Navin Ramgoolam: un retour maladroit…la presse l’avait prévenu : « Gare à votre chute ! »



Seul un incrédule comme Navin Ramgoolam a pu penser que son retour avec l’aide des gros bras de Triolet lui permettra de mettre le grappin sur le Parti Travailliste à nouveau. Cela à a faveur d’un calcul ethno castéiste comme nous vous l’annoncions la semaine dernière sous le titre : « Boolell victime de Navin Ramgoolam et des Vaish ». Aidé de la bande à Patrick Assirvaden et Anil Bachoo, l’ancien Premier ministre a concocté un plan savamment élaboré pour induire la population en erreur.

E. Julien

Pendant toutes ses années, il ne jurait que par Nandanee Soornack, maintenant qu’elle est loin de lui et ne se déhanche plus en touchant le sali, Ramgoolam veut vendre politiquement sa réconciliation avec Veena son épouse, y compris sur les réseaux sociaux pour son comeback. Non Monsieur Navin, Ce n’est pas ainsi que vous vous en sortirez. Vos problèmes de couple vous concernent. Ce qui nous intéresse nous, c’est votre gestion calamiteuse des affaires de l’État. Cette façon que vous avez créé des Business Opportunity pour vos proche et qui vous ont déjà conduit à deux reprises en prison pour des nuits de détention préventive. Cette dizaine de partisans qui scandent Navin, Navin ne suffiront pas à stopper ou contenir la colère de la population vis-à-vis de vous.

Dans un éditorial, après les résultats des municipales de 2012, mon confrère Dharmanand Dhooharika a affirmé : « Gare à votre chute ! ». Cela malgré vos insultes à son égard en conférence de presse.

Pourtant, il disait : « La presse ne peut être totalement indépendante quand la gestion des affaires publiques va mal en pire. Le Premier ministre actuel ou un nouveau Premier ministre, ils sont tous des locataires. Mais il est sans doute malheureux que dans n’importe quelle démocratie bat ardée,certaines personnalités politiques se considèrent être immortelles et très puissantes. Pourtant ils doivent tous répondre pour leurs actes, soit devant le peuple ou Dieu. Ce n’est pas à nous de rappeler à l’ordre un Premier ministre qui se sent être le Dieu d’une population qui souffre quotidiennement et qui vit dans les misères. L’heure de comptes à rebours viendra certainement.
Les échéances électorales viennent et partent mais il incombe à ceux qui nous gouvernent de savoir l’adage « Gouverner c’est prévoir ».

Dharmanand Dhooharika disait aussi : «Le Premier ministre peut payer le luxe d’avoir une demi douzaine de chiens loups et peut l’offrir chaque jour des kilos de la viande. Il possède des voitures sportives valant des millions pour toutes ses promenades nocturnes mais, nous les journalistes nous battons le pavé pour la collecte des nouvelles. Le métier du journaliste est à risque car nous sommes les serviteurs de la nation. Et notre profession exige que nous ayons le droit légitime à interpeller tous ceux qui nous gouvernent. Les journalistes que nous sommes, il est notre devoir de faire écho des souffrances de la population ou de la distribution des macaronis aux habitants des quartiers pauvres à Cité Atlee ou ailleurs et cela pendant une campagne électorale et cela en vue d’obtenir un peu de votes. Quelle ironie de la bonne gouvernance quand à l’Est du pays il y a une pénurie d’eau et que les ménagères souffrent d’un manque d’eau potable. »

Et de conclure : « Le Premier ministre a des larges marges de manœuvres pour s’assurer que des pauvres ne crèvent pas de faim. Du bâtiment de Trésor au marché central, il y à peine cinq minutes de marche pour n’importe quel Premier ministre d’y aller pour constater de visu combien les prix flambent et comprendre les misères de tous ce qui bossent nuits et jours pour obtenir un maigre salaire. Mais lui, il s’intéresse à sa victoire fantasmagorique. Il ne s’est jamais rendu au bazar central de peur qu’il risque d’attirer les foudres des membres du public…Dans tous les processus décisionnel de l’action publique un Premier ministre doit répondre pourquoi le peuple souffre de la cherté de la vie et pourquoi ses ministres dilapident des fonds publics à travers des voyages inutiles. On ne peut jamais avoir des réformes structurelles pour la démocratisation de l’économie ou la démocratisation d’électricité que nous continuons toujours à payer cher. Lors de la dernière conférence de presse, l’arrogance puait. On ne peut ignorer que toute sa politique ainsi que l’image qu’il se donne de lui-même durant les dix dernières années de son mandat, Navin Ramgoolam et son équipe gouvernementale se préparent pour une réélection en 2015. Est-ce ainsi qu’on va finalement assurer l’avenir de toute une population.
My foot ! »

Aujourd’hui Navin Ramgoolam doit s’en prendre qu’à lui-même s’il n’a pas su écouter la voix de la population et s’est plutôt gargarisé de ses bénis oui. Ceux-là qui l’ont conseillé d’entrer au Square Guy Rozemont avec des bouncers mardi dernier pour le décrédibiliser aux yeux de la population.

Pourtant ici même à Sunday Times, nous avons à deux reprises en avril 2012 et décembre 2014 rappelé à Navin Ramgoolam ses erreurs capitaux. Parmi : (1) l’affaire Medpoint et la persécution politique de Pravin Jugnauth, (2) l’affaire Betamax et les faveurs à la galaxie Jeetah/Bhunjun, (3) les potentats du PMO-Bacha, Ruhee, Callikhan, (4) la MBC/TV et l’IBA, (5) les discours de Nita Deerpalsingh et autres Patrick Assirvaden, (6) l’incompétence des ministres dont les Satish Faugoo, Rajesh Jeetah, Tassarajen Chedumbrum Pillay, Mukeshwar Choonee, Devanand Rittoo, Surren Dayal, Jim Seetaram, Mireille Martin etc. La liste n’est pas exhaustive, (7) l’ICAC devenu un outil hautement politique envers les adversaires politique du jour tout en se montrant aveugle devant les frasques des ministres de la majorité, (8) la réforme électorale et la deuxième république, (9) l’affaire Rehana Ameer, (10) l’omni présence de la VoH, (11) les affaires Hector Tuyau, Didier Nombreuse et sans compter les récentes sorties du père Jean Maurice Labour au sujet d’Agaléga et (12) nominées politiques et gestion des corps paraétatiques, (13) law and Order, bouncers et trafic de la drogue.C’est le plus gros échec de Navin Ramgoolam. Partout les gens prennent la loi dans leurs mains avec des bouncers professionnels. La violence en milieu familiale ou scolaire fait frémir. Et (14) la fausse rhétorique de l’unité nationale. Comment est-ce que Navin Ramgoolam peut se gargariser avec le slogan de l’unité nationale, matin midi et soir quand son entourage pratique le contraire ?

A chacun de faire son introspection sans bouncers SVP !

Posted by on May 19 2015. Filed under Faits Divers, Featured, Opinion, Politique. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Leave a Reply

Search Archive

Search by Date
Search by Category
Search with Google

Photo Gallery

Copyright © 2011-2016 Minority Voice. All rights reserved.