Maurice première destination africaine en matière de facilité à faire du business
· Le pays aspire à devenir, d’ici trois ans, un des endroits au monde où il est plus aisé à investir
Le gouvernement enclenche les grandes réformes en vue d’améliorer le climat des affaires à Maurice. L’objectif est de réunir toutes les conditions pour atteindre l’objectif de High Investment – High Employment, énoncé dans le Budget 2015-2016 par le ministre des Finances et du Développement économique, M. Vishnu Lutchmeenaraidoo, et dans le Economic Mission Statement présenté par le Premier ministre, Sir Anerood Jugnauth. Maurice est déjà la première destination africaine pour faire du business, selon les principaux indicateurs internationaux, à savoir le Doing Business Report 2015 – World Bank ; The Global Competitiveness Index 2015-2016 Rankings ; The Global Innovation Index 2015 ; The Economic Freedom of the World 2015 ; et The 2015 Mo Ibrahim Index of the African Governance. Le ministère des Finances et du Développement économique vise maintenant à faire de Maurice un des endroits les plus performants et attrayants en terme de ease of doing business sur le plan mondial.
Le ministre des Finances et du Développement économique, M. Vishnu Lutchmeenaraidoo, a présidé ce samedi 10 octobre 2015, une importante réunion de travail en vue de mettre en marche le processus de réforme de la facilitation des affaires en conformité avec l’ambitieux objectif fixé qu’est de devenir une destination d’affaires parmi les plus attrayantes au monde. Le comité a passé en revue les principaux obstacles qui freinent le business et a examiné les solutions potentielles aux difficultés rencontrées par les opérateurs pour démarrer ou développer leurs activités.
«Certes, nous réalisons de bonnes notes sur plusieurs indicateurs de performance mais il y a des domaines où le bât blesse, et cela entrave la compétitivité de notre économie. Les différentes procédures touchant aux permis de construction sont un exemple flagrant. A Maurice, ces procédures prennent en moyenne 245 jours, alors qu’en Singapour elles ne prennent que 26 jours. Ce n’est pas normal, et il faut changer cet état de choses» soutient le ministre des Finances et du Développement économique, M. Vishnu Lutchmeenaraidoo.
Les demandes ainsi que l’octroi des permis se feront de plus en plus par l’Internet pour réduire les délais des démarches administratives. Les opérations en ligne aident non seulement à améliorer la transparence du système et à assurer que tout le monde soit traité sur un pied d’égalité, mais aussi à prévenir les dérapages vers la corruption.
Le régime des licences sera aussi revu. Maurice compte 605 licences et permis. Il y a une nécessité de réduire ce nombre en vue de rehausser l’environnement des affaires.
La réunion de travail de ce samedi a réuni des représentants de la Banque mondiale, de la Banque de Maurice, du Board of Investment, du Registrar of Companies et du Registrar-General et du Joint Economic Council, entre autres. D’autres instances de suivi et de mise en œuvre des réformes seront instituées.












