Une bombe à retardement à bord de “La Bonne Gouvernance” par Paul Domingue



Le ministre de la Bonne gouvernance est venu ces dernières semaines au-devant de la scène pour présenter avec une vigueur persuasive mêlée d’une arrogance repoussante, les dispositions de son projet de loi, qu’il prétend impératives pour juguler les méfaits corruptibles dans le pays. Conçu, semble-t-il, avec des œillères embuées d’entorses constitutionnelles dans un emballage impopulaire, ce bill, maladroitement inspiré, a soulevé, inévitablement, des vagues.

Malgré ses explications barbantes pour encenser son projet, irraisonné et troublant, cette loi viendrait empiéter sur la liberté et les droits constitutionnels du peuple. Tout compte fait, ce ne serait qu’un faux pas du gouvernement qui, par pure bêtise, commencerait avec une telle loi, amendée ou pas, à se rendre très impopulaire.

D’ailleurs les propriétaires d’immobiliers et de voitures luxueuses ou autres signes d’abondance, pourraient éventuellement être ciblés, à tort, comme de vils suspects d’enrichissement illicite.

Quoique le gouvernement Lepep ait promis de déclarer la guerre contre les corrupteurs et les corrompus, le peuple rechigne ce projet, aux caractéristiques anticonstitutionnelles menaçantes, conçu à la va-vite et inapplicable, ce qui risquerait, en d’autres temps, des jacqueries.

Heureusement qu’à contrepartie, d’autres personnalités aux yeux grands ouverts et certes plus avertis des affaires légales et constitutionnelles du pays, et qui ont à cœur le bien-être et la quiétude du peuple pour que ses droits constitutionnels ne soient point bafoués, rejettent systématiquement l’application de cette loi qui entraînerait des tracasseries indésirables, comme une imprécation à la société.

Ne voulant être dupe de toutes ces mesures au nom de la bonne gouvernance, devenue délirante, la population tremble d’appréhensions et se range, avec raison, du côté des objections intelligentes et appropriées émanant d’autres partis politiques et d’éminents juristes du barreau. Comment alors l’Assemblée nationale pourrait-elle éventuellement laisser cette nouvelle loi sévir contre la population par des mesures légales si impopulaires et perturbatrices ?

La population demeure sceptique et exprime une répulsion générale d’avoir à subir avec soumission l’ineptie de ce projet. Le caractère impopulaire de cette refonte des lois existantes, qui ont semblablement fait leurs preuves, inviterait à tort et sans garde-fous des éclaboussures de corruption et de délations contre ceux ayant supposément un profil d’enrichissement illicite.

L’éventuelle application d’une nouvelle législation bancale, comme celle proposée, serait contraignante et traumatisante par un mal-être des différents échelons des milieux sociaux. Avec effroi on finirait par croire au diable et vouloir s’en épargner, car ce bill entraîne un imbroglio dû à une tension portant directement atteinte à la souveraineté du peuple.

Aussi, dès lors, ne serait-il pas pure folie de s’aventurer à des acquisitions onéreuses ou de se payer des loisirs ou des délices dispendieuses, au risque d’être accusé de péculat, ou d’enrichissement illicite, et d’être coffré, avec tout ce que cela comporte comme honte et tracasseries ? Serait-on arrivé dans l’antichambre d’une liberté et d’une tranquillité injustement menacées ?

Ayons toujours confiance en la sagesse de sir Anerood, mais restons vigilants car on n’est pas à l’abri de ces excès d’autoritarisme de deux ou trois présomptueux de son entourage, débordants d’idéologies dérangeantes et machiavéliques, et qui aspirent, avec des trognons d’ailes, à voler haut à nos dépens, au risque d’effondrer notre démocratie, notre liberté et nos droits constitutionnels.

Posted by on Nov 18 2015. Filed under Economie. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Leave a Reply

Search Archive

Search by Date
Search by Category
Search with Google

Photo Gallery

Copyright © 2011-2016 Minority Voice. All rights reserved.