Ameenah Gurib Fakhim à la présidence, la cerise qui manquait sur le gâteau du changement



Elle a fait parti du ticket électoral que la population a largement plébiscité lors des dernières élections générales. Pour la première fois de l’histoire, on savait d’avance qui allait être la « Commander in Chief ». Qui est Ameenah Gurib-Fakhim ?

Chercheuse, professeur de chimie organique, auteure. Ameenah Gurib-Fakim a une carrière riche. Depuis toujours, elle aime les sciences. D’ailleurs, adolescente, elle demande son transfert du Couvent de Lorette de Mahébourg à celui de Quatre-Bornes afin d’étudier la chimie. Après son HSC, elle s’envole pour l’université de Surrey où elle obtient son diplôme en 1983.
Puis un PhD en chimie en 1987 à l’université d’Exeter. Elle poursuit sa formation aux États-Unis. Elle rentre à Maurice, est employée à l’université en tant que lecturer. Elle se tourne ensuite vers la phytochimie.

Elle est également membre du conseil de direction de l’African Academy of Science, Commandeur de l’ordre «Star and Key of the Indian Ocean», docteur honoris causa de l’université Pierre-et-Marie-Curie, lauréate en 2007 du prix L’Oréal-Unesco, entre autres.

Ameenah Gurib-Fakim a aussi travaillé au Mauritius Research Council comme Manager for Research and Development et a été doyenne de la faculté des sciences et pro vice-chancelière de l’université de Maurice. Elle reste avant tout…

Son seul échec? Peut-être le fait de ne pas avoir obtenu le poste de vice-chancelière de cette institution malgré ses diplômes et son expérience. Auteure de nombreux ouvrages tels que Toutes les Plantes qui soignent ou Medicinal Plants of the Indian Ocean Islands.

Sa coiffure impeccable, ses yeux noisette et son attitude directe, sereine et un brin espiègle. La fraîcheur d’Ameenah Gurib-Fakim est en fait déconcertante. Très éloignée de l’idée que l’on pourrait se faire d’elle en regardant son parcours, ou son curriculum vitae.

Un article du prestigieux journal Le Monde affirme on ne naît pas femme de science, on le devient. Et soutient que la chercheuse a subi harcèlement et discrimination pendant plus de quinze ans.

Dans un entretien peu après avoir été écarté elle avait affirmé : « J’ai été reconnue par une université prestigieuse qui a déjà produit des prix Nobel. Et je ne suis même pas dans la short list pour les candidats au poste de vice-chancelier de l’Université de Maurice ! »

Aujourd’hui c’est la consécration suprême pour celle que la population ont toujours souhaité voire être élu à la plus haute fonction de l’Etat soit celle de Présidente de la République de Maurice.

Posted by on Jun 5 2015. Filed under Actualités, Economie, En Direct, Featured, Politique. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Leave a Reply

Search Archive

Search by Date
Search by Category
Search with Google

Photo Gallery

Copyright © 2011-2016 Minority Voice. All rights reserved.