Pourquoi Michel Platini renonce à être candidat à la présidence de la FIFA



La tendance se précisait depuis plusieurs jours. Patron de l’Union des associations européennes de football (UEFA) depuis 2007, le Français Michel Platini a annoncé, jeudi 28 août lors d’une conférence de presse à Monaco, qu’il ne serait pas candidat à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA) dans le cadre du scrutin prévu pour mai 2015. A neuf mois de cette échéance électorale, l’ex-meneur de jeu des Bleus (72 sélections, 41 buts) renonce ainsi à affronter dans les urnes le Suisse Joseph Blatter, 78 ans, qui brigue un cinquième mandat de quatre ans à la tête du gouvernement du football mondial.
« Ce n’est pas le moment, ce n’est pas mon heure, pas encore, a indiqué Michel Platini, jeudi, en conférence de presse. J’ai pris le temps de la réflexion avant cette décision, je n’ai jamais réussi à me convaincre au cours de ces derniers mois [de se présenter à la présidence de la FIFA]. C’est le choix du cœur, du football et de la passion. Je prends cette décision sans l’ombre d’un doute et d’un regret. Je la prends comme une évidence, avec sérénité et conviction. »
Lors du dernier congrès de la FIFA à Sao Paulo (Brésil), en lever de rideau de la Coupe du monde (12 juin-13 juillet), Michel Platini avait déclaré qu’il ne soutiendrait plus son ancien mentor, en poste depuis seize ans. « Je le connais depuis longtemps, je l’aime bien, mais je ne suis pas favorable à ce qu’il fasse un nouveau bail, confiait alors à L’Equipe l’ex-numéro 10 des Tricolores, qui avait œuvré en tant que « conseiller football » du président de la FIFA après son arrivée au pouvoir. Je l’ai soutenu en 1998 mais je ne le soutiens pas en 2014. Et à l’avenir, Blatter, je ne le soutiendrai plus. Je [le] lui ai dit. Je pense que la FIFA a besoin d’un souffle nouveau. En 2011, il a demandé l’appui de l’UEFA et nous a dit qu’il s’agissait de son dernier mandat. »
Prié par les associations européennes de clarifier ses intentions, le dirigeant français avait promis de lever le voile sur ses ambitions politiques le 28 août, en marge du tirage au sort de la Ligue des champions à Monaco. « Michel ne se présentera pas, assurait, il y a quelques jours, un observateur avisé. Le sol est bétonné. Le président de la FIFA est élu sur le mode une voix, une fédération. C’est le système mis en place par Havelange [président de la FIFA entre 1974 et 1998] et prolongé par Blatter. C’est un système solide. Les fédérations nationales, les petits pays notamment, sont sous influence et donc conservées. Elles restent fidèles à la personne en place. Beaucoup de petites fédérations sont acquises à la cause du président en place. Elles font bloc derrière lui. Michel ne prendra pas de risque. C’est un homme intelligent et il se dit : si j’y vais, c’est que je suis sûr de gagner. Si Blatter n’y était pas allé en 2015, Michel y aurait été et il aurait gagné. » Joseph Blatter dispose du soutien de 5 des 6 confédérations qui composent la FIFA.

Posted by on Aug 29 2014. Filed under Uncategorized. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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