Négligences médicales : Anil Gayan décide de prendre les taureaux par les cornes



Les médias écrites et parlées nous apprennent que la Santé sort ses griffes et va prendre des mesures drastiques. Ainsi le ministre Anil Gayan et ses proches collaborateurs ont décidé qu’un nouveau comité s’occupera désormais de ces cas. Cette responsabilité tombait jusqu’ici sous la tutelle du Medical Council. Cette institution aurait trop de difficultés avec le nombre de cas rapportés. Autre décision majeure : les cliniques privés seront également dans le viseur de la Santé. Le vide juridique actuel sera comblé à cet effet. Ainsi, la Private Health Institutions Act sera bientôt amendée. Le but: permettre la mise sur pied d’un comité au sein même du ministère pour enquêter sur les cas de négligence médicale. Au Parlement, le mardi 5 juillet, Anil Gayan avait indiqué que sur trois ans, il y a eu une trentaine de plaintes portant sur des négligences médicales alléguées contre le personnel d’institutions privées. Cas qui sont en attente. Quatre plaintes directes ont été faites contre les établissements eux-mêmes. «Il faut faire la distinction. Il y a des cas de négligence des médecins mais il y a aussi des cas de négligence des institutions. Par exemple, au niveau des équipements pour des opérations», a précisé le ministre.Toutefois les cliniques privées affichent toujours une farouche résistance à l’affichage de leurs prix.

Anil Gayan subit depuis 18 mois un harcèlement systématique de la part d’une section de la presse raciste

Par Roland Tsang Kwai Kwee

C’est déplorable que le ministre de la Santé, Anil Gayan ne bénéficie pas d’une presse favorable pour mettre de l’avant, ses réalisations, ses actions et ses décisions. C’est trop facile de passer des jugements, sans en connaître les tenants et les aboutissements.

D’abord, Anil Gayan a subi depuis 18 mois un harcèlement systématique de la part d’une section de la presse raciste. J’ai compilé tous les articles défavorables que l’Express a consacrés et publiés sur le ministre Gayan et sur Madame Vijaya Samputh. Vu que je suis un archiviste, historien et de surcroît journaliste bien que je sois à la semi retraite, mais qui aime intervenir sur Facebook et autres réseaux sociaux, ce n’était pas difficile pour moi, de tout compilé. Le but de ce travail était de mettre le peuple mauricien devant les faits, car nous sommes souvent tentés de voir la paille dans l’œil de leurs voisins, mais pas la poutre dans le leur.

Dans certaine presse, il y a trop de manipulations. Il y a six semaines, sur Facebook, j’ai lancé un défi Nad sivaramen, le directeur de publications du groupe La Sentinelle Ltée et le rédacteur en chef de l’Express, Raj Meetarbhan. Je leur ai demandé de publier un rectificatif, suite à un article faisant croire que Brian Glover a été limogé comme Chief Executive officer (CEO) de l’Equal Opportunity Commission (EOC), alors que son contrat en tant que nominé politique de l’ancien gouvernement de Ramgoolam était arrivée à expiration et n’a pas été renouvelé. Mais cet appel est tombé dans l’oreille des sourds.

Cela m’a choqué, car je ne suis pas un journaliste de la dernière pluie. J’ai donné 20 ans de ma vie, à l’Express. Je n’ai pas eu droit à une compensation quand j’ai démissionné comme journaliste pour prendre de l’emploi comme attaché de presse de l’ancien ministre des Arts et de la Culture, Joseph Tsang Mang Kin.

On a parlé du népotisme et du copinage de la part d’Anil Gayan. J’ai personnellement été victime de leur népotisme et de leur copinage pendant 20 ans. Par exemple, j’ai formé les jeunes journalistes qui faisaient leurs premiers pas dans le métier, et plus tard, j’apprends que leur salaire et plus conséquent que le mien

Je pousse la réflexion plus loin. A-t-on vu et constaté le manque de fair-play de certains titres de presse. L’Express en particulier avait à un certain moment et ce pendant plusieurs semaines, consacré une série d’articles ronflants, en faisant tout un tamtam sur les soi-disants sauveurs de la République: Jean-Claude Raoul de L’Estrac, l’ancien directeur des publications et rédacteur en chef de ce même l’express, et de Brian Glover, l’ancien CEO de l’EOC. De L’Estrac était qualifié de sauveur de notre station nationale de radio et de télévision nationales. Lui seul, pouvait renflouer la caisse de la MBC, apporter une dose du professionnalisme… On parlait de ses compétences en tant que gestionnaire et on le présentait comme celui qui pouvait former les journalistes et couper les liens ombilicaux de la MBC TV, avec la classe politique.

