ELECTIONS REGIONALES, SECOND TOUR La droite remporte 7 régions, la gauche 5 et le FN zéro…
Pourtant, le parti frontiste réalise son meilleur score historique en nombre d’électeurs avec plus de 6,6 millions de voix, soit 200 000 de plus qu’en 2012.
La droite remporte sept régions en France métropolitaine et notamment Paca, le Nord, le Grand Est, Rhône-Alpes, et Pays de la Loire, mais également l’Ile-de-France, où Valérie Pécresse (44%) s’impose devant Claude Bartolone (PS) (42%). La région bascule donc à droite après 17 ans de gestion socialiste (depuis 1998). La gauche quant à elle conserve cinq régions: l’Aquitaine,
la Bretagne, Bourgogne, Midi-Pyrénées et le Centre-Val de Loire.
La participation en très forte hausse, conjuguée au retrait des listes de gauche en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, ont privé le Front national d’une victoire annoncée. L’appel du PS à voter en faveur du républicain Philippe Richert, tandis que la tête de liste socialiste Jean-Pierre Masseret s’était maintenue contre l’avis du parti en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, a aussi conduit à la défaite de Florian Phillipot dans le Grand Est. Marine Le Pen a été très largement devancée par Xavier Bertrand en Nord-Pas-de-Calais-Picardie.
Au soir du second tour, près de 16 points les séparent. Pour le reste et en attendant les résultats définitifs, voici région par région l’issue du scrutin:
– Paca: Marion Maréchal-Le Pen (FN) battue, Christian Estrosi (droite) vainqueur
– Aquitaine: Rousset (PS) vainqueur face à la droite et au FN
– Pays de la Loire: Bruno Retailleau (droite) bat la gauche et le FN
– Corse: la liste nationaliste Simeoni l’emporte
– Centre: la gauche l’emporte d’une tête, devant la droite et le FN
– Midi-Pyrénées: Carole Delga (PS) vainqueur devant Louis Aliot (FN) et la droite
– Bretagne: Jean-Yves Le Drian (PS) vainqueur face à la droite et au FN
– Auvergne-Rhône-Alpes: Wauquiez (droite) vainqueur face à la gauche et au FN
– Normandie: gauche et droite au coude à coude devant le FN
La participation
44 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes ce dimanche pour le second tour des élections régionales. Dès 17 heures, la participation était en forte hausse par rapport au premier tour: 50,54% contre 43,01% dimanche dernier. Une tendance qui se confirme nettement à 20h avec les chiffres quasi définitifs de la participation selon lesquels, près de 59% des inscrits se sont rendus aux urnes sur l’ensemble de la journée de dimanche.
Le score du Front national à la loupe
Arrivé en tête au premier tour dans six régions, le Front national comptait bien transformer l’essai en dépit des nombreux appels, venus de la droite comme de la gauche, à lui faire barrage.
Le parti, fondé par Jean-Marie Le Pen et dirigé par sa fille Marine, en est pour ses frais, cette dernière étant assez largement battue en Nord-Pas-de-Calais-Picardie par les listes de Xavier Bertrand (LR). Selon les dernières estimations, il en irait de même de son second, Florian Philippot dans le Grand Est, et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen en région PACA. Idem pour la candidate FN Sophie Montel en Bourgogne-Franche-Comté même si les scores provisoires apparaîssent nettement plus serrés.
En Provence-Alpes-Côtes d’Azur, Christian Estrosi, maire LR de Nice, a profité à plein du champ libre laissé par la gauche où le candidat socialiste Christophe Castaner avait retiré ses listes pour faire barrage à Marion Maréchal Le Pen. Arrivé en deuxième position au premier tour (26,48%), il la devancerait cette fois d’une large tête. La députée FN du Vaucluseavait obtenu 40,55% des voix au premier tour.
Dans le Grand Est (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine), la triangulaire n’aura finalement pas profité à Florian Philippot. Il s’inclinerait face à Philippe Richert (LR). Le socialiste dissidant Jean-Pierre Masseretarrive une nouvelle fois en troisième place. Il avait refusé de se désister pour faire barrage au Front national et s’est fait retirer son investiture par le PS.
En Ile-de-France, l’élection du président de région se jouait entre Valérie Pécresse (LR) et Claude Bartolone (PS). Les bureaux de vote viennent tout juste de fermer leurs portes et aucune tendance ne se dégageait encore à 20h. Wallerand de Saint Just (FN), qui espérait encore jouer les trouble fête, serait en revanche très loin de rivaliser avec les deux ténors.












