ce sera ainsi un tort de penser que nous citoyens lambdas n’ont aucun rôle à jouer dans tout cela. Mais se rendre compte que l’enchère qui se joue actuellement est notre bien-être, notre santé mais aussi nos droits de vivre et celle de nos familles et proches. En vrai, c’est nous qui avons le plus à perdre dans cette colle. Car, les chiffres que nous montrerons les autorités et médias, en cas de propagation de ce virus, ne seront pas qu’une simple statistique mais comptabiliseront le nombre de nos compatriotes qui auront souffert de manière inimaginable. Et il se pourrait même que ça soit l’un d’entre nous.

« Certains Mauriciens ne possèdent pas la gêne de l’effort »

On le sait, que nous la masse mauricienne, on a cette fâcheuse manie d’ignorer, ceux qui ne nous impactent pas directement. On a cet art de ne rien ressentir lorsqu’on n’est pas concerné. Mais aujourd’hui, on ne peut pas prendre notre protection pour acquit. Les cas recensés localement peuvent sembler loin de nous et on pourrait penser qu’il serait improbable que sur 1,3 millions d’habitants, c’est nous qui le contractons. Mais là, réside dans tout le piège de ce virus car on ne pas savoir s’il est dans la population, dans notre endroit, notre localité, chez le boutiquier du coin ou même déjà dans notre maison ou dans notre corps.

Ainsi, le maitre mot doit désormais être la prudence. La responsabilité de l’avenir de notre île est sur nos épaules. On peut choisir entre sauver notre pays d’une énième crise qui risque de mettre l’économie à genoux, ou sauver nos parents et proches, en simplement respectant les consignes sanitaires. Ou soit laisser le pays s’engouffrer dans un chaos, être interdit de sortir, constater la mort de nos concitoyens, parce que l’envie de coller avec des individus dans la rue était trop forte ou parce que le masque était inconfortable. La balle est désormais dans notre camp et la décision que nous allons prendre est irréversible.

« Nous avons affaire avec une ennemie invisible »

Il est, par ailleurs, dommage de constater que certains Mauriciens ne possèdent pas le gêne de l’effort. On parle de ceux qui trouvent toujours une raison de contester tous actes officiels, pensant qu’ils sont des remparts au gouvernement ou des hors-la-loi, des rebelles, des robins des bois. En refusant de respecter les consignes sanitaires, que ce soit dans le bus, à la boutique, au marché ou n’importe où, vous mettez toute une population en danger. Le feu peut donner de l’éclairage et de la chaleur mais peut aussi être ravageur et criminel, donc cesser de jouer avec ! Et au moins pour cette situation particulière, dont personne ne peut prétendre être déjà expert, pliez-vous aux règles, cela ne coûte rien.

Nous avons eu un bon moment de répit, grâce aux mesures fermes prises par le gouvernement lors de la première contamination. Le peuple après s’être montré pieux et responsable, a eu la chance de vivre en parfaite liberté alors que de nombreux pays étrangers sont restés en confinement pendant presqu’une année. Aujourd’hui, il est temps pour nous de remettre notre costume de guerre et de nous conditionner pour que la Covid-19 n’ait aucune chance de se répandre, si toutefois, il est dans la nature. Comme l’a déjà dit le Premier ministre, « nous avons affaire à un ennemi invisible » et par conséquent, on doit être prêt à toute heure pour le combattre, et maintenant c’est le moment idéal.

Joël Marianne

Rédacteur-en-Chef

Posted by on Mar 15 2021. Filed under Actualités, En Direct, Featured, Politique. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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