Municipales en France : la gauche conserve Paris, Lyon et Marseille



La gauche a conservé dimanche les trois plus grandes villes de France lors des élections municipales, avec notamment une victoire de prestige à Paris à un an de la présidentielle.

L’extrême droite, en tête dans les intentions de vote pour la succession du président Emmanuel Macron en 2027, s’est imposée dans plusieurs villes moyennes du sud, comme Castres ou Carcassonne, mais n’est pas parvenue à remporter de grands trophées, comme Toulon, Nîmes ou Marseille.

Large vainqueur à l’issue d’un second tour annoncé comme incertain dans la capitale, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, 48 ans, ancien premier adjoint de la maire sortante Anne Hidalgo, a célébré sa victoire en rejoignant, tout sourire, l’hôtel de ville à bord d’un vélo en libre-service.

En le choisissant pour mener le cinquième mandat socialiste dans la capitale depuis 2001, Paris a décidé de rester fidèle à son histoire, a-t-il lancé après sa victoire avec 50,52 % des voix.

Sa rivale, l’ancienne ministre de droite Rachida Dati, n’a rassemblé que 41,52 % malgré le ralliement du candidat de centre droit et le désistement de la candidate d’extrême droite.

Le nouveau maire de Paris a fait de sa victoire un symbole à un an de la présidentielle, pour laquelle l’extrême droite est annoncée large favorite du premier tour dans les sondages.

La bataille de France sera violente, a-t-il prédit, en affirmant que Paris sera le cœur de la résistance à l’union de la droite et de l’extrême droite.

À Marseille (sud-est), le maire sortant de gauche, Benoît Payan, qui s’était posé en rempart face au parti d’extrême droite Rassemblement national (RN) arrivé aux portes de la ville lors du premier tour, l’a également largement emporté.

Après le coude-à-coude du premier tour (36,7 % contre 35 %), il est crédité de 53,7 % à 54 % des voix, contre 40,5 % à 41,1 % à son rival d’extrême droite Franck Allisio, qui a écrasé la candidate de la droite et du centre Martine Vassal (5 %).

La gauche a également conservé Lyon, la troisième ville du pays où le maire écologiste Grégory Doucet l’a emporté de justesse (50,67 % des voix) face à l’ancien patron du club de football de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas (49,33 %), longtemps favori des sondages. Ce dernier à dénoncé des irrégularités et a annoncé déposer un recours.

Les socialistes ont aussi gardé Lille (nord) et Rennes (ouest) et conquis Pau (sud-ouest) face à l’ex-premier ministre centriste François Bayrou, qui essuie un échec personnel majeur.

Dizaines de communes à l’extrême droite

À peine réélu dans sa ville du Havre (ouest), l’ancien premier ministre Edouard Philippe, candidat déjà déclaré pour la présidentielle de 2027, s’est lui aussi immédiatement projeté dans la course des 13 prochains mois.

Il y a des raisons d’espérer quand tous ceux de bonne volonté se rassemblent dans un discours de vérité et qu’ils écartent les extrêmes et leur facilité, a-t-il déclaré devant ses partisans.

Le parti d’extrême droite Rassemblement national, devenu le premier parti de France aux élections législatives de 2024, a ajouté de nombreuses victoires, après les 24 revendiquées au premier tour, mais se heurte toujours à un plafond de verre dans les grandes villes.

Sa cheffe de file Marine Le Pen a affirmé que le parti l’a emporté dans des dizaines de communes, dont Carcassonne (sud-ouest), Menton et Cannes (sud-est).

Jamais le RN et ses alliés n’ont compté autant d’élus sur le territoire français. Dans plusieurs dizaines de communes. Nous sommes appelés à faire nos preuves (…). Ces succès ne sont pas un aboutissement, mais un commencement, a déclaré Jordan Bardella, le président du RN, annoncé en tête dans les sondages pour le premier tour de l’élection présidentielle en 2027.

Participation historiquement basse

À gauche, les résultats des alliances controversées entre socialistes et écologistes avec la gauche radicale continueront de faire débat.

Ces alliances locales – alors que le chef du Parti socialiste avait exclu tout accord national – n’ont pas été payantes, comme à Toulouse (sud-ouest), quatrième ville de France où le ralliement des listes socialistes au candidat de La France Insoumise (LFI, gauche radicale) a échoué.

La droite traditionnelle a tiré son épingle du jeu de ces échecs. Outre Toulouse, des villes socialistes de longue date sont tombées dans son escarcelle, comme Clermont-Ferrand (centre) ou Tulle (centre), ville de l’ancien président François Hollande.

Ce scrutin traditionnellement mobilisateur a été marqué par une participation historiquement basse d’environ 57 %, selon les instituts de sondage.

 

Posted by on Mar 23 2026. Filed under Actualités, Economie, En Direct, Featured, Focus. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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