Etats-Unis: une nouvelle fusillade meurtrière fait 14 morts en Californie
Il s’agit de la fusillade la plus sanglante depuis Sandy Hook, en 2012.Une nouvelle fusillade de masse a éclaté aux Etats-Unis, mercredi 2 décembre un peu après 11 heures heure locale (20 heures heure française), à San Bernardino, à environ 100 km de Los Angeles, en Californie. Quatorze personnes ont été tuées et dix-sept blessées, selon un bilan provisoire.
Le drame s’est produit lors d’une réception donnée par le Département de la santé publique du comté dans une salle de réception du Inland Regional Center, une association qui travaille avec des patients souffrant d’un handicap physique ou mental. «Je ne comprends pas pourquoi quelqu’un ciblerait ces individus. C’est très bizarre», a expliqué au Los Angeles Times Marybeth Feild, PDG du Inland Regional Center.
Terry Pettit, un père de famille, a témoigné avoir reçu un texto de sa fille qui avait entendu des coups de feu et se cachait avec des collègues, ajoutant qu’elle lui avait écrit: «Priez pour nous.» Marcos Aguilera, un autre témoin indirect, a expliqué à CNN que sa femme avait entendu des coups de feu et, en étant évacuée du centre, avait vu «plusieurs corps sur le sol». David Bowdich, du bureau du FBI à Los Angeles, a expliqué qu’il n’était pas possible de déterminer si l’acte relevait du terrorisme.
Armés, masqués et en tenue de camouflage, les suspects, au nombre maximum de trois, ont pris la fuite à bord d’un utilitaire noir. Au cours d’une poursuite, la police a réussi à en immobiliser un avec ses tirs.
Il s’agit de la fusillade de masse la plus meurtrière survenue aux Etats-Unis depuis celle de l’école de Sandy Hook, en décembre 2012, lors de laquelle 26 personnes avaient été tuées par Adam Lanza, qui avait également tué sa mère et s’était suicidé.
Le site Mass Shooting Tracker, qui recense les fusillades de masse aux Etats-Unis, en a déjà recensées plus de 350 cette année, soit plus d’une par jour en moyenne. Barack Obama a immédiatement et une nouvelle fois appelé à un effort concerté des deux principaux partis pour faire cesser cette macabre tendance: «Nous ne devons jamais considérer qu’il s’agit de quelque chose qui se produit de manière ordinaire, car cela ne se produit pas à une fréquence telle dans d’autres pays.»












