Sur ordre de la banque centrale…Le permis d’opération de la Bramer Bank révoqué



« The Bank (of Mauritius), as regulator of the banking system, considers that the Bramer Banking Corporation Limited has been carrying on business in a manner which is contrary or detrimental to the interest of its depositors and the public. The Bank (also considers that the conditions prevailing at the BBCL pose serious systemic risks to the domestic financial system. In the light of the above, the Bank has decided to revoke the banking licence of the BBCL with immediate effect »

La Banque de Maurice (BoM) a décidé, hier, de révoquer le permis d’opération de la Bramer Bank. Celle-ci est soupçonnée d’irrégularités et de non-respect des pratiques bancaires depuis trois ans. Une série de mesures a été prise afin que les droits des clients de cet établissement soient protégés. André Bonieux et Mustaq Oosman ont été nommés comme les administrateurs judiciaires prendront leurs quartiers lundi prochain.Le problème de liquidités est aussi mentionné. Dès hier, la police a reçu l’ordre de surveiller les 20 succursales de la Bramer Bank. La police avait, d’ailleurs pris d’assaut, jeudi soir, le quartier général de la (British American Investment (BAI) ainsi que le Head Office de la Bramer Bank et ses 20 succursales à travers l’île.

Dans sa livraison du samedi 21 février, Le Matinal avait annoncé que Bramer Bank était dans le collimateur du CCID. Selon nos renseignements, les autorités ont mené une enquête minutieuse sur de possibles irrégularités commises par cette banque. Les inspecteurs de la Banque de Maurice se sont rendus au Head Office de la Bramer Bank à Port-Louis où ils ont longuement interrogé le CEO, Ashraf Esmael. Des policiers se sont, également, rendus au quartier général de la BAI à Curepipe jeudi soir afin d’en interdire l’accès. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre et très vite il y a eu un attroupement.

Selon un quotidien, d’ici une dizaine de jours, les activités de la banque Bramer devront être reprises par une autre institution. Des transferts de fonds vers l’étranger ont également sont aussi évoqué.Notamment dans le cas de Nandanee Soornack, l’amie de l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam. Depuis le scrutin du 10 décembre, la femme d’affaires a effectué 24 transferts, dont la somme totale s’élève à plusieurs millions de roupies… Son compte a été gelé par la suite.

Certaines transactions financières effectués via les Bahamas et Malte ayant trait à un château médiéval en Italie et le prêt accordé à Navin Ramgoolam pour l’acquisition de son campement de Roches-Noires poseraient problème selon des sources à la banque centrale
Des commentaries postés sur Facebook et un document sont aussi évoqués. Suite à la diffusion d’un mémo interne de la Bramer Bank sur le réseau social Facebook, qui a porté préju-dice à cette banque, une déposition a été faite au CCID mardi par le chargé de communication de cette banque, Javed Bolah.
Ce mémo qui porte la signature du COO de cette institution bancaire, Anil Bholla, a été envoyé le 27 mars à cinq personnes de cette banque avec le titre “Early Encashment of Fixed Deposit”. Ce mémo concernerait l’interdiction des décaissements prématurés des dépôts fixes.
“Des commentaires diffamatoires ont été faits et ont porté préjudice à la banque”, a-t-il précisé. Ainsi, la police a été sollicitée pour faire une enquête, et il ressort que la Bramer Bank compte mettre une mise en de-meure contre ceux qui partagent le mémo. Ainsi, ceux trouvés coupables de cette action seront passibles à des poursuites d’une valeur d’un milliard de roupies.
De ce fait, la Banque Centrale a pris des measures précautionnaires pour éviter un afflux de clients presses d’effectuer des retraits. La Banking Act autorise la banque sanctionnée de contester la décision de la BoM dans un délai de 7 jours. La Banque Centrale devra alors notifier la banque de sa décision finale dans un délai de 14 jours.

Par ailleurs, des enquêteurs du CCID seraient en présence d’informations selon lesquelles une partie de l’argent retrouvé chez l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam aurait un lien avec des transactions effectuées à la Bramer Bank. Selon ces mêmes sources, les éléments du Central CID envisageraient de passer à la loupe certaines transactions offshores de cette banque appartenant au groupe British American Investment (BAI). Cet exercice dirigé par l’ACP Hemant Jangi serait effectué avec la collaboration de la Financial Intelligence Unit (FIU). Cette dernière travaille déjà sur ce dossier.

La FSC nomme deux ‘Conservators’ pour la BAI
La Financial Services Commission [FSC] a nommé vendredi 3 avril Andre Bonieux et Mushtaq Oosman comme ‘conservators’ de la BAI Co (Mauritius) Ltd., suite à la révocation du permis d’opération de la Bramer Banking Corporation Ltd. Le régulateur a tenu compte de l’importance de BAI Co au sein du groupe BAI et du risque systémique que pose la fermeture de la Bramer Bank. Le rôle des ‘conservators’ sera de protéger les intérêts des assurés au sein de la BAI. Andre Bonieux et Mushtaq Oosman prendront en charge les opérations de l’assureur, de tous ses biens et exercer tout le pouvoir nécessaire afin de préserver, protéger et recouvrir tout actif, collecter l’argent dû à l’assureur. C’est ce qui ressort d’un communiqué publié sur le site de la FSC vendredi 3 avril.

Bourse de Maurice : les transactions sur Bramer Banking suspendues
Les transactions sur les actions de la Bramer Banking sont suspendues avec effet immédiat, affirme la Bourse de Maurice dans un communiqué sur son site vendredi 3 avril. Cette décision fait suite à la révocation du permis d’opération de la Bramer par la Banque de Maurice. Jeudi 2 avril, à la fermeture, le titre s’échangeait à Rs 4,30.

Posted by on Apr 3 2015. Filed under Actualités, Economie, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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