Paris : l’envie d’avoir envie



Un but et trois passes décisives pour Neymar, un doublé – dont un bijou absolu – pour Messi, une prestation collective brillante… Et surtout, des sourires sur tous les visages. Voilà l’image qui restera de cette première sortie du PSG new look en Ligue 1, sur la pelouse d’une équipe de Clermont dépassée par les événements. Une semaine après le Trophée des champions remporté contre Nantes, Paris continue de semer quelques promesses. L’important désormais, ce sera de les tenir.

Le contraste avec l’équipe insipide aperçue aux quatre coins de l’Hexagone semaine après semaine l’an passé est déjà saisissant. Au stade Gabriel Montpied – théâtre de l’une de ses rares démonstrations de force de la saison dernière – l’équipe parisienne a affiché tous les ingrédients d’une recette gagnante. À commencer par un niveau d’envie rehaussé de plusieurs crans, et un pressing régulièrement payant. « Ce que je retiens c’est l’envie collective de vouloir récupérer le ballon très tôt, d’être très intense, sans relâchement. Y en a eu un peu en début de deuxième période. L’équipe a très bien joué, ils aiment jouer entre eux » , appréciait Christophe Galtier au coup de sifflet final au micro de Canal+.

Autre évolution majeure : ce PSG-là dispose d’un plan de jeu clair. Très proches l’un de l’autre dans le cœur du jeu, Léo Messi et Neymar ne se font pas prier pour multiplier les combinaisons dévastatrices, pendant qu’Hakimi et Nuno Mendes dévalent leurs couloirs comme des morts de faim (14 centres au total). Même sans Kylian Mbappé, la partition est limpide, guidée par les chefs d’orchestre Marco Verratti et Vitinha. Résultat : les Rouge et Bleu ont cadré à douze reprises (pour une moyenne d’environ cinq frappes cadrées la saison dernière), par le biais de sept joueurs différents.

On se dit rendez-vous au printemps ?

De belles promesses que l’adversité rencontrée jusqu’à présent par les champions de France doit nécessairement faire relativiser. La date du premier gros test permettant de juger les progrès se fait désormais attendre avec impatience. Lille le 21 août ? Monaco le 28 ? Ou bien encore début septembre pour le retour de la Ligue des champions ? « J’ai un groupe très réceptif, avec des éléments qui aiment travailler, mais aussi s’amuser ensemble, savourait encore Galtier. La saison est longue, ce n’est que le premier match. Évidemment, je suis satisfait sur la globalité du match, le contenu et le nombre de buts. Nous n’avons presque concédé aucune occasion. »

L’ancien boss de Saint-Étienne, Lille ou Nice apporte avec lui une certain fraîcheur, et l’idée que Paris a peut-être enfin trouvé une certaine stabilité. Ce n’est d’ailleurs pas totalement anodin si pour la première fois depuis décembre 2019, le club de la capitale a débuté deux rencontres consécutives avec le même onze de départ. Une équipe type que le technicien n’a pas hésité à chambouler pour permettre aux recrues (Mukiele, Ekitike) et jeunes (Zaïre-Emery) de s’exprimer, faisant au passage du récent champion d’Europe U17 le plus jeune joueur de l’histoire du club (16 ans, 4 mois et 29 jours). « C’est important de joindre les actes aux paroles : on parle de la formation parisienne qui est d’un très haut niveau, appuyait enfin Galtier. Il faut que nos jeunes joueurs se sentent concernés. Dans ce sens la, on s’efforce de les faire participer quand le match paraît plié. » Et ça fait déjà une grande différence.

Posted by on Aug 7 2022. Filed under Sports. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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