L’ETAT DES SEYCHELLES DOIT RENDRE DES COMPTES « Un mensonge répété plusieurs fois peut devenir une vérité… »
Si l’on comptait sur la conférence de presse de la police des Seychelles pour répondre aux questions fondamentales posées la mort suspecte de Harmon Chellen il n’en a rien été, et l’on n’a pu qu’être consterné devant les contradictions dont il a été fait état. Mais peut-on alors compter sur le gouvernement mauricien pour s’engager résolument aux côtés d’un de ses citoyens ? Jusqu’ici nous n’avons entendu que les sempiternelles banalités diplomatiques du type « nous en évoquerons le cas avec …’ »
L’Etat Seychellois devra une fois pour toutes comprendre que le monde de 2014 n’est plus celui des années 70/80 quand un Etat totalitaire pouvait encore sévir en toute impunité. Aujourd’hui un seul clic de souris peut ruiner la réputation d’un pays qui se retrouverait alors au rang d’Etat-voyou, même s’il s’agit d’une île à vocation touristique…
Notre premier article nous a valu de nombreuses réponses de Seychellois aussi bien dans leur pays qu’en exil en Australie, à Paris, à Londres ou ailleurs. Ils .n’ont pas hésité à donner des noms et des dates pour témoigner des méthodes très particulières de la police seychelloise. Voici un témoignage parmi tant d’autres :
”Sir, my family has suffered terribly under this regime. My uncle,Hassan Ali Umarji, a well known businessman in Seychelles, disappeared in August 1977 leaving behind his wife and children. We all had to leave the Seychelles to seek political asylum in the UK back in the 1980’s.”
DIS-MOI compile actuellement une liste de tous ces citoyens persécutés au cours des dernières décennies ;.
Notre enquête se poursuit et la vérité devra se faire tôt ou tard. Si le médecin légiste mauricien confirme que Harmon Chellen est bien mort noyé/asphyxié, il ne peut dire si Chellen est sorti du poste de police conscient ou inconscient puisque même les policiers qui en avaient la charge semblent l’ignorer ! En tout cas nous attendons avec impatience que la prochaine conférence de presse de la police seychelloise nous révèle comment M..Chellen a pu « s’evader » pour « se suicider » dans deux pieds d’eau !
Quand on ne peut expliquer l’inexplicable se taire est toujours la meilleure option…
Lindley Couronne
Directeur DIS-MOI
Droits Humains Océan Indien
La police des Seychelles a rejeté les suggestions de malice concernant la mort du mauricien Harmon Chellen, dont le corps sans vie a été retrouvé flottant au large de l’Îlette, à Port Glaud, un district à l’ouest de Mahé, l’île principale, le 18 août. Lors d’une conférence de presse au commissariat de la police de Victoria, la capitale des Seychelles, le surintendant, directeur de la division criminalité, Bruce Bursik, qui a dirigé l’enquête, a dit que l’autopsie, effectuée le 21 août, a révélé que la cause du décès était une asphyxie et un œdème pulmonaire dûs à la noyade. Selon lui, un peu d’eau et du sable ont également été retrouvés dans l’estomac de Chellen, suggérant qu’il avait avalé de l’eau. Bursik a noté que l’autopsie, qui a été effectuée par le pathologiste, avait eu lieu en présence des représentants de la famille des Chellen. Il a refusé de répondre aux allégations contenues dans le second rapport d’autopsie, qui soulignait que Chellen avait subi des blessures à la tête. Cette autopsie avait été réalisée après le rapatriement à l’Île Maurice de la victime. Chellen, qui était directeur l’Académie du tourisme de Sir Gaëtan Duval, a passé cinq jours aux Seychelles où il était l’invité d’honneur pour une cérémonie de remise des diplômes. Le jour de son départ, le lundi 18 août, la police des Seychelles a répondu à un appel de l’hôtel Ephelia Resort, situé à 2 km du poste de police de Port Glaud, après qu’une employée malgache, ait affirmé avoir été agressée sexuellement dans une chambre d’hôtel à 19 h la veille. Elle avait désigné Chellen comme le suspect. Bursik a précisé que la police avait demandé à Chellen de les accompagner au poste de police de Port Glaud pour répondre aux accusations d’agression sexuelle. « Chellen a été informé de l’accusation et se trouvait en attente d’être transféré au commissariat central par des détectives, » a poursuivi Bursik. Il a dit que c’était pendant l’attente que Chellen a disparu de la station de Port Glaud où se trouvait un seul agent, car les autres étaient en mission. Lorsque l’absence de Chellen a été constatée, la police a immédiatement commencé ses recherches avant que son corps ne soit retrouvé flottant au large de l’Îlette. Pressé pour plus d’informations sur l’agression présumée, Bursik a dit aux journalistes qu’elle a eu lieu dans la chambre de Chellen vers 19 heures, alors que l’employé malgache était là pour changer les serviettes. Commentant sur le fait que Chellen était entré dans le poste de police entièrement vêtu, tandis que son corps a été retrouvé torse nu et sans chaussure, Bursik a dit que trois recherches effectuées dans la région, à ce jour, n’ont pas réussi à retrouver les éléments manquants. Busik a dit que Chellen aurait été détenu et n’était pas autorisé à quitter le pays, en attendant la fin de l’enquête.












