Tottenham tombe dans le piège Newcastle, Arsenal vire en tête



Invaincu depuis la 1re journée, Tottenham a cédé face à un Newcastle pourtant limité en première période (1-2). Les Spurs manquent l’occasion de passer devant Manchester United et restent 5es, alors que les Magpies sortent de la zone de relégation.

Tottenham Hotspur FC 1-2 Newcastle United FC
Buts : Dier (39e) pour les Spurs // Mitrović (74e), Ayoze Pérez (90e+3)

Quatre mois d’invincibilité. 18 semaines de rigueur défensive. 15 rencontres sans goûter à la fade saveur de la défaite. Depuis la première journée de Premier League contre Manchester United, Lloris et ses potes n’avaient pas perdu un match de championnat. Tout sauf un hasard ? Malgré des efforts organisés et intelligents, des joueurs concernés et un réalisme au-dessus de la moyenne, la réponse reste en suspens. Car jouer 70 minutes dans une partie qui en dure 95, ce n’est pas suffisant. Au-delà du spectacle peu emballant offert par les Spurs, ces derniers ne possèdent pas encore ce supplément d’âme propre aux grandes équipes. Résultat : ils se sont fourvoyés et ont laissé les trois points à leur adversaire du jour, dans un match qu’ils auraient pu remporter tous les jours. Après l’ouverture du score par Dier à l’approche de la mi-temps, Tottenham a manqué de maîtrise et laissé les Magpies renverser le score en un quart d’heure. Les Magpies en profitent pour sortir de la zone rouge et choper la 15e place. Les locaux restent, eux, 5es.

Domination progressive
Forts de leur confiance actuelle, les Spurs s’avancent avec leur atout offensif numéro un, Kane, et leur capitaine et gardien du temple, Lloris. Pour la première fois en Premier League, Carroll est titulaire pour remplacer Dembele. Aucun changement à noter pour Newcastle après leur victoire contre Liverpool. Sissoko est là, comme Cissé et la révélation Wijnaldum. Comme souvent côté Magpies, le niveau de la défense inquiète.

La première mèche est signée Kane quelques secondes seulement après le coup d’envoi. Ses partenaires latéraux ont quant à eux décidé de jouer haut sur leurs ailes, offrant pas mal de possibilités à Eriksen, Ali et compagnie. Même si les occasions nettes se font rares, on sent les hommes de Pocchetino sereins et plus incisifs. En réponse, Newcastle joue dur. Mais Tottenham est solide et continue de faire tourner le ballon sans toutefois trouver la faille. Walker, le meilleur homme sur la pelouse en première mi-temps, gène considérablement Wijlnaldum, alors que Cissé perd son temps à refaire ses lacets.

Au vrai, les deux portiers ont très peu de taf jusqu’à la demi-heure de jeu. Pour les Spurs, la problématique est la suivante : comment se montrer dangereux sans accélérer ? La réponse, elle, est dans la question : en appuyant sur la pédale. Suffisant pour ouvrir le score. Après deux jolis sauvetages d’Elliot, Dier reprend un corner superbement frappé par Eriksen pour enflammer White Hart Lane. Tout sauf une surprise, en somme.

Le piège de la maîtrise
À la reprise, Tottenham se fait peur en laissant un peu d’espace à Sissoko et Cissé, qui ne parvient toujours pas à réaliser la première frappe cadrée de son équipe. Elle n’arrive qu’à la demi-heure de jeu. Mais le constat est clair : les Spurs mènent et une victoire 1-0 les satisfait pleinement. Pourquoi s’emmerder à coller un autre pion quand on sait gérer ? C’est la tentation piège dans laquelle ils vont s’engouffrer.

Après les entrées de Mbabu et Mitrović, ce dernier égalise sur un coup de pied arrêté plutôt anodin, que les locaux ne réussissent pas à dégager. Et ce sont même les Magpies qui terminent forts, avec des offensives portées par un Sissoko omniprésent. Mitrović loupe carrément la balle de match de quelques centimètres. Alors qu’on s’achemine vers le partage de points, Ayozé Pérez, le dernier remplaçant à faire son apparition, choisit la dernière minute pour donner la victoire à son équipe, et donner raison au coaching de McLaren. Tottenham peut pleurer. Que les gros d’Angleterre se rassurent : les Spurs ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour prétendre à la couronne.