Heureusement que le gouvernement de L’Alliance Lepep ne s’est pas laissé impressionné par de telles balivernes. L’Express avait déjà vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Ce journal voulait préparer l’opinion publique pour faire accepter la candidature de, De L’Estrac. Point de nomination comme directeur général de la MBC. La baudruche et l’Express se sont dégonflés. La même chose s’est passée quand De L’Estrac avait postulé pour le poste de Secrétaire Général de la Francophonie. Or, c’était sans connaître la réputation de Michaelle Jean, la Canadienne d’origine haïtienne qui avait servi comme gouverneur général du Canada, une académicienne de référence.

On peut aussi comparer la couverture médiatique de L’Express sur De L’Estrac, candidat battu de la Francophonie ne possédant pas un track record académique avec l’ancien ministre des Arts et de la culture, Joseph Tsang Mang Kin, un homme de grande culture, de surcroît ancien directeur de la Commonwealth Foundation, ancien diplomate de carrière…En effet, lorsque Joseph Tsang Mang Kin a voulu briguer les suffrages au poste de secrétariat général de la Francophonie contre l’ex-Premier ministre sénégalais Abdou Diouff, L’Express y a consacré qu’un entrefilet dans son journal.

Heureusement qu’il y avait un comité de soutien mené par l’ancien rédacteur en chef de L’Express, Yvan Martial, l’ancien ministre de la Santé, feu Régis Finette, en tant que président d’alors de l’Alliance Française de Maurice, mon ami Devarajen Kanaksabee, du Front Socialiste, moi-même entre autres. Et on ose nous ressasser ad vitam eternam du Fair Play d’une section de la presse mauricienne. Mon oeil! Je pense que mon ami Kanaksabee qui lui aussi a subi cette injustice de la part de certains titres de presse, est bien placé pour en témoigner.

Par ailleurs pendant les 15 derniers mois, depuis l’arrivée au pouvoir de L’Alliance Lepep, les lecteurs et les lectrices de L’Express ont eu aussi droit à toute une série d’articles ronflants, de Brian Glover, ancien CEO de l’Equal Opportunity Commission. Dans cette interview de Fabrice Aquilina, de novembre 2014, Brian Glover reconnaît sa proximité avec la basse-cour rouge qui aurait pesé de tout son poids pour sa nomination à ce poste par l’ex PM, le Dr Navinchandra Ramgoolam. Faut-il rappeler que seul Brian Glover, nominé politique rouge est le seul parmi les anciens nominés du gouvernement travailliste à n’avoir pas été remercié par le gouvernement de L’Alliance Lepep, et ” ti bizin leve paké aller” Et c’est ainsi qu’il a pu terminer les 15 mois qui lui restaient pour arriver au terme de son contrat d’embauche. Brian Glover avait aussi eu droit à un portrait fort louangeur avec force photos, évoquant l’amour parfait entre lui et sa deuxième épouse.

Durant la même période il y a eu tout un feuilleton d’articles défavorables critiquant la nomination de Mme Samputh comme CEO de Cardiac Centre. D’autres articles pointaient du doigt, toutes les décisions prises par le ministre de tutelle, Anil Gayan pour sortir son ministère de l’ornière dans laquelle ce secteur se trouve. La décision d’abolir la distribution de la méthadone aux drogués et de son remplacement par une drogue de substitution, le subuxone est une mesure, fort louable…

On a monté en cabale les ONG pour mener la vie dure à Anil Gayan sur l’affaire de méthadone, le recrutement de quelques Health Care Assistants issus des deux circonscriptions, No 19 Stanley Rose-Hill, le fief d’Ivan Collendavelloo, et No 20 Beau-Bassin/ Petite Rivière, la circonscription de Gayan. C’est à croire que sous le premier-ministership de Paul Bérenger, ce dernier n’avait pas protégé certains de ses mandants de sa circonscription.

Et dire que pour une fois, quelques Ti Kréols de Chebel, de Barkly et des Mamés de Mont Roches aient pu trouver un emploi dans le secteur public, et L’Express trouve toujours à redire, en ayant recours à un genre de “positive discrimination.”Mo comprendre boubou Bérenger ek Bhagwan fer mal!” …

Par ailleurs toutes les convocations de Gayan et de Mme Sumputh devant l’EOC sont montées en épingle par L’Express afin de donner une image défavorable du ministre.

