Maurice se prépare activement à redéfinir ses rapports économiques avec l’Europe post-Brexit
Le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international est en train d’explorer plusieurs voies en vue d’accentuer nos échanges commerciaux et d’investissements avec l’Europe, à plus forte raison dans le sillage des récents développements tels la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Un comité conjoint Maurice et le European Free Trade Area (EFTA) s’est réuni ce vendredi 22 juillet à Ebène pour développer des débouchés économiques à l’échelle bilatérale.
Le EFTA est appelé à devenir un puissant bloc économique au cas où le Royaume Uni décide de s’y joindre après l’épisode du Brexit. Le EFTA, aussi connu comme le modèle norvégien, reste une option ferme pour les britanniques en matière d’accès au marché européen, maintenant qu’ils ne font plus partie de l’Union européenne. Dans cette optique, la relation entre Maurice et l’EFTA prend toute sa pertinence dans la mesure où elle nous permettra d’entretenir nos relations économiques privilégiées avec le Royaume-Uni, explique M. Sunil, Boodhoo, directeur par intérim de l’International Trade Division au sein du ministère.
Une déclaration conjointe a été émise à l’issue de la réunion d’hier. La déclaration fait état des opportunités pour rehausser le niveau des échanges commerciaux et des investissements. Maurice veut attirer des investisseurs de la zone EFTA dans les secteurs de l’agro-industrie, l’économie océanique, l’aquaculture, les services financiers, les Tics, la pharmaceutique et le port franc. Maurice entend aussi jouer le rôle de transit stratégique pour les investissements originaires des Etats de l’EFTA vers le continent africain.