Aston Villa FC 0-2 Arsenal FC
Buts : Giroud (8e sp) et Ramsey (38e)

C’est la cour des grands. Il le sait. Cent treize matchs après son arrivée à Londres, Olivier Giroud est entré cet après-midi, à Villa Park, au panthéon des grands hommes. Celui des grands noms, des buteurs d’Arsenal et des icônes. Il n’est pas forcément le plus beau, n’a pas été le moins critiqué parfois, mais l’attaquant français a définitivement basculé dans une autre dimension statistique en inscrivant, sur penalty, son cinquantième but en Premier League. Une performance qui lui permet de se hisser sur le podium des meilleurs ratios du club derrière Thierry Henry et Ian Wright. Le tout au cœur d’une rencontre où Giroud et ses copains n’ont pas tremblé, dictant leur rythme pendant tout le match sous la patte lumineuse de Mesut Özil, et se sont imposés facilement (2-0) face à un Aston Villa désarmé.

Le métronome Özil
Un peu plus de soixante-douze heures après son exploit du Pirée et à une semaine de défier Manchester City dans une rencontre qui sent déjà le soufre, Arsenal n’avait pas le choix. Il fallait gagner chez la lanterne rouge de Premier League pour tenir la cadence, suivre le rythme de City et prendre provisoirement la tête du championnat, alors que Leicester recevra Chelsea lundi soir. D’entrée, les hommes d’Arsène Wenger dictent leur match à l’équipe de Birmingham. Comme depuis de nombreuses semaines, Özil enfile son costume de chef d’orchestre et guide son équipe. Il accélère, casse les lignes, détruit le milieu d’ex de la Ligue 1 installé par Rémi Garde face à son maître. Une gestion qui permet rapidement à Arsenal de faire la différence sur la première accélération de Theo Walcott, titulaire pour la première fois depuis le 17 octobre, et déstabilisé dans la surface par Alan Hutton. L’offrande est belle pour Giroud qui n’a plus qu’à transformer le penalty et souffler sa cinquantième.

Arsenal joue tranquillement et construit son propre match face à une équipe d’Aston Villa volontaire, mais trop fragile en contre. Les attaques du trio Ayew-Gestede-Sinclair se cassent les dents sur la solidité défensive des Gunners, alors que des « olé » tombent des travées de Villa Park à partir de la demi-heure de jeu. Tout est trop simple et sur sa deuxième action, initiée par une récupération de Ramsey devant sa surface, Arsenal fait le break sur un modèle de contre ponctué par le Gallois, également à la finition. Enfoncé dans son siège, Garde se pose des questions face à un groupe en manque de génie et qui n’a pas remporté la moindre rencontre à domicile depuis le 9 mai dernier.

L’orgueil de Garde
Le Français va alors pousser ses hommes dans leur orgueil. Aston Villa revient des vestiaires avec de meilleurs intentions, bouscule Arsenal et par Sánchez et Bacuna est tout prêt de revenir dans la rencontre. De leur côté, les Gunners se reposent d’une semaine éprouvante, alors qu’Özil continue d’offrir des folies techniques. Wenger en profite pour faire tourner son effectif, relance Gibbs au milieu de terrain pour tenir tranquillement le résultat, alors que Rémi Garde fait sortir du banc le gamin terrible de Villa, Jack Grealish, pour aller sauver l’honneur. Reste qu’Aston Villa, pire lanterne rouge de l’histoire de la Premier League, n’a tout simplement pas les armes face à un Arsenal qui joue en marchant sous l’impulsion du duo Ramsey-Özil.

Sans trembler mais sans briller, la troupe de Wenger enchaîne un second succès de rang après sa victoire à domicile contre Sunderland la semaine dernière (3-1). Le tout, malgré un calendrier intense, et alors que les Londoniens s’apprêtent à aborder un marathon décisif pour leur destin. De son côté, Aston Villa reste bon dernier, à huit points du premier non-relégable et dresse, chaque semaine un peu plus, le profil du parfait condamné après plusieurs saisons passées dans la galère. Rémi Garde a rendez-vous demain avec son président américain, Randy Lerner, pour fixer un cadre au futur des Villans. Le chantier est colossal.

Posted by on Dec 14 2015. Filed under Sports. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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