Réduction de dettes: Beachcomber annonce un plan à Rs 7 Mds
New Mauritius Hotels Limited., connu comme Beachcomber, a dévoilé, vendredi, la nouvelle structure qui permettra de réduire sa dette et l’aider dans ses projets d’expansion à Maurice. Ce sera une entité immobilière ayant pour nom Beachcomber Hospitality Investments Limited (BHI).
Le mécanisme consiste à transférer à BHI les établissements hôteliers Le Mauricia, Le Victoria et Le Cannonier. Les quelque 30 arpents, sis à Les Salines et Rivière-Noire, s’y retrouveront. Le montant de la transaction sera de 175millions d’euros (Rs 7 milliards) en cash et une émission d’actions de BHI à Beachcomber. Le premier groupe hôtelier du pays compte garder une participation majoritaire dans l’actionnariat de BHI.
BHI effectuera une levée de capital allant jusqu’à 80 millions d’euros auprès des actionnaires de Beachcomber et des investisseurs pour financer une partie de la transaction. Par la suite, BHI demandera à être listée à la Bourse de Maurice.
Le groupe hôtelier Beachcomber affirme que le mécanisme financier permettant d’alléger sa dette est presque établi. Les résultats concrets seront visibles avant la fin de son année financière 2015-2016.
« Nous continuons à avancer dans les initiatives stratégiques afin de réduire de 50 % l’endettement du groupe sur les quatre prochaines années. Dans ce contexte, la mise en opération du Beachcomber Hospitality Investments Ltd (le fonds immobilier), qui a atteint sa phase finale, permettra au groupe de réduire son endettement de manière significative avant la fin de septembre 2016 », fait ressortir le Chief Executive Officer de Beachcomber, Gilbert Espitalier-Noël, dans le dernier numéro de Beachnews, journal d’entreprise du groupe hôtelier.
New Mauritius Hotels Ltd, dont Beachcomber est l’enseigne commerciale, est le premier groupe hôtelier en termes de revenus et capitalisation boursière. Le groupe emploie quelque 5 000 personnes. Au premier semestre se terminant au 31 mars 2016, Beachomber a consacré quelque 10 % de ses recettes au paiement des intérêts et charges financières sur associés à ses dettes contractées pour ses projets d’expansion, dont au Maroc. Cela représente quelque Rs 456 millions pour des recettes de Rs 4,7 milliards durant cette période. Pour l’année financière 2014-2015, le montant sous l’item de frais financiers a été de quelque Rs 941 millions.
« D’autres initiatives sont en bonne voie et aboutiront au cours des prochains mois. Elles vous seront communiquées très bientôt », affirme Gilbert Espitalier-Noël. Un allégement de la dette permettrait au groupe de relancer des projets d’expansion, est-il dit dans le bilan financier intérimaire en date du 9 mai.
Pour Beachcomber, en sus de l’allégement de la dette, il est tout aussi question de relancer ses activités à Marrakech, au Maroc. Au terme des premiers six mois de son année financière, les pertes associées au Maroc ont été de Rs 61 millions. « Nous travaillons activement à donner une nouvelle orientation stratégique et commerciale au Royal Palm Marrakech afin de réduire les pertes qu’encourt actuellement cet hôtel », souligne Gilbert Espitalier-Noël.
Au niveau des opérations, le groupe – opérant à Maurice, aux Seychelles et au Maroc -, affiche une bonne santé. Les recettes, au premier semestre, ont été en hausse de 14 %. Les profits opérationnels ont augmenté de 18 %, pour atteindre Rs 1,5 milliard. Le groupe s’attend à maintenir le même rythme jusqu’à la fin de sa présente année financière, se terminant au 30 septembre 2016.
« Les réservations d’hôtel pour le second semestre de l’année financière étant en hausse par rapport à l’année dernière, la croissance dans les résultats opérationnels devrait se maintenir jusqu’à la fin de l’année financière. Le profit après taxe pour l’année financière 2015/16 dépendra de l’impact des éléments non opérationnels (…) ainsi que de la parité euro/roupie », commente le CEO de Beachcomber.
Cette croissance reflète la tendance à la hausse dans le secteur touristique. Les recettes pour l’ensemble du secteur devraient atteindre Rs 55 milliards en 2016, contre une estimation initiale de Rs 54 milliards. Quant aux arrivées, le pays devrait accueillir un nouveau palier record, une augmentation de 7,7 % par rapport à 2015, pour se hisser à hauteur de 1,24 million, selon les récentes projections de Statistics Mauritius.