C’est ici que je pense ‘ L’investigative Journalism’ de L’Express aurait du primer. Pourtant depuis que Mme Sumputh a été nommée CEO du Cardiac Centre, elle a réussi à mettre de l’ordre dans un département de la santé qui était jusqu’alors considéré comme une écurie d’Augias et un secteur mafieux. ll y avait des chirurgiens spécialistes cardiaques dans le secteur public, qui pratiquent aussi dans le privé. Ces médecins, utilisaient leurs connexions pour faire passer leurs clients sur la liste prioritaire des patients ayant à subir une chirurgie cardiaque, un by-pass ou un pontage coronarien, etc. Aujourd’hui grâce à Mme Samputh cette liste d’attente a été ramenée à quelques semaines pour les patients ayant à être traités en priorité au lieu d’avoir à quémander au ministère de la Santé une aide sociale de Rs 500,000 pour aller subir une intervention chirurgicale dans une clinique privée en Inde, avec toutes les répercussions financières que cela comporte: “bizin dimanne charité cotte Bazaar Central ou dans les foires pou capave paye les dépenses cliniques encourues!

Un autre combat mené à bien par Anil Gayan, l’abolition de la méthadone et de sa distribution à des drogués dans certains endroits stratégiques comme les dispensaires ou encore l’hôpital de Candos. Aujourd’hui, il y a plus de sécurité. Je connais certains endroits de Stanley, de Plaisance et de Trèfles où les propriétaires de petits commerces n’ont plus besoin aujourd’hui à se réfugier derrière une porte en métal pour servir leurs clients pendant la journée.

Prochainement avec l’application du ‘shift system’ dans les hôpitaux, les patients vont bénéficier d’un meilleur service en terme de “customer care.” A ce jour le ministère de la Santé dépense environ Rs 110 millions en terme d’heures supplémentaires. Cet argent ainsi économisé pourra servir à recruter quelque 200 nouveaux médecins. Il n’y aura plus de file d’attentes interminables dans nos hôpitaux et Health Care Centres.

En ce moment il y a environ 500 nouveaux médecins en quête d’un emploi. Valeur du jour nous avons quelque 2500 médecins généralistes et spécialistes qui sont enregistrés dans le pays. Il y a en ce moment quelque 500 étudiants qui font leur médecine à l’étranger. Quand ces derniers reviendront au pays, la situation dans le secteur médical sera davantage catastrophique. C’est pourquoi le ministre Gayan pense pour la décennie avenir, ce que n’avaient pas fait ses prédécesseurs. Avec le ministère des Affaires étrangères, il essaye de trouver des débouchés pour nos jeune médecins pour être employés dans les pays Arabes et en Afrique, particulièrement au Botswana, en Uganda,au Malawi, en Zambie et au Zimbabwe…

Concernant les études à l’étranger aussi, le ministère veut y mettre de l’ordre. Récemment le ministère de tutelle a demandé au Medical Council of Mauritius (MCM) de préparer une liste bloquée de quelque 200 institutions médicales sur les quelque 500 déjà listées au ministère que les futurs étudiants en médecine doivent consulter au préalable avant de s’embarquer pour leurs études de médecine à l’étranger en tenant compte de leurs finances. Dorénavant il faudrait avoir au minimum 3 B en HSC ou en Advance Level, pour se lancer dans ces études. En outre les futurs médecins doivent compléter six années d’études, y compris une année de pratique clinique dans un hôpital affilé à son université. Ces derniers temps quelques détenteurs d’un diplôme de médecine, profitant d’un” loop hole”dans le Medical Council Act, évitent de faire leur stage pratique en Chine passent quelques semaines de stage clinique en tant que simple observateur et obtiennent, leur diplôme de médecine de leur université après avoir soumis leur “log book de stage. Désormais ce sera chose du passé.

Et comme disait le ministre Gayan: “Government is Government. We are not here to give licence to kill!”

Excusez-moi si j’ai été un peu long. Mais il faut, en tant que journaliste et citoyen responsable, “to set down the record” et de placer le débat sur la personnalité du ministre Gayan dans sa juste perspective. Ouvrez-vous les yeux mes compatriotes! Cessez de prendre pour de l’argent comptant tout ce que certains journalistes mercenaires vous lancent en pâture.

Bonne lecture…

Posted by on Jul 7 2016. Filed under Blog, Featured, Santé. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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