Atma Shanto décrie l’apartheid dans nos hôtels



Le conseil des ministres a pris la décision, le 7 avril dernier, de demander aux hôtels d’aménager un “taxi desk” dans les hôtels. Une poignée d’établissements a accepté, certains ont refusé catégoriquement et d’autres demandent aux chauffeurs de taxi de payer un loyer exorbitant.

Les membres de la Federation of Hotel Taxis Associations (FHTA) ont ainsi manifesté, lundi dernier, devant l’hôtel La Pirogue à Flic-en-Flac. Pour sa part, Atma Shanto, négociateur (FHTA), estime qu’il y a un apartheid économique dans le secteur de l’hôtellerie.

Atma Shanto demande la démocratisation de l’hôtellerie. Ce syndicaliste trouve inacceptable que les hôtels refusent de mettre en place le « taxi desk », exigé par le gouvernement. « C’est une mesure émanant du Conseil des Ministres.
Donc tout le monde doit respecter les règlements, » précise Atma Shanto. Il se demande, pourquoi certains directeurs font leurs propres lois. « Ce combat me rappelle celui contre l’apartheid. Il y a un apartheid économique dans l’hôtellerie. Les tour-opérateurs, les catamarans et les boutiques, entre autres, sont contrôlés par un seul groupe et les différents contrats pour les services sont alloués de plus en plus à des Sud-africains.

Maurice appartient aux Mauriciens. Tout le monde doit avoir sa part dans cette industrie. La mise en place d’un “taxi desk” est le commencement de la démocratie dans cette industrie, » indique-t-il.

Pour sa part, Vedprakash Ramjeetun, opérant au Club Med de Pointe-aux-Canonniers, plusieurs hôtels dans le nord, à l’exemple de Le Canonnier, Le Mauricia, Merville et le Club Med ont accepté, cette décision prise par le conseil des ministres. Idem dans d’autres hôtels à l’exemple de deux établissements du groupe Beachcomber.

Tel n’est pas le cas, pour les hôtels La Pirogue et Long Beach. Yashpal Murrakhun, président de la FHTA, avance que ces hôtels auraient réclamé un loyer pour la mise en place du comptoir. Un hôtel a réclamé Rs 45 000 par mois et un autre est allé jusqu’à Rs 100 000 au début des négociations.

De ce fait, des actions syndicales sont menées pour dénoncer le non-respect de ce règlement. Les membres du FHTA, ont ainsi manifesté, lundi dernier, devant l’hôtel La Pirogue à Flic-en-Flac. D’autres mobilisations du genre sont prévues dans d’autres endroits de l’ile.

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Posted by on Jul 14 2016. Filed under Economie, Faits Divers, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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