Rassemblement du 1er Mai…les principaux enseignements !
L’Alliance Lepep a réussi son pari de réunir une grosse foule sous une pluie battante malgré une poussée des manifestations syndicalistes et de la société civile. Ce qui soulève une foule d’interrogations sur la stratégie de l’Opposition parlementaire et extraparlementaire pour se poser en alternance. Car il est clair qu’aujourd’hui que ce soit le Parti Travailliste ou le MMM, ils sont minés par une crise profonde. Celle de se défaire d’un gouvernement qui, malgré les critiques, dure et va sans doute résister jusqu’en 2019.
La virulence et la verve de Sir Anerood Jugnauth à Vacoas hier ont redonné confiance aux partisans de l’Alliance Lepep. Les attaques contre le Dr Navin Ramgoolam ont fait mouche. Libre à ce dernier d’entamer des procès pour diffamation, il est clair que le leader du Parti Travailliste est au plus mal avec l’ouverture d’un premier procès dans l’affaire Roche Noires. 16 mois après décembre 2014, il aurait déjà dû avoir repris les choses en main, notamment avec une démonstration de sa force électorale.
Au MMM ce n’est pas au mieux. Beaucoup ressentent la sincérité dans le camp de Steve Obeegadoo qui a rédigé le document du projet de réformes de la Constitution du MMM. Mais le cœur n’y est pas du côté de tous les dirigeants. Les discours de Paul Bérenger et Ajay Gunness ont démontré un certain malaise. La vérité c’est que bien avant 2014, le MMM s’est affaibli. Paul Bérenger en sait quelque chose de ce que Euro-RSCG lui avait présenté. Le départ d’Ivan Collendavelloo et d’Alan Ganoo est venu corser la situation.
Le MMM doit arrêter de voir le mal ailleurs. Chez ses adversaires, chez ses ennemis politiques, chez certains journalistes, mais c’est l’heure à la véritable introspection pour éviter de nouvelles déroutes électorales. Les Private Notice Question, les pressions exercés à l’Assemblée nationale pour ne pas dire le terrorisme politique ou encore les conférences de presses hebdomadaires ne font plus recettes. Il faut trouver autre chose.
Idem pour le Parti Travailliste, ne surfez pas sur chaque chose qui bougent. Aujourd’hui c’est marchands ambulants, demain le law and order et après demain sur les gradués chômeurs. C’est une stratégie suicidaire. Le Parti Travailliste ne doit pas attendre les erreurs ou la chute du gouvernement pour espérer arriver au pouvoir. Il vous faut rallier la population.
Il faut aussi reconnaître que les rassemblements des syndicalistes n’ont pas été transcendants. Celui des jeunes à Quatre Bornes pratiquement un non-event. Tandis que Salim Muthy et Hyder Rahman ont réuni leurs audiences respectives sans que cela ne provoquent un déclic.
Dans le camp de l’Alliance Lepep, l’heure semble à l’apaisement. Il y a une grande cohésion notamment la sortie d’Ivan Collendavelloo contre Brian Glover. Mais il y a aussi d’autres symboles. Celui de Pravind Jugnauth qui salue Raj Dayal et refuse de condamner qui que ce soit avant que la justice ait fait son travail. Il y a l’accolade entre Xavier Duval et Showkatally Soodhun. Mais surtout la poignée de main entre Vishnu Lutchmeenaraidoo et Roshi Badhain.












