Trump candidat du Parti républicain



Le milliardaire Donald Trump a été officiellement désigné mardi à Cleveland par le parti républicain comme son candidat à la Maison Blanche pour l’élection de novembre. Conformément au résultat des primaires, l’homme d’affaires de 70 ans a recueilli le soutien de la majorité (1 237) des délégués, cap à franchir pour emporter l’investiture. Il acceptera formellement sa nomination jeudi soir en clôture de la convention républicaine.

Une par une, les délégations des 50 Etats fédérés et des territoires américains ont annoncé au micro le résultat de leurs primaires, un cérémonial huilé dont Donald Trump a émergé vainqueur, sans suspense, assuré d’obtenir la majorité des délégués, soit 1 237.

Le candidat, conformément à la tradition, n’était pas là mardi. Il acceptera formellement cette investiture jeudi lors du point culminant du rassemblement quadriennal: son discours en prime-time.

« Trump sera toujours Trump, il sera lui-même », affirme l’un de ses porte-paroles, Boris Epshteyn.
Un parti divisé

L’investiture sera accordée par un parti divisé, et au lendemain d’une journée inaugurale mouvementée. D’une part, un contingent de délégués anti-Trump ont hué et invectivé le président de séance lors d’un vote de procédure.

Ces mêmes rebelles pourraient également se faire entendre ou protester mardi lors du vote. La tension était palpable dans certaines délégations rebelles, comme celle de Virginie.

« C’est une émission de télévision scénarisée, et nous ne sommes que des figurants », confie l’un de ses membres, Beau Correll.

D’autre part, l’épouse du candidat, l’ancien mannequin d’origine slovène Melania Trump, a vu son premier grand discours gâché par des accusations de plagiat. Des passages personnels de son intervention étaient quasi-identiques à un discours de Michelle Obama à la convention démocrate de 2008.
Le fautif du discours sanctionné

Les conventions présidentielles sont d’ordinaire des affaires sans histoire, planifiées des mois à l’avance. Les discours des dizaines d’orateurs sont préparés et approuvés par l’équipe du candidat. La moindre fausse note soulève des questions sur le professionnalisme des organisateurs, et le degré d’unité du parti.

Face à la controverse et à l’avalanche de commentaires sarcastiques sur les réseaux sociaux, l’équipe de Donald Trump a défendu l’intégrité personnelle de Melania Trump – une façon de reconnaître sans le dire explicitement que la faute revenait à l’une des plumes ayant écrit le discours de l’épouse du candidat.

« Nous sommes à l’aise avec les mots qu’elle a employés, ils étaient personnels », a expliqué Paul Manafort, directeur de la campagne, lors d’un point presse. « Parler d’attentions, de respect et de passion n’a rien d’extraordinaire. Parler de sa famille, c’est tout à fait normal ».

Désireux de tourner vite la page, le patron du parti Reince Priebus a conseillé à Donald Trump de se séparer du collaborateur fautif, non identifié.

Les délégués haussaient les épaules face à une polémique qualifiée d’artificielle. « On s’en fiche », estime un suppléant venu de New York, Robert Antonacci. « Vous imaginez Melania et Donald se disant, allez, on va plagier Michelle Obama? »

Wilders et Farage présents

Pour la première fois depuis l’ouverture du rassemblement, de brefs débordements ont eu lieu à Cleveland entre des manifestants dénonçant les violences policières contre les Noirs et quelques contre-manifestants, dont un groupe portant des pancartes telles que « Tout vrai musulman est un djihadiste ».

Mais une centaine de policiers, soit autant que le nombre total de manifestants, ont rapidement séparé les groupes. Personne n’a été interpellé, selon le chef de la police de Cleveland, Calvin Williams.

Après l’investiture de Donald Trump, les chefs républicains tenteront à la tribune de donner un visage d’unité à un parti déchiré. Pragmatique, Donald Trump a invité des figures de l’establishment, sur les cendres duquel il a construit son succès, à s’exprimer à la tribune.

Paul Ryan, le quadragénaire devenu l’automne dernier le troisième personnage des Etats-Unis en tant que président de la Chambre des représentants, ainsi que le chef de la majorité du Sénat, Mitch McConnell, prononceront des discours.

Chris Christie, candidat malheureux aux primaires et au poste de colistier, ainsi que deux enfants Trump, Donald Jr. et Tiffany, animeront également la soirée.

Un autre invité de marque s’est fait remarquer dans l’enceinte de la convention: Geert Wilders, le leader d’extrême-droite néerlandais. Nigel Farage, ex-dirigeant du parti britannique europhobe Ukip, était également attendu.

La candidate démocrate Hillary Clinton sera, elle, investie la semaine prochaine à Philadelphie (Pennsylvanie, est) lors de la convention de son parti. Jusqu’à présent, elle a maintenu une avance dans les sondages, mais l’exposition médiatique des conventions procure généralement un coup de pouce.

Posted by on Jul 20 2016. Filed under Featured, Monde. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Leave a Reply

Search Archive

Search by Date
Search by Category
Search with Google

Photo Gallery

Copyright © 2011-2016 Minority Voice. All rights reserved.